[1: _Giornale italiano_ du 12 mai 1805. Une preuve que chez les Italiens
de cette époque les plus amères représailles contre les prétentions
littéraires des Français n'impliquaient pas la révolte contre la
suprématie politique de la France, c'est que Cattanco, dans l'année où
il qualifie, comme on le verra tout à l'heure, notre littérature, donne,
dans son _Discorso sull'apparecchio allo studio della storia
universale_, les plus grands éloges au prince Eugène et à son secrétaire
Méjan. Ajoutons qu'en 1825 il chanta la venue de l'empereur d'Autriche
en Italie.]
[2: _Che la lingua italiana dovesse mettersi in fondo_. Préface de son
livre: _Sopra la vita, le opere e il sapere di Guido d'Arezzo_, Paris,
1811, écrit contre les _Recherches_ de Villoteau _sur l'analogie de la
musique avec les arts qui ont pour objet l'imitation du langage..._
Paris, 2 tomes in-8°, 1807.]
[3: _Dell' uso della lingua francese, discorso in forma di lettera,
diretto a un letterato francese_, Berlin, 1803. Réserve, X, 1195 A, à la
Bibliothèque nationale de Paris.]
[4: Tivaroni, _L'Italia, prima della Rivoluzione francese_,
Turin-Naples, Roux, 1888, p. 525.]
[5: Paris, 1809. Voir, sur la querelle des partisans des _Noces de
Figaro_ de Mozart, et des partisans du _Matrimonio Segreto_ de Cimarosa,
un article signé L. V. P. dans la _Gazette de France_ du 28 décembre
1808.]
[6: Son livre: _Les vrais principes de la versification développés par
un examen comparatif entre la langue italienne et la française_ (Paris,
1811-1814, 3 vol. in-8°), a été, au cours de la publication, l'objet
d'un rapport intéressant de Choron; on y trouve, au milieu de paradoxes,
des vues neuves et justes.]
[7: Page 136-138 du premier volume.]
[8: Le passage de Malte-Brun est extrait du _Journal de l'Empire_ du 26
juin 1810; celui de Ginguené, du _Mercure de France_ du 29 octobre
1808.]
[9: _Mercure de France_ du 24 février 1810.]
[10: Voir les recherches bibliographiques de M. G. J. Ferrazzi sur
Arioste, de M. Bacchi della Lega sur Boccace, et la réimpression que M.
Guasti a donnée du livre de Serassi sur le Tasse; on y verra aussi les
éditions françaises du texte de ces classiques.]
[11: _Orateurs de la Législative et de la Convention_ (Paris, Hachette,
1886, II, p. 174-175). Sur Rusca, voir p. 183 du 1er vol. des _Curiosità
e ricerche di Storia subalpina_, publication dirigée par M. Nicom.
Bianchi (Rome, Turin, Florence; Bocca, 1875); Ginguené est plus
indulgent pour Rusca (_Mercure de France_ du 24 février 1810). Le
passage de _L'Année littéraire_ est tome II, lettre 10.]
[12: Voir ses articles du 12 janvier 1807, des 4, 5 et 9 décembre 1809,
du 19 juillet 1810 dans le _Giornale italiano_.]
[13: _Vita del cavaliere G.-B. Bodoni_, Parme, 1816, par Gius. de Lama.
L'article de Ginguené pour les Didot est dans le _Mercure de France_ du
29 juillet 1809.]
[14: Le décret du 12 août 1807, qui décide qu'une troupe italienne sera
formée sous la protection et avec subvention du gouvernement, ordonne
qu'elle jouera à Milan et dans les principales villes du royaume, et que
nulle troupe italienne ne pourra jouer en même temps qu'elle dans une
ville à l'époque (annoncée à l'avance) où elle y donnera des
représentations (_Giornale italiano_ du 22 août 1807, 11 juillet 1812,
30 août 1812). En fondant cette troupe, le gouvernement français donnait
satisfaction à un des voeux émis par Londonio en 1804, dans ses _Succinte
osservazioni di un cittadino milanese sui publici spettacoli teatrali
della sua patria_.]
[15: Voir, sur ces représentations, qui avaient lieu le plus souvent au
théâtre de la Canobiana, des articles du _Giornale italiano_ du 9
janvier et du 12 mars 1807, du 21 avril et du 27 mai 1808, du 6 février
1809, du 28 novembre 1810, du 5 juin, des 4 et 29 octobre, du 22
novembre, du 10 décembre 1811, du 24 janvier, du 18 mars, du 8 avril
1814, et une lettre de S. Pellico, p. 179 du 1er vol. des _Curiosità...
di storia subalpina précitées_.]
[16: Voir ces décisions dans le _Giornale italiano_ du 3 décembre 1808,
et dans le discours précité d'Auribeau.]
[17: Le passage cité du _Rapport_ de Scopoli se lit aux pages 32-33 de
l'extrait que M. Giuseppe Biadego en a publié à Vérone en 1879. M.
Biadego y a joint d'utiles éclaircissements; j'en détacherai une preuve
touchante des bonnes relations dans lesquelles les officiers français et
la population devaient vivre à Vérone: Le 15 octobre 1813, peu de temps
avant que nos soldats abandonnassent l'Italie, un militaire français,
offrant à la ville un ouvrage de sa composition, écrivait sur le volume:
«Déposé à la Bibliothèque publique de S. Sébastien à Vérone, comme un
témoignage de souvenir et d'attachement que je désire laisser aux
habitants de cette ville où j'ai passé trois années avec ma famille...»
Vers le même temps, quelques pauvres Espagnols, internés dans un village
du Forez, offraient à l'église une corbeille tressée par leurs mains en
souvenir du bon accueil qu'ils avaient trouvé dans le pays. On saisira
l'analogie de ces deux faits]
[18: _L'Italia prima della rivoluzione francese_, p. 290, et p. 369 et
suiv.]
[19: _L'Italia sotto il dominio francese_ (Rome, Turin, Naples, Roux,
1889, p. 266 du 2e volume).]
[20: Cantù, _Dell' indipendenza italiana, cronistoria_, 1er vol.; Zobi,
_Storia civile della Toscana dal 1787 al 1848_ (Florence, Molini, 1851),
p. 431-435, 458 et suiv., 713-715 du 3e vol.; Cusani, _Storia di Milano
dall' origine ai di nostri_ (Milan, typogr. Albertari, 1867), 6e vol.,
p. 104-106, 132-133, 349-350.]
[21: Tivaroni, _L'Italia prima della rivoluzione francese_, p. 371.]
[22: _Madame de Staël et l'Italie_ (Paris, Colin, 1890), p. 67-75.]
[23: Voir les instructions et les arrêtés du ministre aux pages 34-41 et
70 du 4e vol. de la _Raccolta delle leggi, proclami, ordini ed avvisi
pubblicati in Milano nell'anno VIe_. Ce recueil, édité à l'époque même
par Veladini, est devenu si rare que, non seulement on ne le trouve pas
à la Bibliothèque nationale de Paris, mais à Rome même M. Zannoni l'a
vainement cherché pour moi. C'est grâce à M. Lev. Robecchi, le libraire
érudit de Milan, que j'ai pu le consulter.--Le comte Litta, dans le
livre cité un peu plus bas, ne donne pas la particule à Mme de Saxy; il
dit que son père avait pour prénom Gianluigi. Il existait en Provence
une famille noble appelée Saxi. Je ne sais si la surintendante en
descendait.]
[24: Ce Rapport, qui porte le numéro d'ordre 18792, figure dans les
Archives d'État de Bologne, dont le savant directeur, M. Malagola, à la
prière de MM. Aless. d'Ancona et Capellini, a bien voulu l'extraire pour
moi. C'est également à M. Malagola que je dois la plupart de mes autres
données sur ce pensionnat.--Sur la subvention donnée par le prince
Eugène à Mme Laugers, voir le _Giornale italiano_ du 22 décembre 1805.]
[25: Dans le Règlement dont le préfet avait ordonné la publication, le
17 avril 1807, afin d'inviter, comme il le disait un peu naïvement, les
Bolonais à grossir le nombre des élèves (Archives d'État de Bologne), le
prix de la pension est de 30 livres italiennes par mois, plus cent
francs par an de faux frais, et non compris les arts d'agrément.]
[26: Mme Laugers se chargeait du français, de l'histoire, de la
géographie _et d'autres sciences et langues_, selon la capacité des
élèves; elle dirigeait les travaux à l'aiguille avec l'aide d'une
sous-maîtresse; des professeurs enseignaient l'écriture, l'arithmétique
et l'italien. Les arts d'agrément étaient facultatifs.]
[27: Ces examens avaient lieu tous les six mois. Chaque trimestre, on
procédait à une récapitulation, et la plus méritante recevait un insigne
qu'elle gardait pendant trois mois.]
[28: Je n'ai pas ce document.]
[29: L'établissement était auparavant rue Nosadella.]
[30: C'est à la prière de M. Flamini, professeur d'histoire à l'Istituto
tecnico de Turin, et auteur d'un très estimable ouvrage sur les poètes
lyriques de la Toscane au quinzième siècle, que M. Agnelli m'a fourni
cette notice que je donnerai en appendice. Le passage de lady Morgan
forme une note du morceau qu'elle consacre aux collèges napoléoniens de
jeunes filles, p. 248-254 du 1er volume.]
