BONAPARTE.

P.S. J'ai reçu des lettres, du 26, d'Alexandrie, par lesquelles on

m'informe qu'il avait été aperçu, depuis le 24, une flotte ennemie,

composée, tant gros que petits bâtimens, d'une soixantaine de voiles,

dont seulement cinq de guerre.

Terraneh, le 29 messidor an 7 (15 juillet 1799).

_Au général Marmont._

J'ai reçu, citoyen général, votre lettre du 24, à la pointe du jour,

de Rosette. Je n'ai eu aucune sollicitude pour Alexandrie. Soutenez

Rosette. Je pense que vous serez posté à Aboukir, comme vous me

l'annonciez, pour tomber sur les flancs de l'ennemi, s'il osait

débarquer entre Aboukir et Rosette pour tenter un coup de main.

Des troupes arrivent ce soir à Rahmanieh. Je couche ici ce soir avec

l'armée. Je serai, le 1er thermidor, au soir, à Rahmanieh.

J'ai fait mettre garnison et des canons dans les couvens du lac Natron.

Mourad-Bey, chassé, poursuivi de tous côtés, s'est retiré dans le

Fayoum; il a avec lui une centaine de mameloucks, 50 arabes et quarante

hommes, tous exténués de fatigues et dans le dernier délabrement.

Vous avez sans doute appris que le 24 du mois le général Lagrange est

arrivé à la pointe du jour dans les oasis situés dans le désert,

entre Suez, la Syrie et Belbeis, a surpris deux cents mameloucks, tué

Osman-Bey-Cherkaoui, un des coryphées du pays, et pris sept cents

chameaux.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 135 / 342 题