Vers l'an 1500, les écoles d'Italie commencent à prendre une
physionomie. Jusque-là, copiant les Grecs, se copiant servilement l'une
l'autre, elles n'ont pas de caractère.
Nous verrons le dessin faire la gloire de l'école de Florence, comme la
peinture des passions celle de l'école romaine.
L'école lombarde sera célèbre par l'expression suave et mélancolique
des ouvrages de Léonard de Vinci et de Luini[144], et par la grâce
céleste du Corrége.
La vérité et l'éclat des couleurs distingueront Venise.
L'école de Bologne, venue plus tard, imitera avec succès tous les
grands peintres, et Guido Reni y portera la beauté au point le plus
élevé où elle ait peut-être paru parmi les hommes.
[144] Qualche cosa di flebile e si soave spirava in lei.