4 avril

Je me suis distrait forcément aujourd'hui de la préoccupation d'hier.

Brumières m'est arrivé vers dix heures avec un appétit d'enfer. La

Mariuccia a trouvé moyen de le faire déjeuner, et nous avons loué deux

rosses efflanquées qui nous ont portés, tant bien que mal, à Albano.

Notre première station a été au couvent de Grotta-Ferrata, que je pris

d'abord pour une forteresse. C'est une communauté très-riche de l'ordre

de saint Basile. Nous nous y arrêtâmes pour voir les fresques de la

sacristie.

Ces fresques sont du Dominiquin et très-bien conservées. C'est là qu'est

la composition célèbre du _Jeune Possédé_, une très-belle chose comme

sentiment, quoique d'une exécution un peu trop naïve. En repassant dans

l'église, je vis une cérémonie bizarre. Une confrérie de paysans revêtus

de robes jadis blanches, à revers rouges, et la tête couverte de leurs

mouchoirs sales, étalés de manière à leur couvrir le visage, entourait

une sorte de lit noir et or, en psalmodiant des prières. Au bout d'un

instant, ils remirent précipitamment leurs mouchoirs dans leurs poches,

jetèrent çà et là leurs costumes, et s'enfuirent en causant et en riant,

comme pressés de se débarrasser d'une corvée dégoûtante.

Je m'approchai du lit, qui restait au milieu de l'église déserte, et j'y

vis un objet que j'eus besoin de toucher pour le comprendre. Brumières,

qui était resté dans la sacristie, approcha à son tour, et s'y méprit.

--Qu'est-ce que cela? dit-il. Je ne connaissais pas cela. C'est

magnifique! quelle vérité, quel caractère! Voyez! on a imité jusqu'à la

bouffissure des mains malades.

--Que croyez-vous donc que ce soit? lui demandai-je: une figure de cire

ou de bois peint?

Il eut alors quelque doute, et appuya son doigt sur la main enflée, qui

se creusa sous cette empreinte.

--Pouah! fit-il, c'est une morte pour de bon! Que ne le disait-elle?

C'était une petite vieille qui devait rester exposée sur le catafalque

funéraire jusqu'au moment de la sépulture. Elle paraissait au moins

centenaire, et pourtant elle était très-belle dans le calme de la mort:

sa peau avait le ton mat et uni de la cire vierge; ses traits, fortement

accentués, n'avaient pas S de sexe, car un duvet, blanc comme la neige,

ombrageait ses lèvres rigidement fermées. Vêtue d'une robe de linge

blanc nouée au cou et aux poignets par des rubans noirs, la tête

ombragée d'un voile de mousseline, qui lui donnait l'aspect d'une

religieuse, elle semblait dormir dans une attitude aisée, les mains

pendantes sur le bord du lit mortuaire. Elle paraissait si recueillie et

si satisfaite dans son éternel sommeil; son mouvement semblait si bien

dire, comme le _Sonno_ de Michel-Ange: _Ne m'éveillez pas!_ qu'elle

donnait envie d'être mort comme elle, sans convulsion, sans regret,

semblable au voyageur qui trouve enfin un bon lit après les fatigues

d'une longue route.

Comme je m'étonnais de l'abandon de ce cadavre si proprement arrangé et

apporté là en cérémonie, puis tout à coup laissé sans surveillance et

sans prières dans l'église ouverte à la curiosité des passants:

--C'est toujours comme cela, me dit Brumières. La mort, en Italie, n'a

rien de sérieux, les honneurs qu'on lui rend ont plutôt un air de fête;

les larmes des parents et des amis n'accompagnent le défunt que jusqu'à

la porte de la maison. Le reste est pour le coup d'oeil, et même

quelquefois pour la farce. J'ai vu autrefois, sur la grande route de

la Spezia, un pauvre diable que deux hommes portaient au cimetière. Le

prêtre marchait d'un air allègre, regardant les filles qui passaient et

leur souriant, tout en marmottant les prières d'usage. Derrière lui

et autour de lui, sautait et gambadait, sans qu'il en parût choqué ou

seulement étonné, un jeune gars, vêtu de la robe noire et masqué de la

hideuse cagoule, portant une grande croix de bois noir et remplissant

l'office de _frère de la mort_. Ce garçon faisait mille contorsions

burlesques, courait après les filles pour les effrayer, et les

embrassait bel et bien sous le nez du prêtre, qui paraissait trouver la

chose fort plaisante. Je demandai aux passants ce que cela signifiait.

Cela ne fait pas de mal aux morts, me fut-il philosophiquement répondu.

Et, comme je demandais si on en usait aussi cavalièrement avec tous, un

bourgeois me dit:

--Non, sans doute; mais celui-ci n'est pas du pays.»

Une autre fois, à Naples, continua Brumières, j'ai vu porter à l'église

le cadavre d'un gros vieux cardinal, en grande pompe et à visage

découvert, comme c'est l'usage. On lui avait mis une couronne de roses,

et, le croiriez-vous? du fard sur les joues, pour réjouir la vue des

assistants.

A Castel-Gandolfo, en longeant à pied les murs extérieurs d'un autre

couvent:

--Tenez, me dit Brumières en s'arrêtant devant une petite fenêtre

grillée, voici autre chose qui vous fera voir comme on joue ici avec la

mort.

Je m'approchai, et je vis dans l'intérieur d'une petite chapelle, une

hideuse bouffonnerie: un squelette tombant en poussière était agenouillé

dans une attitude suppliante, devant un autel fait d'ossements humains.

La croix, les flambeaux, un lustre en roue suspendu à la voûte, étaient

composés de tibias, de côtes, de mâchoires et de vertèbres artistement

agencés dans l'intention, à la fois lugubre et facétieuse, d'appeler

l'attention des passants. C'était un appel à la charité publique, et,

dans ce pays de misère, la dévotion trouvait le moyen d'y répondre, car

le pavé de la chapelle était littéralement jonché de gros sous.

C'était, en effet, quelque chose de bien caractéristique que ce

squelette agenouillé qui représentait, non la prière, mas la mendicité.

--Vous le voyez, me dit Brumières, ici, les morts mêmes tendent la main

aux passants.

Nous nous retournâmes pour voir, d'une terrasse ombragée de grands

arbres, le lac d'Albano. Pour un lac, c'est bien peu de chose, et, comme

les collines environnantes sont sans haute végétation et sans caractère,

il me fut impossible de partager l'admiration de mon compagnon. C'est un

garçon d'esprit et un artiste intelligent devant les choses d'art; mais,

tout littérateur qu'il est en même temps que peintre, car il écrit des

articles très-spirituels pour ce que l'on appelle, à Paris, la _petite

presse_, je crois qu'il n'aime pas la nature, ou, du moins, qu'il ne

porte, dans son amour pour elle, aucune délicatesse, aucun discernement.

Il l'accepte partout ici telle qu'elle est, comme un écolier ou comme

un moine cloîtré accepterait n'importe quelle femme, vieille ou jeune,

noire ou blanche. Pourvu qu'il y ait de l'air vif, du ciel bleu, des

lignes crues, et surtout des noms et des souvenirs, il croit que le plus

pauvre coin de la nature méridionale est préférable aux plus beaux sites

et aux plus beaux aspects de celle du Nord. Nous sommes en discussion

perpétuelle sur ce point. Il est, du reste, comme beaucoup de touristes

qui ne croient qu'aux choses lointaines ou célèbres. Les humbles beautés

de leurs champs paternels n'existent pas pour eux, et l'amour des pays

de tradition et de soleil est chez eux à l'état de fétichisme.

--Au fait, me répondait-il en riant, quelle description oserait-on faire

de Château-Chinon ou de toute autre bourgade de votre France centrale?

