11 h.

La cloche du dîner me coupa les ailes,--du même coup dissipa l'océan

dont la marée montait et j'en suis resté là de mes vers rythmiques et de

mes assonances.

Je reprends les pages lues et relues, cherchant s'il y a des choses

demeurées sans réponse.

Dieu! que d'écriture tu vas recevoir! J'ai réservé cela pour le morne

Dimanche. Puisqu'on les demande j'y aurais bien joint les rêvasseries

noires écrites l'autre jour et pas envoyées, mais je les ai brûlées; il

n'y a guère de regret à en avoir; ce n'était pas de l'insurrection, mais

de la maladie. De fait, je fus malade et cela pourrait être donné en

exemple, dans les physiologies, comme preuve de l'influence du moral sur

la bête. Cette extrême nervosité fit croire, un jour, à un bonhomme qui

m'observait et se croyait sagace, que j'étais féminin, sensitivement.

Au fait, je suis peut-être une âme tendre!

Quels bavardages j'envoie à mon amie! Mais je sais qu'elle m'écoute, et

si la tête ne me bourdonnait pas un peu, je serais capable de remplir

encore un carré de papier.

Pour envoyer le plus mince soupçon d'échantillon, il faudrait avoir sous

la main de ces rayures et je n'en ai pas encore. Je tâcherai de

circonvenir ma mère qui en a dans un coin, mais sous quel prétexte? S'il

faut en faire faire, ce n'est plus cela; j'espère en trouver à

Coutances. Pour la robe, la Gr. M... est malade et ce sera peut-être

difficile. Voilà des déceptions. Le reste va tout seul, encore que les

cuillers ont manqué rester en route; enfin, il est convenu qu'on me fera

cet avancement d'hoirie.

Il faudrait dépoétiser le parfum de la petite feuille pour dire son nom.

J'en sème dans les pages, mais, Psyché, tu ne sauras pas son nom. Les

jours maintenant peuvent se décompter. Bientôt,--Enfin--Adieu, ma chère

âme. Dimanche je t'écrirai du bord de la mer, mais comme là le courrier

est le matin, il n'est pas sûr qu'on ait la lettre lundi. Je ferai mon

possible. Je te dois bien cette illusoire compensation d'une lettre

quotidienne. Une lettre, c'est une joie, je le sais bien quand je vois

ton écriture.

De cette vieille ville de Coutances, Samedi, 10 septembre, 4 h.

J'espérais trouver ici de l'étoffe rayée. En voici, dans une

enveloppe séparée qui me semble parfaite pour un manteau--le manteau de

nos rêves.

Je crois qu'il n'y a qu'ici qu'on trouve cela. C'est fait sur métier à

la main par les seuls paysans.

Je puis en avoir à bon marché la quantité qu'il faut. La largeur est de

1 m. 10 environ.

En répondant avant six heures et en adressant la lettre à _Coutances

(Manche), Poste restante_; j'aurais le temps d'en prendre en revenant

de Geffosses.

Si l'on n'est pas encore décidé, j'ai l'adresse de la bonne femme et on

pourra s'en procurer plus tard.

Trouvé ici une _cuvette_ originale, peut-être impossible:--un vieux

bassin de cuivre--ancien, en bon état--qui bien écuré et nettoyé serait

d'un joli ton jaune--Trouvé des ciseaux.

Mon écriture est-elle lisible--J'écris dans le jardin de la vieille

maison, l'intérieur étant trop mélancolisant avec ses volets clos,

l'odeur de moisi. Une machine dont on héritera peut-être; bon pour un

conte d'Edgar Poe.

Déjeuné chez un brave homme de poète, non sans talent, mais un peu

provincialisé. Une fête pour lui et pas un moment désagréable pour moi.

Une petite pluie fine pour voyager; peu récréatif, pas plus que les

chemins de fer de ce pays où l'on est plus secoué qu'en un vieil

omnibus.