[31: Voir le _Giornale italiano_ des 10 et 13 novembre 1808, et les
documents originaux qui se trouvent aux Archives d'État de Naples, à la
section _Ministero dell'Interno_, fascicule 714; M. Benedetto Croce a eu
l'obligeance de m'envoyer un extrait de ces papiers, auquel je viens de
faire quelques emprunts, et dont le reste se placera dans un appendice.]
[32: Tivaroni, _L'Italia durante il dominio francese_, II, p. 266.]
[33: Page 27 du 2e volume de la _Correspondance inédite de Mme Campan
avec la reine Hortense_, Paris, Levavasseur, 1835.]
[34: Voir le carton intitulé _Studj Collegi Milano Collº Re delle
Fanciulle Prowidenze Generali dal 1808 al..._--Les deux Règlements de la
Légion d'honneur se trouvent à la Bibliothèque nationale de Paris.]
[35: Ce blanc qui est dans le texte manuscrit devait sans doute être
rempli par les mots «l'Econome.» Toutefois, d'après une traduction faite
plus tard pour le gouvernement autrichien, il s'agirait ici de la
Maîtresse.]
[36: Je n'ai point trouvé ce nom dans les dictionnaires, et soupçonne,
par conséquent, une erreur du manuscrit.]
[37: Probablement par erreur, au lieu de Pfeffel.]
[38: Cette liste est, dans le texte, rédigée en italien.]
[39: Voir aux Archives de Milan, dans le carton précité, une lettre de
Lacépède à Mme Campan, du 28 septembre 1808; on y verra aussi une lettre
de Lacépède, du 5 du même mois, qui s'accordait mieux avec la gravité du
plan de Napoléon, en prescrivant la célébration d'une messe annuelle en
souvenir des parents qui viendraient de mourir.]
[40: C'est M. Lenient qui m'a appris qu'elle avait demandé
l'interdiction du _Pacha de Suresnes_, comédie d'Etienne et de
Gaugiran-Nanteuil, jouée en 1802, où la maîtresse d'un pensionnat
morigénait en ces termes ses élèves: «On doit vous établir en sortant de
chez moi; et si vous n'apprenez pas à dessiner, à chanter, à danser, à
faire des vers et à jouer la comédie, comment voulez-vous devenir de
bonnes femmes de ménage?»]
[41: Voir la Lettre de M. Ginguené, membre de l'Institut de France à un
académicien de l'Académie impériale de Turin (Valperga di Caluso) sur un
passage de la Vie de Vitt. Alfieri (Paris, imp. Colas, 1809).]
[42: C'étaient, pour l'italien et l'histoire, Luigi Romanelli; pour la
calligraphie et l'arithmétique, Giuseppe Bissi; pour la danse, Mme
Coralli, dont la directrice apprécia bientôt le tact; pour le chant,
Ant. Secchi; pour le piano, Bened. Negri; pour le dessin, Giuseppe de
Albertis.--Voir ces nominations dans le _Giornale italiano_ des 2
février et 5 avril 1809, 1er avril et 9 décembre 1810. J'ai rectifié
plusieurs noms français d'après les Archives de Milan. Il y eut toujours
aussi, sous Napoléon, une ou deux institutrices italiennes. D'ailleurs,
Mme Gibert, souvent appelée Giberti, est portée comme Milanaise dans une
pièce du carton Ufficj PG et AZ (Archives de Milan).]
[43: La notice de M. Croce, que nous publierons en appendice, donnera
des détails sur ce collège.]
[44: Le passage suivant de sa lettre de refus m'a paru mériter d'être
traduit: «Madame Rambaldi (elle parle d'elle à la troisième personne)
avait fort peu d'inclination pour les emplois publics de toute espèce;
depuis douze ans, le destin a voulu qu'elle assumât la charge de diriger
l'hospice civil de Vérone, où elle se trouve encore, et d'où elle ne
pourrait s'éloigner sans une immense douleur. Cet emploi surpasse ses
forces, et ce n'est qu'en redoublant de zèle qu'elle essaie de suppléer
à l'insuffisance de ses talents dans l'exercice de ses fonctions; mais
elle ne pourrait certes en faire autant au Collège Royal des jeunes
filles, où on vient de la nommer, car il faudrait là, sans conteste,
bien plus de lumières et de capacité qu'elle n'en possède. Accepter ce
suffrage honorable et trop flatteur, ce serait se trahir elle-même, en
même temps que trahir les vues sages de notre paternel gouvernement.» On
s'était de même inutilement adressé, pour le poste de directrice du
collège de Vérone, à une dame piémontaise nommée Dauptan.--Sur ces deux
dames, voir aux Archives de Milan, le carton intitulé _Collegi d'educ.
Verona, Collegio femminile. Ufficj_.]
[45: Voir aux Archives de Milan le carton _Studj. Collegj d'educazione.
Verona. Coll° Femminile. Prowe GenII_ et le _Giornale italiano_ du 23
septembre 1812.--À l'occasion d'une visite des enfants du prince Eugène
au collège de Milan, le 21 juin 1811, on avait construit un théâtre de
marionnettes qui coûta plus de sept cents francs (_Studj. Colleg.
d'educ. Milano. Coll° delle Fanciulle A-Z_. Archives de Milan).]
[46: Voir un rapport ministériel qui porte en marge les observations
ci-dessus du prince Eugène, datées du 13 juillet 1812, et une lettre du
ministre, du 31 du même mois, dans le carton _Studj. Collegj d'educaz.
Verona. Coll° Femminile Prow. Genli_, et dans un autre carton relatif au
même collège qui porte la rubrique _Ufficj_ (mêmes Archives).]
[47: Sur ces divers démêlés, voir _Studj. Collegj d'educaz. Milano.
Coll° Reale delle Fanciulle, Direttrici. Uff. Istit. e Maestre. Prow.
Gener._ (Arch. de Milan).--Conséquence plus inoffensive de son origine
aristocratique, Mme de Lort attachait une grande importance à l'élégante
simplicité de la démarche: un professeur de danse qu'on accusait de ne
pas faire faire de progrès aux élèves répondra que la faute en est à Mme
la Directrice, qui les dégoûte de la danse, en l'obligeant à ne donner
presque que des leçons de maintien.]
[48: Archives de Milan, carton _Studj. Collegj d'educ. Verona. Coll°
Femminile. Prow. Gener_.]
[49: Rapport du 7 décembre 1812, même carton des Archives de Milan. Les
arrêtés de nomination de Mme Guazza comme Maîtresse, puis comme
Directrice, sont dans le _Giornale Italiano_ du 28 juillet 1812 et du 7
février 1813. Son nom est souvent estropié dans les pièces qui la
concernent.]
[50: Voir aux Archives nationales de Paris, dans le dossier Théâtre,
Bibliothèque et Collège (de Parme), du carton Fle85 des lettres de ce
préfet, notamment celles du 25 août et du 11 octobre 1806. Dans le même
dossier, on trouve une lettre du même préfet, en date du 10 septembre
1806, écrite dans un esprit analogue sur l'emploi à faire des comédiens
français en Italie.]
[51: Hugo Schiff, article sur l'École des hautes études de Florence,
dans la _Revue internationale de l'enseignement_ du 15 septembre 1891.]
[52: Carton _Studj. Collegj. Milano Coll° R. delle Fanciulle. Ufficj. PG
ed AZ._]
[53: Même carton et carton _Direttrici, Ufficj, Istit. e Maestre. Prow.
Gener._]
[54: _Il governo, dovendo render giustizia alle cure della Direttrice ed
alla saviezza dei regolamenti, non puo non chiamarsi estremamente
soddisfatto sotto ogni rapporto dell'andamento di questo Istituto. A
simile testimonianza lusinghiera per parte del governo corrisponde
pienamente il voto della pubblica opinione e il suffragio autorevole dei
padri e delle madri di famiglia delle più cospicue classi della società,
che riguardano come un favore insigne quello di ottenere per le loro
figlie un posto nel collegio, anche contro la corrisponsione
dell'intiera pensione. Carton Prow. Gener. dal 1808 a...,_ aux Archives
de Milan.]
[55: _Ibid._]
[56: Premier volume de la traduction française de 1821, p. 248 et suiv.]
[57: Sur les modifications que les Autrichiens apportèrent au règlement
original, sur l'importance inégale donnée dans le collège au français et
à l'allemand, sur la longue opposition aux économies, voir, aux Archives
de Milan, celui des s précités qui est intitulé: _Prow. Gener, dal 1808,
a..._]
[58: Au moment où une de ses filles, Anna Maria, atteignit l'âge de
dix-huit ans auquel les élèves devaient quitter la maison, elle était,
non plus seulement orpheline de mère, mais privée de son père, qui avait
dû fuir en 1821 et resta vingt ans environ en exil (Voir quelques mots
sur la famille dans un article de M. Felice Calvi, _Archiv. Stor.
