Au Caire, le 30 thermidor an 7 (17 août 1799).
_Au citoyen Poussielgue._
Je pars demain matin avant le jour, citoyen administrateur: je vous
recommande de pousser vivement ce qui concerne la rentrée des fermages
et des autres impositions; de m'envoyer à Menouf toutes les notes que
vous pourrez avoir et qui me feront connaître les villages qui sont
peu chargés dans le Garbieh et le Menoufieh; enfin, de vivre en bonne
intelligence avec les scheicks, de maintenir la paix dans le Caire. Je
recommande au général Dugua de frapper ferme au premier événement, qu'il
fasse couper six têtes par jour; mais riez toujours.
Faites dans ce qui vous concerne tout ce que vous jugerez à propos, en
prenant toujours la voie qui approche le moins de la nouveauté.
Croyez à l'estime que je vous ai vouée, et au désir que j'ai de vous en
donner des preuves.
Ecrivez-moi le plus souvent que vous pourrez.