Qui dit Auvergne, Marche ou Limousin, dit quelque chose que tout le

monde est censé connaître.

--Et que personne ne connaît!

--J'en conviens; mais, vous-même, vous voilà ici cherchant un beau ciel

et de beaux sites?

--Oui, je les cherche, et je trouve un ciel gris et des sites très

au-dessous de leur réputation. Maintenant que je me rappelle certains

aspects des environs de Marseille, où vous n'avez pas voulu me suivre,

je me demande si ce que j'ai vu de la Provence n'est pas infiniment plus

beau que ce que je vois de l'Italie. Ce qu'il y a de certain, c'est que

je n'ai pas encore rencontré ici une aussi belle journée que celle que

j'ai passée sur les hauteurs de Saint-Joseph, et cependant c'était jour

de mistral. Tout à l'heure, dans la gorge boisée de Marino, ajoutai-je,

je vous disais que j'avais été élevé dans des ravins cent fois plus

pittoresques, et que cette gorge rocailleuse, avec son ruisseau maigre

et son village perché sur la colline, me paraissaient jolis, mais tout

petits.

--Mais la tristesse de ce site, mais son caractère à nul autre

semblable?

--Il n'est pas un coin de l'univers, si vulgaire qu'il paraisse,

qui n'ait son caractère unique au monde, pour qui est disposé à le

comprendre ou à le sentir. Mais avouez que l'imagination est souvent

pour beaucoup dans nos impressions, et que, si l'on ne vous disait

pas que Marino est un ancien repaire de brigands, sur cette route

de Terracine féconde en sujets de mélodrames; enfin, que, si vous

rencontriez ce village et ce site sur un chemin de fer, à vingt-cinq

lieues de Paris, vous n'y feriez pas la moindre attention?

--J'en conviens de tout mon coeur. Il n'a pour moi des airs de drame et

de roman que parce qu'il est sur la terre du roman et du drame. Donc, je

suis un voyageur naïf, tandis que vous, avec votre prétention de voir

les choses par elles-mêmes, et de ne les juger que par ce qu'elles sont,

vous vous ôtez tout le plaisir qu'elles vous donneraient, si vous les

acceptiez pour ce qu'elles paraissent ou pour ce qu'elles rappellent.

Tout en cheminant, à grand renfort d'éperons, pour soutenir le trot de

nos montures, je me demandais si Brumières avait raison, et si, avec sa

nature parisienne irréfléchie, à la fois moutonnière et fantaisiste, il

n'était pas plus aisément satisfait, par conséquent plus heureux que

moi. Après y avoir réfléchi et fait un notable effort pour suivre vos

conseils, c'est-à-dire pour me rendre compte de moi-même, je fus en

mesure de lui répondre.

Nous étions arrivés à l'Aricia, l'antique Aricia des Latins, aujourd'hui

une toute petite bourgade gracieusement située. Nos chevaux se

reposaient, et, appuyés sur le parapet d'un magnifique pont à trois

rangées d'arches superposées, ouvrage moderne digne des anciens Romains,

nous reprîmes la conversation. Ce site-là était vraiment bien joli. Le

pont monumental remplit un profond ravin pour mettre de plain-pied la

route d'Aricia à Albano. Il passe donc par-dessus tout un paysage vu en

profondeur, et ce paysage est rempli par une forêt vierge jetée dans un

abîme. Une forêt vierge fermée de murs, c'est là une de ces fantaisies

que des princes peuvent seuls se passer. Il y a cinquante ans que la

main de l'homme n'a abattu une branche et que son pied n'a tracé un

sentier dans la forêt Chigi. Pourquoi? _Chi lo sa?_ vous disent les

indigènes.