Singulière ville. Je passe dans les rues, on me regarde, on me signale;

des vieilles gens, des ecclésiastiques me saluent très bas; un libraire

veut me vendre un vieux christ en ivoire; j'entends mon nom murmuré par

les boutiquiers sur leurs portes.

Les corneilles de la Cathédrale ont un cri particulier; il y en a plein

l'air, par moments. Dans les rues un bruit de sabots. Impression funèbre

et grotesque.

Geffosses, samedi soir.

Que j'ai une amie précieuse! Comment, je tenais beaucoup à

avoir cet article sur Carducci dont j'avais vu le titre et elle trouve

moyen de se le procurer! C'est de la sorcellerie pure! Ainsi, sans me le

dire, on savait qu'il faut me tenir au courant de la littérature

italienne. La surprise est charmante, toute utilité à part, et me cause

un plaisir très vif et très inattendu. Comment savait-on encore que je

tiens à noter tout ce qui paraît sur Leopardi? Les autres nouvelles

littéraires sont également bonnes à savoir. Ceci s'appelle entendre la

collaboration. On peut communiquer l'article du Voltaire. Mon bonhomme

de poète, qui l'a lu le trouve de son goût, supérieur aux ordinaires

articles de journaux.--Je trouve très agréable cette manière _d'agir des

tendresses_; tu as été aussi tendre en lisant et en notant pour moi

qu'en m'écrivant de jolies choses. Je le prends ainsi, tu vois, mon

amie, que ce n'est pas décourageant.--C... a toujours eu l'habitude des

cartes postales; j'en ai de lui toute une collection; je ne crois pas

qu'il en ait autant de moi. C'est un garçon qui fait des économies de

politesse pour sa petite famille. Si mon second article passe au

Voltaire--et si ce n'est là, ce sera ailleurs--il est à prévoir que mon

nom sera répété plus d'une fois. Bien lancé, ce paradoxe sur la pucelle

pourrait servir de thème aux patriotes pour qui les gloires sacrées de

la France, etc..., de thème pour me dauber, ce qui serait réjouissant.

Le Voltaire, pourrait bien avoir eu peur de cela; et pourtant, il y a

celle de son patron! Oui, mais il y a aussi la gloire la plus pure,

etc...--J'apporterai le cachet en question, à moins, ce qui est

invraisemblable, que mon père ne s'y oppose. A la vérité, il n'y a que

celui-là où ses armes soient seules; les autres ont, accolées aux

siennes, celles de ma mère. Très juste le passage sur ceci, qu'il faut

penser à se maintenir, une fois arrivé. Quant à cette crainte d'arriver

trop vite, je la crois chimérique. Je puis arriver, à mon âge, sans

danger, ne me sentant aucunement dans la voie de la stérilité, au

contraire. Puis, une fois arrivé, c'est-à-dire connu, si au lieu d'un

but général on a des buts particuliers, telle oeuvre, tel succès spécial,

un genre différent de celui dans lequel on s'est fait connaître, une

bataille à gagner sur un terrain neuf, le théâtre.--Il y a eu, ai-je

appris aujourd'hui, un article de Marcel Fouquier dans _LE XIXe

SIÈCLE_ (vers mars ou avril), où il notait que j'avais été le premier à

parler en France du poète américain. Peut-être qu'avec la complicité de

Paul T... on pourrait feuilleter quelques numéros de ce journal; à moins

que le temps manque, et, en ce cas, je le ferai moi-même à mon retour.

M'adresser les lettres mises à la poste lundi, à _Coutances, poste

restante_; celle mise à la poste mardi, au _Château de la Motte,

Bazoches-en-Houlme (Orne)_. Mercredi, elle pourrait arriver trop tard;

ce jour, moi, je t'écrirai pour la dernière fois. Jeudi je serai très,

très, très impatient et vendredi matin, heure dite, vers 5 h. moins le

quart (le train arrive à 4 h. 15, gare Saint-Lazare, cette fois), enfin

je te retrouverai. Je t'en prie, mentalement--moi je l'efface d'un

trait de plume--retire le mot dont tu qualifies ta lettre. Il n'est pas

vrai, et il est laid. En tout ce que tu m'écris tu me prouves que tout

ce qui m'intéresse t'intéresse; n'est-ce pas aimer cela, et le dire,

encore que d'une façon détournée?