Lombardo_, 2e série, 2e vol., 12e année). Son tuteur, le comte Giberto
Borromeo, demanda qu'on voulût bien la garder; sur le rapport de Mme de
Lort, qui déclara que la jeune fille était d'un excellent exemple par
_sa piété, sa douceur, sa docilité et son application_, le gouvernement
y consentit (1823. Archives de Milan, carton _Alunne, G. L._). Le
tableau du personnel du collège pour 1824-5 porte une institutrice du
nom d'Anna Porro, née à Milan, âgée de vingt et un ans, et entrée en
fonctions le 1er janvier 1822. Ne serait-ce pas la fille du comte
Luigi?]
[59: Voyez aux Archives de Milan, parmi les cartons relatifs au collège,
celui qui porte la rubrique _Alunne, A. G._]
[60: Sur la population du collège à ces différentes époques, voyez, aux
mêmes archives, le carton souvent cité _Prow. Gener. dal 1808 al.._, et
le carton _Alunne, Prow. Gener. 1831_, dans la série des documents
relatifs au collège.]
[61: Voir le premier des deux cartons cités dans la note précédente.]
[62: C'est dans l'Almanach officiel de 1828 que le nom de Mme de Lort se
trouve accompagné de ce titre; nous empruntons la définition de l'ordre
à la _Collection historique des ordres civils et militaires_ de A. M.
Perrot. Paris, André, 1820, in-4°.]
[63: Je n'avais eu entre les mains que les almanachs antérieurs à 1849
qui la portent tous comme Directrice depuis l'époque de sa nomination.
M. le professeur Novati, qui a bien voulu continuer mes recherches sur
ce point, la trouve mentionnée, avec cette même qualité, dans la _Guida
di Milano_ de 1849; en 1850, le nom de la Directrice est en blanc; en
1851, la nouvelle titulaire est Mme Rosa Scatiglia. M. Novati fait
observer à ce propos que, cet annuaire se publiant alors comme
aujourd'hui entre les mois de février et de mars de l'année dont il
porte le millésime, Mme Smith, du moment où elle ne figure plus dans
l'édition de 1850, doit avoir cessé ses fonctions à la fin de 1849. Aux
Archives de Milan, les particularités sur Mmes de Lort et Smith se
trouvent surtout dans les cartons _Prow. Gener, dal 1808 al..._, et
_Direttrici Uff. Istit. e Maest. Prow. Gener._]
[64: _Regno d'Italia. R. Collegio Femminile di Verona_. Vérone, typogr.
Gaetano Franchini. J'en dois la connaissance à M. Giuseppe Biadego.]
[65: Voir la note qu'elle a mise au passage précité de sa relation de
voyage.]
[66: Le passage de Colletta est tiré de la _Storia del Reame di Napoli
dal 1734 sino al 1835_, liv. VII, ch. I, § 7. Pour l'histoire des
collèges de jeunes filles de Naples sous les Bourbons, j'ai mis à profit
la notice de M. Croce que j'ai déjà citée et dont je donnerai le reste
en appendice.]
[67: Voyez p. 173 du 18e volume des _Mémoires secrets pour servir à
l'histoire de la république des lettres_, à la date du 2 décembre 1781,
et Dulaure, _Histoire de Paris_, 6e vol. de la 6e édit., p. 381.]
[68: _Mémoires secrets_, 3 décembre 1781.]
[69: _Ibid._, 3 décembre 1782.]
[70: _Ibid._, 2 décembre 1781.]
[71: _Ibid._, 3 janvier 1782.]
[72: Par exemple, le 7 décembre 1784.]
[73: La _Corresp. génér._ de La Blancherie avait été fondée sur le
modèle du Lycée de Lyon, établi d'après les _Mémoires secrets_ en 1777,
par un certain Bassi, à l'imitation du fameux club littéraire du café de
Saint-James (Voir, sur le Lycée de Lyon, le _Courrier_ du 25 juillet
1786). Le musée de Court de Gébelin datait du 17 novembre 1780. Bassi
songea, en 1784, à ouvrir un club littéraire dans les nouvelles
constructions du Palais-Royal, sous le nom que nous verrons reparaître,
plus tard, de Lycée de Paris: on peut voir son prospectus imprimé à la
Bibliothèque Carnavalet.]
[74: _Mémoires secrets_ du 3 janvier 1782.]
[75: Voyez la curieuse histoire des efforts de La Blancherie, dans les
_Mémoires secrets_, 22 et 23 avril, 28 octobre, 9 décembre 1782, 20 août
et 24 novembre 1783, 18 décembre 1784, 2 mars 1785, 17 avril, 7 mai, 20
novembre 1786; mais il faut contrôler les assertions des _Mémoires
secrets_, en consultant le journal de La Blancherie.]
[76: Sur ce musée, voy. _Mém. secr._, 10 mars 1782, 4 juillet, 7, 9, 10,
13, 21 août, 2 septembre 1783, 1er janvier 1784 (on voit, par l'article
de ce jour, que le musée de Paris siégeait rue Dauphine), 25 mai 1784,
et les deux pièces suivantes qu'on trouve à la Bibliothèque Carnavalet:
_Séance du musée de Paris du 5 décembre 1784_; _Règlements du musée de
Paris, 1785_. Le Prévost d'Exmes a consacré quelques pages de ses
_Entretiens philosophiques_ (Genève, 1785) au musée de Paris, sur lequel
il revient encore à la note D de cet opuscule.]
[77: Sur les fêtes données au musée de Pilâtre, voyez _Mém. secrets_, 7
décembre 1784, 31 janvier 1785, le Courrier du 18 janvier 1785. Sur la
médaille destinée aux Montgolfier, _Mém. secrets_, 9 septembre 1783.--Le
musée de Gébelin avait, le 11 mars 1783, fait une cantate en l'honneur
de Franklin et couronné son buste.--Le 20 novembre 1783, à la reprise
des cours de Pilâtre, Mme de Chartres couronna le buste du plus jeune
des frères Montgolfier.]
[78: Sur ces incidents fâcheux ou heureux, voy. Lenoir, _Eloge funèbre
de M. Pilâtre de Rozier_, Londres et Paris, 1785, l'autobiographie de
Pilâtre, les _Mém. secrets_, 9 septembre 1783, 31 janvier 1785. Les
dissidents du musée de Paris se rejoignirent à leurs anciens confrères
après la mort de Gébelin et de Pilâtre (_Mém. secrets_, 18 décembre
1785).]
[79: Sur les péripéties du Musée à la mort de Pilâtre, voyez un article
de la _Révolution française_ du 14 juin 1888 sur le Lycée Républicain;
la _Vie de Louis XVIII_, par Alph. de Beauchamp, Paris, Naudin, 1825,
1er vol., p. 14; la _Nouvelle Biographie générale_, au mot Flesselles;
la 239e lettre de la _Correspondance russe_ de La Harpe. Les _Eloges
funèbres_ de Pilâtre ont été publiés.]
[80: Voir, dans le _Courrier_ du 7 février 1786, un article daté du 17
janvier et la _Nouvelle Biographie générale_, au mot Garat.]
[81: Voir les lettres 201 et 239 de la _Correspondance russe_, la note
ajoutée par Grimm dans sa _Correspondance littéraire, philosophique et
critique_ à la lettre de février 1786 et _ibid_. la lettre du mois de
mai de la même année. D'après Grimm, le professeur de physique du Lycée
était alors Deparcieux; nous avons suivi l'assertion de La Harpe comme
de l'homme en position pour être le mieux informé, quoique, avant et
après cette date, Deparcieux ait certainement enseigné au Lycée auquel
il demeurera fidèle jusqu'à sa mort, 1799.]
[82: _Mémoires secrets_, 8 janvier 1786. Les Espagnols continuèrent,
après la mort de Pilâtre, à jouir de ces divers avantages.]
[83: _Mémoires secrets_, 22 décembre 1786. Ce discours de Condorcet est
celui que l'on rapporte d'ordinaire à l'année 1787, parce qu'il
inaugurait l'année scolaire ou, comme l'on disait, l'année lycéenne, qui
suivit celle durant laquelle il avait prononcé au Lycée un autre
discours, le 15 février 1786; je soupçonne encore une erreur dans la
date de ce dernier discours que, d'après un article du 17 janvier de
cette année inséré dans le _Courrier_ du 6 février, je rapporterais au 8
janvier 1786.]
[84: _Moniteur_ du 21 brumaire an III.--Quand La Harpe publia son cours
de littérature, il rétracta cette réfutation de Montesquieu, qui,
dit-il, avait eu un tel succès qu'on le sollicitait de toutes parts de
l'imprimer sur-le-champ (V. la note 1 de la page 266 du 3e vol. de
l'édition de Firmin-Didot, 1863).]
[85: _Mémoires de Brissot_, p. 61-62 du 2e volume, et, d'après les _Mém.
secrets_, 11 février 1785, le n° 9 du _Courrier de l'Europe_ du même
jour. Brissot a publié un _Journal du Lycée de Londres_ ou _Tableau de
l'état présent des sciences et des arts en Angleterre_ (Paris, Périsse
jeune, 1784, in-8°).]
[86: Voir le _Moniteur_ du 6 décembre 1789.]
[87: Voir, sur cette société, un article de M. Berthelot dans le
_Journal des savants_ d'août 1888.]
[88: Voir la _Biographie Michaud_ au mot de Saudray et surtout
l'_Annuaire du Lycée des Arts pour l'an III_.]