Cela m'a rappelé ce que vous me racontiez d'un palais aux portes et aux

fenêtres murées depuis vingt ans, sur le boulevard de Palma, à l'île

Majorque, par suite d'une volonté testamentaire dont nul ne savait la

cause. Il y a, dans ces contrées de vieille aristocratie omnipotente,

des mystères qui défrayeraient nos romanciers, et qui excitent en vain

nos imaginations inquiètes. Les murs se taisent, et les gens du pays

s'étonnent moins que nous, habitués qu'ils sont à ne pas savoir la cause

de faits bien plus graves dans leur existence sociale.

Au reste, ce caprice-là, qui serait bien concevable de la part d'un

propriétaire artiste, est une agréable surprise pour l'artiste qui

passe. Sur les flancs du ravin s'échelonnent les têtes vénérables des

vieux chênes soutenant dans leur robuste branchage les squelettes

penchés de leurs voisins morts, qui tombent en poussière sous une mousse

desséchée d'un blanc livide. Le lierre court sur ces mines végétales,

et, sous l'impénétrable abri de ces réseaux de verdure vigoureuse et de

pâles ossements, un pêle-mêle de ronces, d'herbes et de rochers va se

baigner dans un ruisseau sans rivages praticables. Si l'on n'était sur

une grande route, avec une ville derrière soi, on se croirait dans une

forêt du nouveau monde.

En fait d'arbres, je n'ai jamais rien vu d'aussi monstrueux que les

chênes verts des _galeries_ d'Albano. On appelle ainsi les chemins qui

entourent cette localité célèbre en suivant une corniche faite de main

d'homme, au-dessus de la plaine immense qui dentelle la Méditerranée. Ce

pays du Latium est largement ouvert, fertile, plantureux et pittoresque.

Je vous dirai, par le menu, ce qui manque à cette riche nature; mais je

n'oublie pas que je suis sur le pont gigantesque d'Aricia, planant sur

la forêt Chigi, et causant avec Brumières.

--J'étends votre raisonnement et le mien à toutes choses, lui disais-je,

et cela n'en prouve qu'une seule, c'est que chaque organisation suit sa

logique personnelle et croit tenir la vraie notion, la vraie jouissance

des biens terrestres. Je vous avoue donc humblement que je me crois

infiniment mieux partagé que vous. Je n'ai pas cette bienveillance sans

bornes et sans conteste que vous accordez à tout ce qui est réputé

précieux. Je suis privé, en effet, de cette expansion continuelle d'une

âme continuellement satisfaite; mais j'ai en moi des trésors de volupté

pour les joies qui s'adaptent bien à mon coeur et à mon intelligence.

J'ai l'esprit un peu critique peut-être, ou un peu rebelle à

l'admiration de commande; mais, quand je rencontre ce que je peux

considérer comme mien, par la parfaite concordance de l'objet avec mon

sentiment intérieur, je suis si heureux dans mon silence, que je ne peux

m'en arracher. J'ai toujours pensé que, le jour où je rencontrerai le

coin de terre dont je me sentirai véritablement épris, je n'en sortirai

jamais, cela fût-il aux antipodes ou à Nanterre, cela s'appelât-il

Carthage ou Pézénas; de même que...

J'achevai ma phrase en moi-même, comme vous m'avez souvent reproché de

le faire; mais Brumières, perspicace en ce moment, l'acheva tout haut.

--De même, dit-il, que, le jour où vous rencontrerez la femme dont vous

vous sentirez complètement amoureux, qu'elle soit reine de Golconde ou

laveuse de vaisselle, vous serez à elle éternellement... mais non pas

exclusivement, j'espère?

--Exclusivement, je vous le jure; ne voyez-vous pas; par mes

continuelles restrictions, que je porte en moi, dans le sentiment de la

nature et de la vie, un idéal qui n'a pas encore été satisfait et que je

ne serai pas assez sot pour laisser échapper s'il se présente?

--Diantre! s'écria mon compagnon, je suis heureux que ma _princesse_

(c'est ainsi qu'il persiste à appeler Medora) ne vous entende pas parler

de la sorte. Je serais enfoncé à cent pieds au-dessous du niveau de la

mer! D'autant plus que depuis cette course, sans moi, à Tivoli, c'est

étonnant comme mes actions ont baissé!