Pas de lettres! Gourmande, elle met le mot au pluriel. Eh bien! hier, il

y en eut deux et trois enveloppes, sommes-nous contente? Elle n'a qu'à

dire: encore, encore, et on lui obéit. Si j'étais en prison, je

t'écrirais tout le temps,--il y à tant de manière de dire qu'on l'aime à

celle qu'on aime uniquement!--mais je ne suis qu'un prisonnier en

liberté.

Dimanche matin.

Bonjour, mon cher Sphinx, je me réveille non loin de la mer. En

me penchant par la fenêtre, je l'aperçois bleue, éclatante. Le beau

temps me permettra de profiter de ces deux jours pour m'y plonger un

peu. Mais voilà encore, de cette fois, un plaisir bien incomplet.

Geffosses, Dimanche 11 septembre, 4 h.

Couché dans le sable, dans les dunes, à l'abri du vent. Par une

échancrure, je vois la mer glauque sous le ciel, sous le ciel laiteux; à

l'horizon, après une bande sombre, Jersey se détache dans un bleu de

brume. Le sable chauffé par une journée de soleil me brûle et m'amollit;

il y a comme des baisers dans l'air, et les vains désirs se fondent en

une tristesse. Le halètement sourd du reflux engourdit la pensée, de

même que les effluves salines aiguisent les sens. L'hallucination vient:

Tu surgirais tout d'un coup d'entre les grandes herbes des dunes que je

n'en serais pas étonné. C'est aussi que j'ai beaucoup vécu avec toi

aujourd'hui. Je fus à la messe ce matin, il y avait de l'orgue et toute

notre vie dans les églises a surgi devant moi, depuis ce vendredi du

Stabat jusqu'au jour des jacynthes.

Le creux de sable où je suis étendu se peuple de ta forme; tu sors de

l'eau ruisselante, étincelante au soleil, comme Astarté, ou tu

t'allonges sur la dune, le vent couvrant de sable menu ta peau ivoirée.

Mes sens s'irritent; d'ailleurs, je suis un peu énervé; je dors fort

mal; passant tous mes rêves avec toi, ce qui n'est pas calmant du tout.

Cette solitude de la mer est terrible; en deux heures on est las

d'esprit, sans autre lucidité que des sensations lancinantes; toute

l'âme est chair. Ceux qui trouvent que ça élève l'âme à Dieu n'ont pas

le crâne fait comme moi; à Trouville, peut-être, à cause du casino, mais

pas à Geffosses, où je suis la seule nature respirante, en face du flot

bleu. C'est vers toi qu'en un désir fou elle va, affamée de baisers. Oh!

ce creux dans les dunes, encore un endroit où j'ai semé un des petits

cailloux blancs, que j'ai emporté, comme le Petit-Poucet, pour retrouver

le chemin de mes désirs.

De longtemps, d'ailleurs, je fus obsédé par cette fantaisie, et je

l'objectivai une fois, mais à l'état de désir seulement dans Patrice.

Ainsi ai-je fait souvent; ce que je ne pouvais réaliser, je l'écrivais.

Et voilà pourquoi je n'écrirai peut-être plus de roman d'amour; on

n'écrit bien que ce qu'on n'a pas vécu. Ceci n'est pas l'opinion

commune, mais vois, Balzac ne vécut jamais qu'en imagination. Ce sont

deux cases très différentes, la littérature et la vie; on ferait un

chapitre là-dessus s'il y avait des gens pour le lire.

--Voilà des cockneys qui arrivent et des femmes d'une esthétique

médiocre vont apparaître dépouillées de leur corset (il n'est pas donné

à tous d'avoir une femme avec laquelle on peut railler le corset),

spectacle d'un intérêt très ordinaire.