[89: Sur les embarras pécuniaires où le Lycée des Arts tomba dès 1793,
voir, aux Archives nationales, le carton E 1143; on y lira, entre autres
choses, une curieuse lettre de Fourcroy, du 12 brumaire an II, où il
prie le ministre de l'Intérieur, qu'il tutoie, de subvenir à cette
détresse; Fourcroy ne demande pas à être payé tout seul; il se confond
dans la liste des professeurs de l'établissement; mais, en homme avisé,
il glisse sur la demande d'indemnité qu'en conscience il ne peut
s'empêcher de présenter en faveur des bailleurs de fonds: «Il est,»
dit-il, «dans mes principes et dans mon coeur d'insister davantage auprès
de toi sur le salaire dont les professeurs seraient frustrés.» Pourtant,
la créance de ceux qui avaient engagé leur fortune dans le Lycée des
Arts était au moins aussi respectable que celle des maîtres qui ne lui
avaient donné que quelques mois de leçons.]
[90: Sur tous ces détails, consulter l'_Annuaire du Lycée des Arts pour
l'an III_. On y verra, de plus, que ce Lycée donnait un prix pour les
arts agréables à chaque séance publique.]
[91: _Moniteur_ du 14 novembre 1793 (On voit, dans ce numéro du
_Moniteur_, que le prix d'abonnement venait d'être et allait être encore
l'année suivante de 100 francs pour les hommes et de 50 francs pour les
femmes), et Reg. ms. des assemblées générales des nouveaux fondateurs du
Lycée (Hôtel Carnavalet).]
[92: La Harpe, Introduction à son Discours sur la guerre déclarée par
les tyrans révolutionnaires à la raison, à la morale, aux lettres et aux
arts.]
[93: La Harpe, _Histoire de mon bonnet rouge_, dans le _Mémorial_, 10
juillet, et 1er supplément au n° du 13 juillet 1797.]
[94: Registre précité des assemblées générales des fondateurs.]
[95: Voir le _Moniteur_ du 25 brumaire an III (15 nov. 1794); _Décade_
du 20 brumaire an III. On peut soupçonner toutefois que Lakanal, dans un
rapport de 1795, que cite l'_Annuaire du Lycée des Arts pour l'an III_,
exagère un peu le courage des administrateurs de cet établissement.]
[96: Voir l'accueil que fit Danton, dans la Convention, à la
renonciation patriotique de Désaudray à une pension de 1,000 livres
(_Moniteur_ du 7 frimaire an II, 27 novembre 1793).]
[97: _Moniteur_ du 20 brumaire an III (19 novembre 1794) et le numéro du
lendemain. Nous avons extrait ci-dessus la partie du rapport qui loue
l'esprit indépendant dont le Lycée, dès avant la Révolution, se montrait
animé.]
[98: Voir ce discours et l'introduction qui le précède dans le _Cours de
littérature_ de La Harpe; voir aussi la _Décade_ du 20 nivôse an III.]
[99: _Du fanatisme dans la langue révolutionnaire_. Migneret, 1796,
in-8°, 3e édit.]
[100: _Débats_ du 9 décembre 1800.]
[101: Voir la note qui termine l'introduction de La Harpe à son étude de
la philosophie du dix-huitième siècle, dans le _Cours de littérature_;
l'avertissement à l'appendice de l'article sur Vauvenargues, _ibid._; le
discours préliminaire de Daunou sur les ouvrages de La Harpe et
spécialement le passage sur son _Cours de littérature_; l'article de
Dussault dans les _Débats_ du 26 novembre 1801.]
[102: La Harpe au Lycée lisait ses leçons. C'est à partir de notre
siècle seulement que l'habitude de parler d'abondance s'est répandue
parmi les professeurs: auparavant, ils récitaient par coeur des discours
d'apparat ou lisaient des commentaires qu'ils avaient entièrement
rédigés dans leur cabinet. Nos premiers orateurs politiques ne se
fièrent pas davantage à la facilité de leur parole (voir le livre de M.
Aulard sur les orateurs de la Constituante). La Harpe avait la voix
naturellement rauque, mais Daunou (Disc. prélim. déjà cité) et Dussault
(_Débats_ du 26 janvier 1802) sont d'accord pour louer son talent de
lecteur.]
[103: _Journal de Paris_, 23 et 24 nivôse an III (12 et 13 janvier
1795).]
[104: _Journal de Paris_, 1er pluviôse an III.]
[105: _Moniteur_ du 22 nivôse an III (11 janvier 1795).]
[106: _Journal de Paris_ du 25 ventôse an III (15 mars 1795).]
[107: Article du 22 fructidor an III (8 septembre 1795), trois semaines
seulement avant le 13 vendémiaire.]
[108: En juin 1796, les amis de La Harpe commençaient à penser qu'il
pouvait se montrer sans inconvénient (_Gazette française_ du 21 de ce
mois); mais le mandat d'arrêt n'était pas encore levé; c'est seulement
en novembre 1796 qu'une sentence d'acquittement fut rendue (voir
l'_Eclair_ du 20 nov. 1796). Dans les papiers de Lemaître, agent
royaliste, qui furent analysés le 23 vendémiaire an III devant la
Convention, La Harpe figurait parmi les personnages représentés comme
_intéressants aux succès du plan_ (_Moniteur_ du 28 vendémiaire an IV).]
[109: C'est par une erreur évidente et d'ailleurs rectifiée quelques
jours après que ce numéro donne cette liste comme celle des professeurs
du Lycée des Arts.--Sur les bons rapports de la Harpe avec le _Journal
de Paris_ en 1796, voir aussi le numéro du 21 octobre.]
[110: Les attaques de La Harpe contre la République se trouvent
particulièrement dans les articles du cours de littérature sur Helvétius
et sur Diderot; le mot tiré du _Mémorial_ s'y trouve dans le 1er
supplément du n° du 13 juillet 1797.]
[111: _Moniteur_ du 23 fructidor an V (9 septembre 1797).]
[112: C'est-à-dire dans un troisième Lycée dont il sera parlé plus
loin.]
[113: _Histoire de la Révolution française_, VIIe vol., ch. XXVII.]
[114: Sur les opinions politiques de l'auditoire, voir l'article de la
_Quotidienne_, cité ci-dessus.]
[115: Voir les savantes _Études sur l'histoire religieuse de la
Révolution française_, de M. GAZIER, A. Colin, 1887.]
[116: Il serait curieux d'étudier une pareille transformation dans les
articles que Roederer a insérés à cette époque dans le _Journal de
Paris_.]
[117: Voir l'article du _Cours de littérature_ sur Diderot.--Il paraît
que La Harpe ne ménageait guère les prêtres assermentés (voir le
post-scriptum d'une lettre insérée dans leur journal, _Les Annales de la
religion_, le 24 juin 1797).]
[118: Sur la condamnation de La Harpe à la déportation en fructidor,
voir le _Moniteur_ du 27 fructidor an V (13 septembre 1797) et le livre
de Peignot.--Arnault, bonapartiste mais voltairien, ne lui avait pas
encore pardonné, en 1833, de s'être converti (voir la note 12 de ses
_Souvenirs d'un sexagénaire_), et l'on sait comment M. Paul Albert a
jugé de cette conversion dans sa _Littérature du dix-huitième siècle_.]
[119: Voir le _Messager du soir_ du 18 janvier 1797 et la _Décade_ du 30
nivôse an V.]
[120: Fourcroy a longtemps professé à la fois au Lycée Républicain et au
Lycée des Arts. Durant l'an VI, Sue fit simultanément un cours
d'histoire naturelle au Lycée Républicain (_Décade_ du 10 frimaire an
VI) et un autre chez lui (_Décade_ du 10 brumaire an VI).]
[121: _Décade_ du 30 prairial an V; réponse du _Déjeuner_ du 23 juin
1797; rétractation de la _Décade_ du 10 messidor an V.]
[122: Voir, sur ce Lycée, le _Journal des veillées des muses_, le
_Conservateur_ du 3 floréal an VI, la _Décade_ du 30 prairial an VIII,
du 10 floréal an IX; le _Moniteur_ du 6 brumaire an IX, des 15 et 29
brumaire an X; les _Débats_ du 26 février, du 20 et du 29 décembre 1808;
les _Souvenirs de Paris en 1804_, par Kotzebue, p. 116-117 de la
traduction française de 1805.]
[123: On trouvera, dans les numéros de la _Décade_, le compte rendu de
toutes les inventions propagées par le Lycée des Arts; celles que nous
mentionnons sont consignées dans les numéros du 20 frim. an III, du 10
germin. an IV et dans le _Moniteur_ du 28 fructidor an II.]
[124: _Décade_ du 20 frim. an III; lettre de Désaudray du 1er pluviôse
an V, dans le _Moniteur_ du 4 du même mois.]
[125: Voir les _Annuaires du Lycée des Arts_ pour l'an III et pour l'an
IV.]
[126: Voir, outre l'_Annuaire du Lycée des Arts_ de l'an III, et la
_Décade, passim_, le _Moniteur_ du 28 mars 1796, du 29 septembre et du
25 novembre 1797, l'_Ami des lois_ du 19 mai 1796.]
