_Traduction._
DOUAÏCH, TADJACANT, MESSOUMA, TORKOS, TAGATH, OULAD-ABIEYRI,
TÉNOUADJIOU, KOUNTA ET OULAD-SIDI-AHMET-BOU-HADJAR AU GOUVERNEUR
DU SÉNÉGAL.
Nous envoyons vers vous pour vous prier de nous faire restituer par
les gens du Toro ce qu'ils ont pillé à notre caravane et de leur faire
payer le prix du sang des nôtres qui ont été tués sans motif l'année
dernière. On nous a pris 1.000 pièces de guinée et 65 bœufs porteurs.
Nous avons eu 2 hommes tués et 2 blessés.
Ceux qui ont commis ce pillage sont les gens d'Aloar, de Diama et de
Ngamadji.
Nous vous prions de recevoir favorablement le porteur de cette lettre.
Nous pensons être liés d'une plus étroite amitié avec vous que les gens
du Djioloff, pour la cause desquels vous êtes tombés sur les Oulad Siid
(Brakna) lorsque ces derniers ont pillé leurs troupeaux.
Rappelez-vous que nous n'avons pas cessé d'être vos amis pendant la
guerre entre vous, les Trarza et les Oulad-Abdallah (Brakna), que nous
n'avons pas cessé de vous vendre notre gomme, nos bœufs, nos chevaux,
notre beurre et nos dattes.
Le poète a dit:
«Un ambassadeur qui va trouver Hakim-ben-el-Mousili ne retourne pas les
mains vides.»
Un autre a dit:
«Les chameaux se sont plaint de vous parce qu'ils ont passé beaucoup de
montagnes et déserts pour arriver à vous.»
Et un autre:
«En allant vous trouver on marche légèrement et en retournant on marche
lourdement chargé.»
Celui qui écrit cette lettre est le nommé
Sidi-el-Mokhtar-ben-Sidi-Mohammed.
Vous donnerez à celui de vos agents qui s'occupera de nous faire
restituer notre bien, la partie que vous voudrez de ces biens.
(Traduction locale, 1859.)