Notre gravure montre le _décapelage_, c'est-à-dire la mise à nu, d'un
filon à fleur du sol dans les gisements houillère de la
Nouvelle-Calédonie.
Depuis longtemps déjà, on avait constaté la présence de la houille dans
notre colonie, mais les tentatives d'exploitation avaient été presque
nulles. M. Portal, continuant les recherches effectuées en 1890 par M.
Caulny, puis en 1903 par M. Colomer, croit pouvoir affirmer aujourd'hui
l'existence de six grands faisceaux, faciles à exploiter, où se
trouveraient représentés les principaux types de charbon, si ces
prévisions se réalisent.
[Illustration: La houille en Nouvelle-Calédonie: un «décapelage» dans le
ravin des Cerisiers.]
La mise en valeur de ces filons va permettre l'installation de hauts
fourneaux pour traiter sur place les minerais de nickel qui constituent
une part notable des richesses de la colonie. Elle favorisera
l'installation de petites industries locales, en même temps qu'elle
assurera à notre flotte une précieuse station de ravitaillement. Enfin,
la variété des charbons permettrait d'espérer que l'excès de production
sur la consommation locale sera aisément absorbé par les divers marchés
du Pacifique.