[127: _Moniteur_ du 25 vendém. an III.]
[128: _Annuaire du Lycée des Arts_ pour l'an III.]
[129: _Décade_ du 20 messidor an II et du 20 frimaire an III.]
[130: Voir les _Annuaires du Lycée des Arts_ pour l'an III et l'an IV,
la _Décade_ du 20 germinal an III, le _Journal de Paris_ du 17 thermidor
an III. C'est surtout dans l'_Annuaire_ de l'an IV qu'il faut étudier le
règlement de ce Lycée; on y verra les précautions prises pour obliger
les membres du Directoire à prêter à l'oeuvre une sérieuse
collaboration.--En l'an III, l'entrée aux séances et l'abonnement au
journal et aux notices coûtaient en tout, si l'on payait d'avance, 60
livres; pour chaque cours, on payait de 3 à 5 livres par mois; les prix
pour l'an IV sont un peu plus élevés.]
[131: Lettre de Désaudray dans le _Moniteur_ du 4 pluviôse an V.]
[132: _Moniteur_ du 27 thermidor an III (14 août 1795); _Décade_ du 20
brumaire an III et _Annuaire du Lycée des Arts_ de l'an III.]
[133: Sur l'installation du Cirque où était ce Lycée, voir les _Voyages
d'Art. Young en France_ (p. 356 du 1er vol. de la traduction Lesage.
Paris, Guillaumin et Cie, 1860). En vendémiaire an III, le Lycée des
Arts avait demandé à la Convention un local plus sain et des livres pris
dans les bibliothèques des émigrés.]
[134: Voir une lettre de Désaudray dans le _Moniteur_ du 4 pluviôse an V
(23 janvier 1797), le rapport de Camus dans le _Moniteur_ du 7 ventôse
de la même année et une protestation de Désaudray, dans le _Journal de
Paris_ du 13 ventôse.]
[135: _Décade_ du 10 thermidor an V.]
[136: _Moniteur_ du 27 frimaire an VII; Fontaine, _Le Palais Royal_,
Paris, Gaultier-Laguionie, 1829, p. 23. Fontaine et l'auteur anonyme
d'une _Histoire du Palais Royal_, publiée en 1830, se trompent en
rapportant cet incendie à l'an VIII.]
[137: En 1809, Bodard y ouvrit un cours de botanique médicale comparée
dont il a publié l'analyse (Paris, Méquignon, in-4°), mais ce fut une
exception dont on citerait peu d'exemples.]
[138: Voir la _Décade_ du 30 pluviôse et du 10 thermidor an VIII, du 30
fructidor an IX, la table alphabétique du _Moniteur_, le recueil coté
2447 à la Bibliothèque Carnavalet. Le dernier Almanach du Commerce où
figure l'Athénée des Arts est celui de 1869. Sur la fin, il siégeait à
la mairie du quatrième arrondissement.]
[139: _Décade_ du 30 ventôse an VIII. L'Annuaire du Lycée Républicain
pour l'an VII donne comme professeurs, durant cette année, outre
Mercier, Fourcroy, Brongniart, Sue, Boldoni, Roberts, Weiss, Garat (voir
la _Révolution française_ du 14 juin 1888). D'après la _Décade_ du 10
frimaire an VIII, Mercier ne professait pas proprement l'histoire
littéraire au Lycée; il y avait prononcé en l'an VII des discours sur la
littérature ancienne et moderne, française et étrangère, et allait
continuer pendant l'an VIII.--Voir l'éloge du Lycée dans un curieux
discours de Mercier, _Moniteur_, 22 et 23 fructidor an IV (8 et 9
septembre 1796).]
[140: Sur la présence de Mme Récamier, voir p. 14 du 1er vol. des
_Souvenirs et correspondance tirés de ses papiers_, 4e édit.--Sur les
digressions de la Harpe à cette époque, voir la notice que Daunou lui a
consacrée et la _Décade_ du 10 frimaire an IX.]
[141: _Décade_ du 20 frimaire an IX.]
[142: Ce fut vers le 10 ventôse de l'an X qu'il reçut l'ordre de
s'éloigner (v. la _Décade_ de ce jour). Sur ce nouvel exil, voir
Peignot, _op. cit_.--Il pourrait aussi se faire que Bonaparte eût voulu
punir La Harpe de s'être mêlé au projet de restaurer l'Académie
française.]
[143: Sur la mort et les obsèques de La Harpe, voir la _Décade_ des 12,
15 et 17 février 1803.]
[144: Ce n'était pas une raison pour le Lycée de différer jusqu'au
milieu de l'année 1805 l'éloge public qu'il devait à La Harpe, et de le
confier à un littérateur aussi obscur que Chazet. Les _Débats_ du 24
novembre 1803 blâment avec raison le silence gardé sur La Harpe dans la
séance de réouverture des cours de 1803-1804.]
[145: _Décade_ des 20 et 30 frimaire et du 10 nivôse an IX.
_Délibérations et arrêtés du Comité d'administration du Lycée_
(manuscrit à l'hôtel Carnavalet).]
[146: Je les trouve mentionnés pour la première fois comme professeurs
au Lycée, les deux premiers dans la _Décade_ du 30 vendémiaire an XII,
et le troisième dans la _Décade_ du 10 frimaire an XIV.]
[147: Daunou dit que déjà, dans l'hiver de 1802 et de 1803, Ginguené
avait fait au Lycée des lectures sur la littérature italienne (Notice de
Daunou sur Ginguené, dans la 2e édition de l'_Histoire de la littérature
italienne_ de celui-ci, Paris, Michaud, 1824).]
[148: Voir, au surplus, la liste des professeurs pour l'année 1803-1804,
dans la _Décade_ du 30 vendémiaire an XII et les _Débats_ du 5 décembre
1803.]
[149: _Décade_ du 10 thermidor an XII, 10 frimaire an XIII.]
[150: _Débats_ du 12 décembre 1801.]
[151: Sur le cours de Lemercier, voir ce qu'il en dit lui-même dans
l'ouvrage où il l'a publié, et un article de la _Biographie des hommes
du jour_ par Sarrut et Saint-Edme, 1re partie du 1er volume. Pour la
leçon de Guizot à la Faculté, en 1812, on la trouvera dans ses
_Mémoires_. Le passage suivant offre une allusion évidente: «Les
provinces n'existaient pour Rome que par les tributs qu'elles lui
payaient; Rome n'existait pour les provinces que par les tributs dont
elle les accablait... Dès que cet empire fut conquis, il commença à
cesser d'être, et cette orgueilleuse cité qui regardait comme soumises
toutes les régions où elle pouvait, en entretenant une armée, envoyer un
proconsul et lever des impôts, se vit bientôt forcée d'abandonner
presque volontairement des provinces qu'elle était incapable de
conserver.» On voit que Guizot abrège singulièrement la durée de la
domination romaine, et qu'il oublie que les peuples vaincus par Rome et
par Napoléon n'ont pas uniquement eu à se plaindre de leurs
conquérants.]
[152: Voir les _Nouvelles de la République des lettres_ de La
Blancherie, à la date du 28 novembre 1779.]
[153: Sur les séances d'ouverture du Collège de France, voir _Mémoires
secrets_, 13 et 14 novembre 1786, 16 décembre 1786, 13 novembre 1787;
_Décade_ du 30 brumaire an VI, 10 frimaire an VII, 30 brumaire an XI;
_Journal de Paris_, 30 brumaire an III, 25 brumaire an V; _Débats_ du 26
novembre 1803; _Publiciste_ du 25 novembre 1805.]
[154: _Décade_ du 30 brumaire an VIII; _Débats_ du 3 janvier 1804.]
[155: Article de M. Liard sur l'Enseignement supérieur et le Consulat,
dans la _Revue internationale de l'Enseignement_, 15 avril 1889, p.
347.]
[156: Numéro du 20 novembre 1828. Arm. Marrast a publié un _Examen
critique du cours de M. Cousin_ (Paris, Corréard jeune, 1828), qui
justifie nos remarques sur le rationalisme méticuleux qui régnait alors
à l'Athénée. Voir encore, à ce sujet, les éloges que le _Courrier
français_, donne à Daunou le 9 décembre 1828, et le 7 du même mois, ses
remarques malveillantes sur le cours de Guizot. Sur les rapports d'Arm.
Marrast avec l'école de La Romiguière, voir les _Idéologues_, par M.
Picavet (Paris, Alcan, 1891), p. 554-5 et 607-608.]
[157: Voir, sur le cours d'Artaud à l'Athénée, ses _Essais_ posthumes
_de littérature_ (Paris, Plon, 1863, in-8°), p. 306-351 et p. XII de la
préface.]
[158: Voir un article de M. Aulard, dans la _Révolution française_ du 14
avril 1890.]
[159: 5e vol. de la _Minerve_, p. 209; voir _ibid._, 4e vol., p. 516 et
suiv.]
[160: _Courrier français_ du 8 décembre 1826. Pour Azaïs, voir, dans son
_Cours de philosophie générale_, les trois premiers volumes qui
reproduisent ses leçons de l'Athénée.]