--Allons donc!

--Je ne plaisante pas. Soit que vous ayez été délicieux durant

cette promenade, soit que votre maladie vous ait rendu ensuite

très-intéressant, ou enfin que votre exploit sur la _via Aurelia_ ait

laissé un souvenir ineffaçable, je trouve, surtout depuis votre départ,

que vous faites des progrès effrayants, tandis que j'en fais à reculons

dans le coeur de cette belle. Jean Valreg, ajouta-t-il moitié riant,

moitié menaçant, si je pensais que vous vous moquez de moi, et que vous

agissez pour votre propre compte....

--Si vous me demandez cela avec des yeux flamboyants et le ton terrible,

je vas vous envoyer promener, mon cher ami! mais, si vous faites

sérieusement un dernier appel à ma loyauté, avec la volonté de prendre

ma parole pour une chose sérieuse... dites, est-ce ainsi que vous

m'interrogez?

---Oui, sur votre honneur et sur le mien!

--Eh bien, sur mon honneur et sur le vôtre, je vous renouvelle mon

serment de ne jamais songer à miss Medora.

--Vous êtes donc bien sûr de pouvoir le tenir? Voyons, cher ami, ne vous

fâchez pas; je suis l'homme du doute, puisque je doute de moi-même;

puisque, moi, je n'oserais pas vous faire, en pareille circonstance, le

serment que vous me faites si résolument.

--Alors, gardez vos soupçons. Que voulez-vous que j'y fasse?

--Non! non! j'accepte votre parole! Je la tiens pour sacrée quant à

présent; mais songez que, d'un jour à l'autre, vous pouvez regretter de

me l'avoir donnée!

--Pourquoi, et comment cela?

--Eh! mon Dieu! on ne sait ce qui peut se passer dans la cervelle d'une

jeune fille aussi exaltée que Medora le paraît dans de certains moments.

Si elle concevait pour vous... une fantaisie, je suppose; si elle vous

avouait un préférence....

--En sommes-nous là! lui dis-je pour couper court à des suppositions qui

m'embarrassaient un peu: venez-vous, rival débonnaire, me signaler les

dangers, c'est-à-dire les avantages de ma situation?

Brumières sentit la crainte du ridicule et s'empressa de me rassurer;

mais, au retour, tout le long du chemin, il ne put se défendre de

revenir sur ce sujet, et j'eus bien de la peine à me préserver des

questions directes; questions auxquelles je n'aurais pas hésité à

répondre par autant de mensonges effrontés. Cette éventualité me prouve

bien que la vérité absolue n'est pas possible quand il s'agit de femmes.

Je vins à bout de calmer Brumières par une vérité, qui est la

déclaration obstinée de mon absence de penchant pour Medora. Mais, quand

cela fut bien posé, sa satisfaction se changea en un certain dépit

contre l'insulte que ce dédain faisait à son idole, et il épuisa toutes

les formules de l'admiration pour me prouver que j'étais aveugle et que

je me connaissais en femmes comme un _croque-mort en baptêmes_.

Cette conversation m'ennuya considérablement, car elle m'empêcha de

donner aux objets extérieurs l'attention que j'aime à leur donner quand

je me mets en route dans ce but. Décidément, il vaut mieux être seul que

dans un tête-à-tête où le coeur n'a rien à voir. Je n'avais pas mis dans

les prévisions de ma journée, en m'éveillant, que je passerais cette

journée de loisir à parler de miss Hedora. Pouah, la discussion! pouah,

l'esprit! pouah, les préoccupations d'avenir et de fortune! Je ne suis

bon à rien de tout cela, et il me tardait de me retrouver seul; je me

disais involontairement tout bas:

--J'ai assez vu Brumières aujourd'hui.

La Daniella, Vol. I. · 第 31 / 46 题