De quelques Sociétés ou Cours qui ont porté le nom de Lycée ou
d'Athénée.
Outre les associations sur lesquelles porte cette notice, citons encore:
Le Lycée de l'Yonne, dont il est parlé dans le _Moniteur_ du 2 frimaire
an X, et dont Féletz examine, au 6e volume de ses _Mélanges_, des
Mémoires écrits dans l'esprit des philosophes du dix-huitième siècle; le
Lycée de Caen, qui tint sa première séance le 15 germinal an IX (v. la
_Décade_ du 10 floréal an IX et du 10 floréal an X); le Lycée de
Grenoble: Berriat Saint-Prix, un de ceux qui en soutenaient le mieux
l'honneur, constatait, en 1802, qu'en cinq ans cette société avait reçu
cent vingt mémoires ou pièces détachées[267]; le Lycée de Bourges; le
Lycée de Toulouse, sur lequel on peut consulter, à la bibliothèque
municipale de la ville: 1° un recueil contenant les noms des associés
correspondants; les lectures faites dans les séances publiques, depuis
le 10 floréal an VI jusqu'en l'an IX; 2° un recueil d'éloges, discours,
poésies, notices de travaux, de l'an VII à l'an IX; 3° un discours en
vers du citoyen Saint-Jean, professeur à l'École centrale, sur ce Lycée,
en l'an VI; 4° des registres conservés aux archives de Toulouse. (Ces
détails sur le Lycée de Toulouse m'ont été fournis par M. Lapierre,
bibliothécaire de la ville, à la prière de M. Ernest Mérimée).
C'étaient là de petites académies; voici des cours.
Le Lycée de Marseille, pour lequel, grâce à Mgr Ricard interrogé pour
moi par M. le recteur Bizos, son ancien collègue de la Faculté d'Aix, je
puis fournir les éléments d'une notice. Autorisé le 7 décembre 1828, ce
Lycée renonça assez promptement aux cours pour les simples séances
littéraires, et bien avant d'être fermé en 1885, il n'était plus qu'un
cercle; mais pendant le temps où il tenait école, il avait compté parmi
ses professeurs, outre Ampère et Brizeux, quelques hommes distingués,
tels que Bérard, plus tard membre de l'Institut et doyen à Montpellier;
le cours de Brizeux fut consacré à la littérature française: celui
d'Ampère avait roulé sur la poésie du Nord; la leçon d'ouverture du 12
mars 1830, qu'Ampère en avait publiée, a été réimprimée dans ses
_Mélanges d'histoire littéraire et de littérature_, publiés après sa
mort, par M. de Loménie (Paris, Mich. Lévy, 1867, 2 vol. in-8°); la
_Revue de Provence_ a donné un résumé de ce cours. On peut consulter,
sur ce Lycée: 1° à la bibliothèque de Marseille, qui a acquis la presque
totalité de l'importante bibliothèque que possédait l'établissement, les
statuts (F p b 47); quelques recueils des lectures faites par des
membres de l'association; des leçons sur différents sujets et en
particulier des leçons d'Ampère; 2° une notice par M. Tamisier, dans la
_Revue de Marseille_, année 1856, p. 79 et suiv., 140 et suiv.; 3° du
même M. Tamisier, les _Noces d'or de l'Athénée_ (de Marseille),
Marseille, 1879. Les historiens provençaux qui ont parlé _passim_ de ce
Lycée, sont: Marius Chauvelin, Augustin Fabre dans _Les Rues de
Marseille_; Justin Cauvière, dans le recueil appelé _le Caducée_.
Le Musée de Bordeaux, fondé à l'imitation du Musée de Court de Gébelin,
et dont il est parlé dans la _Séance du Musée de Paris du 5 février
1784_ (Bibliothèque Carnavalet), n'avait été qu'une Académie; mais M.
Dezeimeris m'apprend qu'il eut pour successeur une Société Philomathique
qui se rapprochait davantage de l'établissement de Pilâtre. Bordeaux a
eu un Athénée.
Pour Paris, nous citerons:
L'Athénée de la langue française, rue Neuve-des-Bons-Enfants, 25, sous
le premier Empire (Voir aux Archives nationales le carton F17 1144 et le
_Publiciste_ du 16 décembre 1809).
L'Athénée central qui avait deux établissements, l'un rue Vivienne, 10,
l'autre rue de Touraine Saint-Germain, 6, près de l'Odéon, et qui
enseignait l'anglais, l'allemand, l'espagnol, le droit commercial,
l'arithmétique commerciale; le seul nom un peu connu qu'on voie parmi
ses professeurs dans le _Courrier français_ du 14 décembre 1828, dont
j'extrais ce qui le concerne, est Suckau.
L'Athénée des familles, rue de Monsigny, 6[268].
L'Athénée populaire du XIIe arrondissement, où, sous la deuxième
République, Demogeot enseignait l'histoire de France, M. A. Macé, alors
professeur d'histoire au lycée Monge, l'histoire des institutions
politiques; Demontz, la comptabilité commerciale; Gouiffès, la
législation commerciale[269].
L'Athénée de la jeunesse, 3, quai Malaquais, qui donnait un cours
complet pour l'éducation des jeunes personnes.
L'Athénée Européen, 33, rue de Montreuil.
Le Lycée industriel et commercial, passage Saunier, 11.
L'Athénée polyglotte, qui promettait de se charger de toute sorte de
travaux, traduction, copie, rédaction, etc.
L'Athénée des Beaux-Arts, rue de Seine, 37, fondé en 1834 par M.
Gendrin, et dont le nom indique assez l'objet.
J'ignore ce qu'était l'Athénée oriental situé quai des Grands-Augustins,
47.