[161: Une pièce, émanée des bureaux de la censure, rapporte qu'on dit
que l'autorité a fait cesser, comme trop agressif, un cours de Jouy;
c'est la seule mention d'une mesure prise contre l'Athénée, et elle
n'est pas positive. Toutes ces pièces sont dans le carton F7, 6915, des
Archives nationales, au dossier qui porte les noms de Villenave et de
Comte.]
[162: Voir aussi le numéro du _Drapeau blanc_ du 26-27 décembre 1822.]
[163: Voir le discours de clôture prononcé par Roger, le 31 mai 1822,
dans les _Annales de la littérature et des arts_.]
[164: Débats du 31 août 1821; _Moniteur_ du 30 juin 1825.]
[165: P. 46 de la _Galerie_, publiée par Lacretelle aîné, à la suite de
la cessation de la _Minerve_; p. 121 du 18e volume des _Annales de la
littérature et des arts_.]
[166: Voir p. 122 du 18e volume des _Annales de la littérature et des
arts_.]
[167: Voir les numéros des 3, 9, 22 décembre 1821.]
[168: Voir le _Constitutionnel_ du 18 décembre 1821, et sur les leçons
qu'Azaïs faisait dans son jardin, la biographie placée en tête de la 5e
édition de son traité des _Compensations_.]
[169: C'est en 1832 qu'elle disparaît de l'_Almanach du commerce_, où
elle figure encore en 1831.]
[170: Voir, sur les cours de Mignet à l'Athénée, le livre de M. Édouard
Petit: _François Mignet_, Paris, Didier, 1889, p. 40 et suiv., et sur
les lectures de Constant, relatives au sentiment religieux, le
_Moniteur_ des 6 février, 16 et 19 mars 1818.]
[171: Voir l'_Investigateur_, journal de cette Société, vol. I, p. 185;
vol. VII, p. 237-238; vol. VIII, p. 43-44, 89, 187. Je dois ces
indications à M. Joret-Desclozières, secrétaire général de la Société
historique, qui a succédé à l'Institut historique; c'est l'intervention
de M. Berth. Zeller qui m'a valu cette gracieuse communication.]
[172: C'est évidemment sa leçon d'ouverture qu'il a publiée sous un
titre interminable dont nous transcrirons les premiers mots:
_Régénération du monde_, Paris, Leroy, in-8°, 1842.--À propos des cours
précités de Mme Dauriat, le programme imprimé de 1837-8, qui est à la
bibliothèque Carnavalet, dit que Mme de Staël et la princesse de Salm
s'étaient fait entendre à l'Athénée. C'est la seule mention que je
connaisse de ce double fait. Quant aux lectures de la princesse de Salm
à l'Athénée des arts, nous les avons rappelées. On sait d'autre part que
Mme de Staël a lu à l'Académie romaine des Arcades une traduction en
vers d'un sonnet italien.]
[173: Dans un appendice sur les cours établis à Paris et en province à
l'imitation du Lycée, nous donnerons des détails dus à M. Dezeimeris et
à Mgr Richard, sur ces établissements de Bordeaux et de Marseille.]
[174: Voir le _Conciliatore_ du 21 mars 1819 et la p. 28 de l'attachante
étude de M. d'Ancona sur F. Confalonieri.]
[175: Le livre où M. de Labra a écrit l'histoire de ces établissements a
pour titre: _El Ateneo de Madrid_ (Madrid, Alaria, 1878). C'est M.
Ernest Mérimée qui me l'a signalé.]
[176: On n'oubliera pas que nous parlons des gens du monde, de
l'éducation qu'on se donne à soi-même; car nul n'ignore ce que
l'Université a fait depuis trente ans pour répandre la connaissance des
langues modernes. Dans cet ordre de connaissances, les hommes qui
écrivent sont en France beaucoup plus instruits que ceux des époques
précédentes.]
[177: Pour les sciences, tous les illustres professeurs de l'Athénée ont
enseigné aussi dans les chaires de l'État.]
[178: Article du _Mercure_ reproduit aux p. 23-25 du 1er volume du
_Journal de l'Instruction publique_ (1827). Pour Daunou, voir le
_Constitutionnel_ du 8 décembre 1819, et un article de Tissot, à la p.
578 du 5e volume de la _Minerve_.]
[179: Guizot, _Essai sur l'histoire et sur l'état actuel de
l'instruction publique en France_ (Paris, Maradan, 1816, p. 121).]
[180: Voir les vains griefs des _Débats_ du 18 novembre 1820 et du 8 mai
1821 contre le cours de Guizot. Cousin donnait quelquefois une forme
provocante à des idées très sages, mais c'était un pur artifice; dans la
fameuse leçon où il exposa sa politique, il ne demandait même pas le
jury pour la presse que tous les libéraux réclamaient.]
[181: Le 20 octobre 1822, il lui écrivait qu'il regrettait un peu cette
petite tribune d'où il exerçait quelque action directe; que cependant il
avait pour dédommagement tout son temps et toute sa liberté. (Voir le
volume de lettres de Guizot, publié par la maison Hachette, en 1884.)]
[182: Voir, sur ce cours, un article du _Conservateur littéraire_ de
juillet 1820.]
[183: Sur l'affaire de Bavoux, voir le _Moniteur_ des 5, 6, 11, 12, 28
juillet, 1, 2, 3 août, 9 septembre 1819. Entre autres journaux qui
défendirent Bavoux, voir la _Minerve_, p. 418-9, 530 et suiv. du VIe
volume; p. 26 et suiv. du VIIe. Parmi ceux qui l'attaquaient, voir un
article de Chateaubriand, p. 76 et suiv. du IVe volume du
_Conservateur_.]
[184: Arch. nat., dossier de Cousin coté 71968. La lettre est simplement
datée du lundi 27 mars, mais elle appartient évidemment à l'année 1820
où le 27 mars tombait en effet un lundi.]
[185: C'est-à-dire pour ses leçons de la Faculté, où il n'existait pas
encore de cours fermé.]
[186: Ces minutes sans signature, écrites de la même main et de la même
encre, sur du papier qui porte l'en-tête imprimé: _Commission de
l'Instruction publique_, se trouvent aux Archives nationales, dans le
dossier précité.]
[187: C'était sans doute à la même époque qu'il lui échappait le
compliment par calembourg, rapporté dans les _Mémoires de Sosthène_ de
Larochefoucauld: «Charles X, c'est deux fois Charles V.»]
[188: Voir, aux Archives nationales, le dossier de Villemain coté F,
72081 et le dossier déjà cité de Cousin. Un statut du 16 février 1810
exigeait de chaque professeur de la Faculté deux leçons d'une heure et
demie par semaine, fixait l'ouverture des cours au mois de décembre, et
la durée de l'année scolaire, pour l'enseignement supérieur, à huit
mois.--D'après un article de la _Rivista critica della letteratura
italiana_ de janvier 1892, sur les vacances et les fêtes de l'Université
de Pise, le grand-duc de Toscane avait décidé, en 1575, que les
professeurs de Faculté feraient chacun, par an, au moins cent dix
leçons: prétention exorbitante, et qui ne pouvait avoir pour effet que
d'abaisser la valeur de l'enseignement donné.]
[189: Cette brochure, éditée à Paris par Pélicier, avait pour titre: _Un
mot sur M. le Directeur de l'imprimerie et de la librairie_. Villemain,
en cette qualité, avait fait confirmer l'interdiction de jouer l'_Ami
des lois_, que la Restauration n'osait laisser représenter par crainte
des cabales des bonapartistes; ceux-ci prenaient alors pour eux ce que
Laya avait écrit contre les démagogues de 1793. C'est dans cette
brochure qu'on trouve la mention des services rendus auparavant à
Villemain par Laya.]
[190: Voir le début de la 52e leçon. Encore est-ce par malice que
Villemain rappelle ici qu'il est professeur d'éloquence. Il veut
justifier la longue étude qu'il entreprend de l'éloquence politique en
Angleterre.]
[191: Voir ces appréciations dans les _Annales de la littérature et des
arts_, p. 234 du 26e vol.; dans le _Globe_, p. 387 du 6e vol.; dans
l'article sur Villemain du 1er vol. des _Causeries du lundi_.]
[192: Près de deux mille cartes auraient été distribuées lors de la
séance d'ouverture de Guizot, en décembre 1820, d'après le
_Constitutionnel_ du 8 de ce mois; mais on venait, ce jour-là, donner
une marque d'adhésion à un homme politique qu'une disgrâce imméritée
obligeait à reprendre possession de sa chaire, Guizot, dans ses
_Mémoires_, dit que son auditoire était alors beaucoup moins nombreux et
moins varié qu'il ne fut quelques années plus tard.]
[193: 34e volume de cette Revue, à propos d'une leçon de Villemain, du 6
janvier 1829.]
[194: P. 347-348 du 6e volume du _Globe_.]
[195: Nous avons déjà touché un mot de l'_Examen critique du cours de M.
Cousin_, par Marrast, à propos de l'Athénée.]
