Rahmanieh, le 3 thermidor an 7 (22 juillet 1799).
_A l'adjudant-général Jullien._
J'ai reçu, citoyen commandant, des nouvelles d'Alexandrie; l'ennemi
n'a encore fait aucun mouvement; on croit que le fort d'Aboukir tient
toujours. J'attends ce soir le général Menou avec une colonne.
Envoyez tous les jours des reconnaissances, afin que je puisse être
prévenu à temps si l'ennemi faisait un mouvement sur vous. J'attends ce
soir quatre cents hommes de cavalerie, et dans quelques jours autant:
alors il y aura des postes en échelons jusqu'au débouché du lac Madieh,
qui vous couvriront; mais jusqu'alors, envoyez tous les matins de fortes
reconnaissances pour me prévenir à temps; et, pour vous, rentrez dans
votre fort.