Je me vautre vêtu de molleton blanc; j'en apporterai la vareuse qui avec

un liseré rouge ou bleu ne lui déplaira peut-être pas comme vêture pour

la maison.

Le soleil baisse, le vent devient frais et cela m'apaise. Je n'ai pas

pris de bain, ne voulant pas aggraver un léger mal de gorge. Puis la mer

est loin, très basse et je manque un peu d'entrain.

A nous deux nous y serions si bien. Ceci est un rêve très réalisable;

sinon à Geffosses. Il n'y a pas des tantes sur toutes les plages de

France.

On aurait pu, _s'il n'y a pas encore de décision au sujet de Patrice,

communiquer Merlette. Un volume déjà paru peut décider en montrant qu'on

n'est pas absolument un débutant_.

Gefosses, lundi soir, 12 septembre.

Vous n'aurez qu'un mot de moi, aujourd'hui, mon amie. D'une longue

course à la mer, de plusieurs heures de contrainte, je me trouve las.

Demain, je n'aurai pas une minute à moi et pour qu'il n'y ait pas un

jour sans correspondance, j'écris ce soir.

En approchant de sa fin le supplice devient intolérable, par moments;

puis, je me préoccupe de remplir de mon mieux le programme et je ne sais

si j'y réussirai complètement.

Pas de poésie dans l'âme aujourd'hui; une journée laide, sans lectures,

sans écritures, sans solitude; j'ai scrupule d'envoyer à mon amie ce

terne reflet d'une pensée obscurcie.

C'est ma faute aussi. Peut-être si j'avais prévu rester ici aujourd'hui,

aurais-je eu une lettre que je ne trouverai que demain, poste restante,

à Coutances.

Ces trois derniers jours vont se passer en déplacements; j'ai hâte

d'être à la minute attendue et je ne parle pas encore de la minute

suprême, seulement de celle où je monterai dans le train de Paris.

L'autre, celle où je te toucherai, je la pressens d'une joie si aiguë

que j'en ai peur, presque. Je te toucherai, oh! j'ai besoin de te

toucher, de te sentir dans mes bras, de t'étreindre, de te serrer contre

moi, mes lèvres à ta tempe, longtemps, longtemps; et de me mettre à tes

pieds, la tête sur tes genoux; et d'avoir tes bras autour de mon cou.

Je vivrais rien que de ton contact; c'est par là, lèvres à lèvres, qu'on

se parle et qu'on se dit tout.

Lundi soir, 11 h.

Rentré dans ma chambre, et debout, sur un meuble qui me sert de pupitre,

je veux passer encore un peu de temps avec toi. Je pense qu'en ce moment

tu es joyeuse ou triste à cause de moi, si Patrice a réussi ou pas. Te

faire partager des succès, ce serait bien bon, mais les déboires?

Oh! cet éloignement m'exaspère, me rendrait fou ou stupide. Je n'en

supporterais pas une heure de plus. Quand je suis parti, je ne savais

vraiment pas à quoi je me condamnais, mais quand je l'aurais su!

Et voici que je te revois sur le quai du départ, sans mouvement,

droite, comme la statue de l'adieu, et il me semble que tu es restée là,

immobile, depuis le temps et que si je revenais par là, je t'y

retrouverais.

J'ai encore au coeur l'angoisse de cette minute.

Bonsoir, ma chère femme; je m'endors et je m'éveille avec toi; la mer

gronde, le vent souffle, la nuit est sans lune, c'est l'heure des

évocations.

Pour racheter la laideur de ma lettre je la parfume de ces trois petites

feuilles que j'ai découvertes tantôt.

Mardi soir, 13 septembre.

Que d'ironie! que d'ironie! et qui tombe bien à côté, cruelle, car ce

bois d'où sont datés les vers n'est pas du tout l'autre; il touche à la

maison. Puis l'autre je n'y ai jamais associé, dans mes désirs, personne

de réel que toi. Mais j'ai l'air de me défendre.