[196: Voir, dans les _Annales de la littérature et des arts_, l'article
des p. 377 et suivantes du 33e volume, et le _Moniteur_ du 26-27
décembre 1822. Sur d'autres travaux d'appropriation exécutés à la
Sorbonne sous la Restauration, voir le _Moniteur_ du 13 novembre 1819 et
du 3 janvier 1820. Il résulte, de recherches consignées par M. le doyen
Himly dans un registre de la Faculté des lettres, que ce fut une
ordonnance du 3 janvier 1821 qui attribua la Sorbonne aux Facultés de
Théologie, des Sciences et des Lettres, et que les affiches de la
Faculté des lettres, depuis 1815-6 jusqu'à 1817-8, portent: «rue
Saint-Jacques, ancien Collège de France;» depuis 1817-8 jusqu'à
1820-1821, «rue Saint-Jacques, ancien collège du Plessis;» depuis
1821-2, «à la Sorbonne.»]
[197: Voir ces deux passages dans le _Cours sur le dix-huitième siècle_,
leçons XIV et XV.]
[198: On a vu plus haut que son auditoire était moins exclusivement
composé de jeunes gens que celui de Cousin.--C'est dans la 52e leçon du
_Cours sur le dix-huitième siècle_ qu'il nous dit que la plupart de ses
auditeurs sont des étudiants en droit.]
[199: Il y loue aussi Lamartine; je n'ai pas remarqué qu'il y fasse
mention de Victor Hugo.]
[200: Dans l'affaire de Bavoux, on voit les étudiants royalistes avancer
que, puisque ses partisans s'arrogent la liberté d'applaudir, les
mécontents acquièrent le droit de siffler, et Bavoux, au moment où il
s'inquiète de la tournure que prennent les événements, déclarer qu'il
n'est pas un acteur, et prier ses auditeurs de l'approuver en silence ou
de se retirer paisiblement.--Sur une manifestation politique des
auditeurs au cours de Raoul Rochette et à celui de Charles Lacretelle,
voir p. 45-6 de la _Galerie_, recueil qui avait succédé à la _Minerve_,
en 1820.]
[201: Voir les _Annales de la littérature et des arts_, 26e vol., p.
198-9, et un article du _Moniteur_ sur la leçon du 24 novembre 1824.
Pour Guizot, voir ses _Mémoires_, 1er vol., p. 343.]
[202: On s'étonne, en lisant le cours imprimé, de voir Villemain
s'excuser, dans la XXVIIe leçon, de traiter du roman, alors que dans la
XIe il en a déjà traité sans se justifier. C'est qu'à l'origine, la
leçon qui contient cette apologie venait bien avant l'autre.]
[203: Sur sa confiance dans les qualités que les circonstances ne
permettaient pas à l'Italie de produire au dehors, voir la 32e leçon du
_Cours sur le dix-huitième siècle_. Sur le scepticisme de la génération
de Villemain à l'endroit du relèvement de l'Italie, voir notre livre:
_Mme de Staël et l'Italie_, p. 136-139.]
[204: Ce fut à partir du 29 avril 1828, date de la leçon sur Hume.]
[205: Voir le _Journal de l'Instruction publique_ du temps, articles des
pages 91 et suiv. du Ier volume, 432 et suiv. du IIe.]
[206: Voir, dans la 23e leçon du _Cours sur le dix-huitième siècle_, et
ailleurs le passage où il prétend que c'est une vie d'aventures qui a
formé tous les talents du seizième siècle, connue si, sans parler de
Marot et de Ronsard, de l'Arioste et du Tasse, la vie de Montaigne et
celle d'Érasme offraient beaucoup d'aventures.]
[207: Outre son dossier aux Archives, voir les _Annales de la
Littérature et des Arts_, vol. IX, p. 427, et vol. XXVI, p. 116; le
_Moniteur_, numéros des 26-27 décembre 1822, du 19 novembre 1823, du 12
janvier 1827. C'étaient tantôt des accidents de poitrine, tantôt une
cruelle maladie des yeux qui avaient nécessité ces interruptions.]
[208: Sur ce dernier point, voir, dans le _Courrier français_ du 9
décembre 1828, le résumé d'une leçon de Daunou au Collège de France.]
[209: 1re année de cette Revue, colonne 111.]
[210: Même Revue, 2e année, colonne 45.]
[211: J'éprouve presque un remords à critiquer un homme qui, dans ce
même article, a parlé courageusement de notre patrie: «Au moment,»
dit-il, «où des passions malsaines sèment la discorde entre deux peuples
frères, il sera bon que le chant du plus sympathique de nos poètes, qui
célèbre les exploits des vaillants et généreux paladins, donne aux
jeunes gens l'amour de la noble et douce terre de France, de tous les
peuples qui s'honorent et se vantent encore du sang latin qui coule dans
leurs veines.»]
[212: Il est, par exemple, bien supérieur au fond dans les premiers
ouvrages de Molière et de Racine; jusqu'à un certain point, la remarque
est vraie aussi des peuples; car les Romains, qui n'ont eu de
jurisconsultes véritablement grands qu'après avoir appris la philosophie
à l'école des Grecs, avaient, dès la Loi des Douze Tables, atteint la
perfection du style législatif.]
[213: M. Lenient, _La poésie patriotique en France au moyen âge_. Paris,
Hachette, 1891.]
[214: Note 3 de la page 270.]
[215: Ce paragraphe est une réponse aux défiances qui entretenaient dans
le pensionnat la demi-solitude avouée par le paragraphe suivant.]
[216: Probablement une Retraite comme dans nos pensionnats
ecclésiastiques.]
[217: Remarquons ici encore que la prudence italienne ne contracte pas
les engagements chimériques de la pédagogie française de ce temps-là.]
[218: Ou plutôt, comme on le verra au dernier paragraphe de ce chapitre,
dépenses que les parents payent par l'intermédiaire du pensionnat.]
[219: _Le straniere._ À cette époque, un Italien ne reconnaissait encore
pour compatriotes ou, du moins, ne nommait ainsi que ses concitoyens.]
[220: Nous avons vu que les maisons d'éducation fondées par le
gouvernement français dans le royaume d'Italie étaient purement laïques,
mais il y existait un certain nombre de pensionnats tenus par des
religieuses.]
[221: Extrait des registres de l'état civil de Saint-Apollinaire (à
Valence), de 1739 à 1749 (G. G., 52). Nous avons conservé les
divergences dans l'orthographe des noms. C'est M. Prudhomme, archiviste
de l'Isère, qui, après avoir fait des recherches dans son département, à
la prière de M. Astor, professeur à la Faculté des sciences de Grenoble,
a bien voulu m'obtenir cette obligeante communication de son collègue de
la Drôme.]
[222: Nous avons trouvé les mêmes intentions dans le gouvernement de
Napoléon et du prince Eugène, la même vigilance dans leurs ministres.]
[223: À la différence du collège de San Marcellino.]
[224: On pourra consulter ce volume à la Bibliothèque nationale de
Paris.]
[225: Lors de la visite de lady Morgan, le nombre des élèves montait à
vingt-deux seulement; mais, comme nous l'avons dit, les pensionnats de
jeunes filles étaient alors tous moins peuplés qu'aujourd'hui.]
[226: Au temps dont parle Bonfadini, ces expressions désignaient
d'ordinaire la méthode des écoles lancastriennes, c'est-à-dire
l'enseignement mutuel qui fit beaucoup parler de lui en France et un peu
en Italie pendant la Restauration. Je ne sais, toutefois, si
l'enseignement mutuel fut, en effet, appliqué par Mme Cosway à Lodi.]
[227: Voir p. 209-212 du 2° volume de cette biographie publiée à Lyon en
1841 (2 vol. in-8°).]
[228: _Giornale italiano_ des 2 janvier, 25 juin 1808 et 1er décembre
1809.]
[229: Ibid., 1er avril 1808.]
[230: Ibid., 1er décembre 1809.]
[231: Ibid., 1er mai 1810.]
[232: Ibid., 2 mai 1811.]
[233: Sur cette grammaire et sur quelques autres, voir M. Ademollo, _Un
awenturiere francese in Italia nella seconda metà del settecento_.
Bergame, 1891, p. 21 et 146-151.]
[234: _La France chevaleresque et chapitrale_, par le vicomte de G***,
Paris, Leroy, 1785. _Catalogue des gentilshommes de Lorraine et du duché
de Bar qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la
noblesse pour l'élection des députés aux états généraux de 1789_, par L.
de Larroque et Édouard de Barthélemy, Paris, 1865.]
[235: 9e volume des _Mémoires de la Société d'archéologie lorraine de
Nancy_.]
[236: Relativement à Mme de Gricourt, M. Janvier, président de la
Société des antiquaires de Picardie, m'apprend qu'il existe encore une
famille noble de ce nom alliée aux familles Cousin-Montauban et Tascher
de la Pagerie; mais il n'oserait affirmer que l'institutrice de Milan
appartînt à cette famille.]
[237: Paris, Plon, Nourrit et Cie, 2 vol. in-8°, 1er vol., ch. IV.]
[238: Là où les registres du collège indiquent tantôt Gênes, tantôt une
autre ville de la Ligurie, il est probable que Gênes n'est qu'une
désignation générique et que le véritable lieu de naissance est l'autre
ville.]
[239: M. le baron Ant. Manno veut bien m'écrire que ce Gius. Avogadro
est celui qui devint, plus tard, lieutenant-colonel et qui eut pour fils
l'abbé Gaetano, peintre de quelque mérite, et le comte Annibal, tué d'un
coup de canon en 1848, sous les murs de Milan. Pour Ang. Campana, M.
