BAL PARÉ

Le trente Juin, vers les dix heures,

Daignez étonner vos miroirs

De travestis et de loups noirs,

Et venir, laissant vos demeures,

Jusqu'à mon petit pavillon.

Nous y dessinerons des danses

De jadis, et maintes cadenses

Préférables au cotillon.

La vie ayant sa parodie,

On donnera la comédie,

Ou bien des airs au clavecin

Egrèneront leur mélodie.

Mais tant me plaît que sans dessein

Chaque heure amène sa plaisance,

Que ce programme est incertain:

Je veux surtout votre présence

Du soir jusqu'au nouveau matin.

Dans vos déguisements fantasques

Vous me serez les bienvenus,

Par vos sourires reconnus

Sous l'uniformité des masques.

Poems & Poèmes; autres alliances · 第 42 / 61 题