Ironie et sagesse. Que de sagesse! Et aussi que de choses peu

rassurantes! Des écueils, des précipices! Dieu! quelle navigation

périlleuse!

Puis une ondée d'automne sur mon lyrisme!

0 mon cher porte-drapeau, te verrait-on t'arrêter; pire, faire un pas

en arrière?

Ainsi je ne te trouverai que, peut-être, vendredi matin? J'espère tout

de même, mais puisque je n'en ai plus la certitude--où l'avais-je prise,

cette certitude?--je ne fais plus qu'espérer.

Enfin, à peine y a-t-il des jours entre nous, maintenant, seulement des

heures. Et je n'écris plus, seulement ceci pour tenir ma promesse; je

n'ai plus de mots, je n'ai plus que des baisers.

Ce soir, je suis horriblement las; demain je pars d'assez bonne heure.

Il faut me faire crédit.

S'il y a des déceptions à mon arrivée, il y aura aussi des surprises.

On a dû trouver bien risquée--_alors_! ma lettre du bord de la mer! Tant

pis!

J'apporte ce cachet; d'ailleurs, il n'y en a pas d'autre.

Paris Bazoches 66-38-15-12 h.

Infiniment content Patrice c'est l'autre qui revient pas, l'auteur ne

comprend ni n'admet ce noir aucune raison valable. Il faut être à

l'Université Montparnasse 4 H. Remy.

Château de la Motte, jeudi matin

15 septembre.

Ainsi cette même qui m'écrivait il y a quinze jours que hors de moi il

n'y avait rien me raille aujourd'hui de ma tendresse, trouve qu'après

quinze jours nous sommes physiquement étrangers l'un à l'autre--et cela

à l'heure même où je ne l'ai peut-être jamais si passionnément désirée.

Il me semble que ma vie croule dans cette chambre même où je suis né.

Lâchement j'ai pleuré ce matin, en m'éveillant,--dans la sensation que

tout se retirait de moi. Je la voyais s'éloigner ironique: «Ah! tu

m'aimes! Eh bien, aime!»

Pourquoi me torture-t-elle ainsi? Non, elle me fait vraiment trop

souffrir, mon orgueil va reprendre le dessus. C'est la dernière plainte;

on ne me raillera plus.

C'est moi que l'on piétine; cela souffre toujours, cela ne crie plus.

Je me roidis; on ne broira qu'un morceau de marbre.

Ah! tu me railles d'avoir fait de toi ma vie. C'est fini, tu ne sauras

plus ni ce que je pense, ni ce que je sens; j'ai mis un sceau sur mes

lèvres.

Quel retour, quelle nuit à passer,--et quelle arrivée!

Je serai là, elle n'a qu'un pas à faire et elle ne le fera pas.

Faut-il donc que ce retour soit pire que le départ!

En la quittant, je la sentais à moi; qui vais-je retrouver?

Mais je ne cède pas ainsi.--Dépêche envoyée. Infiniment content.

Patrice. C'est l'autre qui revient, pas l'auteur.--Aucune raison

valable. Ce noir ni compris ni admis. Il faut être à l'Université.

Retour M.P. 4h.

Vendredi 16 septembre 7h.-1/2.

Je reviens--vous étiez chez vous--vous m'avez entendu, ne m'avez pas

ouvert.

Quelle réponse faire à cela et à vos dernières lettres.

--Quelle?

Je suis mortellement triste, je m'en vais je ne sais où devant moi.

Tu me rends fou ou tu me tues.

Il y a un mystère.

Enfin à 1 heure. Vivre jusque-là va m'être très dur. Raille, crainte de

l'attendrir.

Qui m'eût dit qu'après le déchirement du départ, il y aurait

l'angoisse--ah! pire--du retour?

Lettres à Sixtine · 第 42 / 54 题