ANNEXE XVI _bis_

_Traduction._

DOUAÏCH, TADJACANT, MESSOUMA, TORKOS, TAGATH, OULAD-ABIEYRI,

TÉNOUADJIOU, KOUNTA ET OULAD-SIDI-AHMET-BOU-HADJAR AU GOUVERNEUR

DU SÉNÉGAL.

Nous envoyons vers vous pour vous prier de nous faire restituer par

les gens du Toro ce qu'ils ont pillé à notre caravane et de leur faire

payer le prix du sang des nôtres qui ont été tués sans motif l'année

dernière. On nous a pris 1.000 pièces de guinée et 65 bœufs porteurs.

Nous avons eu 2 hommes tués et 2 blessés.

Ceux qui ont commis ce pillage sont les gens d'Aloar, de Diama et de

Ngamadji.

Nous vous prions de recevoir favorablement le porteur de cette lettre.

Nous pensons être liés d'une plus étroite amitié avec vous que les gens

du Djioloff, pour la cause desquels vous êtes tombés sur les Oulad Siid

(Brakna) lorsque ces derniers ont pillé leurs troupeaux.

Rappelez-vous que nous n'avons pas cessé d'être vos amis pendant la

guerre entre vous, les Trarza et les Oulad-Abdallah (Brakna), que nous

n'avons pas cessé de vous vendre notre gomme, nos bœufs, nos chevaux,

notre beurre et nos dattes.

Le poète a dit:

«Un ambassadeur qui va trouver Hakim-ben-el-Mousili ne retourne pas les

mains vides.»

Un autre a dit:

«Les chameaux se sont plaint de vous parce qu'ils ont passé beaucoup de

montagnes et déserts pour arriver à vous.»

Et un autre:

«En allant vous trouver on marche légèrement et en retournant on marche

lourdement chargé.»

Celui qui écrit cette lettre est le nommé

Sidi-el-Mokhtar-ben-Sidi-Mohammed.

Vous donnerez à celui de vos agents qui s'occupera de nous faire

restituer notre bien, la partie que vous voudrez de ces biens.

(Traduction locale, 1859.)

Études sur l'Islam et les tribus Maures: Les Brakna · 第 206 / 245 题