Manno, qui l'a connu dans sa vieillesse, me dit qu'après 1848 il
commandait en second, comme major général, la garde nationale de Turin.]
[240: M. Ach. Neri, bibliothécaire de l'Université de Gênes, a
l'obligeance de m'apprendre que Luca Podestà fut, plus tard, ingénieur
en chef des ponts et chaussées et eut pour fils le baron Andrea Podestà,
actuellement sénateur et maire de Gênes, et que la famille des Boccardi
a fourni un ambassadeur en France en 1798, et actuellement un sénateur,
qui est, en même temps, un économiste distingué.]
[241: M. G. Sforza a publié une lettre écrite par lui de Sorèze le 16
mai 1802 (_Archivio storico italiano_, 1889, 5e série, n° 169.--P. 12
des _Rime e prose di Fil. Pananti_ (Florence, Salani, 1882)). On dit que
ses élèves pleurèrent à son départ, qu'il alla ensuite à Londres, y
écrivit dans le journal _L'Italia_, donna des leçons d'italien dans le
grand monde et gagna beaucoup d'argent ainsi que le titre de poète du
Théâtre musical; il quitta l'Angleterre en 1813. Sous la Restauration,
le professeur d'italien à la mode à Londres était P.-L. Costantini, qui
a publié des Anthologies, et que Ginguené avait autrefois recommandé
(_Mercure_, 29 octobre 1808).]
[242: Voir, dans la bibliographie qui fait suite à mon livre sur Mme de
Staël et l'Italie, les livres relatifs à l'histoire du Piémont et de la
Lombardie à cette époque, et de plus, les chap. 3 et 4 du IVe vol. de la
_Storia della corte di Savoja durante la Rivoluzione et l'Impero
francese_, par M. Carutti (Turin-Rome; Roux, 1892, in-8°, 1er vol.
L'ouvrage est en cours de publication).]
[243: Voir quelques pages des _Mémoires sur la jeunesse de Mme
Récamier_, de B. Constant, que Mme Lenormant donne en appendice à la
suite des lettres du deuxième à la première qu'elle a publiées en 1882
(Calmann-Lévy, in-8°); le _Discours préliminaire_ de Daunou sur La
Harpe; le _Tableau historique de l'érudition française_ de Dacier; le
chap. XXII des _Mémoires_ de Morellet; les _Mémoires_ de Mme de Genlis.
Mme Récamier ne mettait pas en doute la sincérité de cette conversion;
et, peut-être en réponse à la fameuse historiette sur la componction
gastronomique de la Harpe, elle racontait comment des jeunes gens qui
avaient tendu chez elle un piège à la dévotion de son hôte ne purent
qu'en constater la vérité (_Souvenirs et corresp. tirés des papiers de
Mme Récamier_, par Mme Lenormant, Paris, Mich. Lévy, 1873. p. 54-56 du
1er vol.).]
[244: On remarquera que, tandis que Chateaubriand, atteint dans son fond
par l'incrédulité, parle presque de la religion dans le _Génie du
christianisme_ comme d'une morte qu'il pleure et voudrait ressusciter,
La Harpe voit déjà le philosophisme expirant.]
[245: Encore convient-il de remarquer que l'injustice des autres envers
le christianisme le ramène quelquefois à l'équité (voir la préface du
vol. de J.-B. Salgues, _Mélanges inédits de littérature de La Harpe_,
1810).]
[246: Les articles qui avaient particulièrement piqué La Harpe sont la
lettre assez amusante d'un Frère et Ami retiré des affaires insérée dans
le _Journal de Paris_ du 18 messidor an V (6 juillet 1797) et le numéro
du lendemain du _Rédacteur_. Or, je n'ai plus retrouvé mention de La
Harpe dans le _Journal de Paris_ jusqu'au delà du 18 fructidor; et
pourtant le _Journal de Paris_ était alors si déclaré contre les
opinions de La Harpe que, le 25 fructidor an V, il approuva formellement
le coup d'État du Directoire. Quant au _Rédacteur_, s'il revient à la
charge contre La Harpe le 20 messidor (14 juillet) et le 10 fructidor
(27 août), il ne dit plus rien du bonnet rouge.]
[247: Voir l'art, précité du _Mémorial_, 10 juillet 1797, dont le titre
est: _Histoire de mon bonnet rouge, de ma philosophie, de mon
jacobinisme_, etc., et la suite de cet article dans le premier des deux
suppléments au n° du 13 juillet; voir aussi, dans le _Cours de
littérature_, le préambule du morceau intitulé: _Esprit de la
Révolution_.]
[248: Numéro du 29 juin 1793.]
[249: Note manuscrite de Laya relevée sur un exemplaire de l'_Histoire
de la Révolution_ de M. Thiers, édition de 1832, par M. Ravenel (voir
l'article de M. Ravenel auquel renvoie la _Nouvelle Biographie générale_
au mot LA HARPE).]
[250: La Harpe a toujours dit qu'il avait été enfermé pour avoir
qualifié Robespierre d'_inepte_; le _Journal de Paris_ dit, le 6 juillet
1797, qu'_il fut coffré pour avoir contredit un de nos gros bonnets sur
un point d'histoire_. Cette version se rapproche de celle de Daunou. Peu
importe, en somme: les hommes de la Révolution pardonnaient moins encore
une critique littéraire qu'une satire politique. Voir la fine
explication que M. Aulard donne de l'amertume de Robespierre, p. 516-519
de ses _Orateurs de la Constituante_.]
[251: Des malheurs domestiques contribuèrent à tourner en acrimonie le
zèle religieux de La Harpe. Voir, sur la fin tragique de sa première
femme et sur les chagrins que lui causa son deuxième mariage, les
_Mémoires secrets_ du comte d'Allonville (Paris, Werdet, 1838), p.
352-353 du 1er vol., et _Souvenirs et corresp. tirés des papiers de Mme
Récamier_, par Mme Lenormant, 4e édit. Paris, Michel Lévy, 1873, p.
60-63 du 1er vol. La Harpe avait eu des torts avec sa première femme;
mais Mme Récamier, qui avait fait le deuxième mariage (9 août 1797),
témoignait qu'il se conduisit avec beaucoup de droiture, de modération
et d'humilité dans les mortifications qui en furent pour lui la
conséquence au moment même où le Directoire le poursuivait.]
[252: D'après les _Mémoires_ de Fabre (de l'Aude), Paris, Ménard, 1832,
p. 340-341 du 1er volume, La Harpe dut mettre ses livres en vente;
quelques-uns furent acquis à des prix considérables par des personnes
qui les lui laissèrent.]
[253: Signalons à ceux qui voudront écrire sur La Harpe la réimpression
de son discours sur la liberté des théâtres dans le n° de
juillet-septembre 1789 de la _Révolution française_, p. 363, et, à
propos de ce discours, le n° de la _Feuille du Jour_ du 21 décembre
1790.]
[254: Programme pour l'an II, rédigé par Garat, imprimé (Bibliothèque
Carnavalet). Parmi les curieux détails sur l'épuration de l'an II que
donne le registre des assemblées générales, notons que, pour remplacer
les actionnaires évincés, on se proposait d'appeler pêle-mêle
Berthollet, Monge, Pache, Barrère, Couthon.]
[255: Je ne répéterai plus les attributions des professeurs chaque fois
qu'un même nom reviendra.]
[256: _Courrier français_, 14 novembre 1821, et _Moniteur_ du 15
novembre 1821.]
[257: _Ibid._, 17 novembre 1822.]
[258: _Ibid._, 20 novembre 1823.]
[259: _Courrier français_, 30 novembre 1824; _Globe_ du 2 décembre
1824.]
[260: _Courrier français_, 1er décembre 1825.]
[261: _Courrier français_, 10 décembre 1831.]
[262: _Ibid._, 17 décembre 1832.]
[263: _Courrier français_, 8 décembre 1836, et Programme imprimé à la
Bibliothèque Carnavalet.]
[264: _Courrier français_, 1er décembre 1838.]
[265: Le n° du 19 mai 1796 de l'_Ami des lois_, à propos des séances
publiques du Lycée, dit qu'on peut s'abonner pour trois mois au prix de
200 livres; il veut, sans doute, dire 200 livres en assignats.]
[266: Ces trois listes sont tirées des annuaires du Lycée des Arts. Pour
l'an II, des listes qu'on trouvera au carton F17 1143 des Archives
nationales omettent le nom de Gillet-Laumont et mentionnent en plus, par
contre, les cours de Trouville (hydraulique), et de Lussaut
(architecture).]
[267: Voir la _Décade_ du 20 floréal an VII, du 30 vendémiaire an VIII,
du 20 floréal an IX, et les _Annuaires statistiques_ ou _Annuaires
généraux du département de l'Isère_, rédigés par Berriat Saint-Prix.]
[268: _Courrier français_, 3 décembre 1837.]
[269: _Ibid._, 23 novembre 1848.]
[270: Les cours commençaient quelquefois avant le 1er janvier, mais
point assez régulièrement pour qu'on soit obligé de compter par année
scolaire et non par année civile.]