Une herbe parlait à sa sœur: «Hélas! ma chère, je vois s'approcher
un monstre dévorant, un animal horrible qui me foule sous ses larges
pieds; sa gueule est armée d'une rangée de faux tranchantes, avec
laquelle il me coupe, me déchire et m'engloutit[232]. Les hommes
nomment ce monstre un mouton.» Ce qui a manqué à Platon, à Socrate, à
Aristote, c'est d'entendre cette conversation[233].
[232] Voltaire.
[233] _Dialogues_ de Platon.