_Dimisit._
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Il y a toujours dans les oeuvres de l'esprit, surtout dans celles qui
exigent un certain arrangement et une certaine construction, les poëmes
dramatiques par exemple, des parties qui sont destinées à vieillir et
qui vieillissent. Ce sont ces formes, toujours passagères et
nécessairement un peu convenues, qui tiennent plus particulièrement au
goût régnant, à la mode du jour, à l'esprit du temps, influences utiles
qui datent une oeuvre, et auxquelles le vrai génie ne peut, ni ne doit,
ni ne veut se dérober entièrement.
On peut donc dire de toutes les productions de l'esprit humain, même des
plus sublimes, qu'elles _vieillissent_. Seulement, quand il n'y a dans
un ouvrage ni style, ni pensée, cela devient vieux; quand il y a poésie,
philosophie, beau langage, observation de l'homme, étude de la nature,
inspiration et grandeur, cela devient antique.
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Le théâtre n'est pas le pays du réel: il y a des arbres de carton, des
palais de toile, un ciel de haillons, des diamants de verre, de l'or
clinquant, du fard sur la pêche, du rouge sur la joue, un soleil qui
sort de dessous terre.
Le théâtre est le pays du vrai: il y a des coeurs humains sur la scène,
des coeurs humains dans la coulisse, des coeurs humains dans la salle.