XIII.

En partant de ce principe, devenu aujourd'hui un fait, que le continent

américain est la propriété collective du genre humain, et non de

l'_union_ déchirée d'une seule race sans titre et sans droit, du moins

sur l'Amérique espagnole et sur la race latine, mère de toute

civilisation, le principe de protection de l'Europe et de son

indépendance, du moins dans ses dix-sept États républicains de

l'Amérique du Sud, découle évidemment pour nous et pour toutes les

puissances de l'ancien monde. Il faut prévoir les événements, il faut

protéger la race latine, et, pour protéger, il faut prendre position

d'abord sur le point menacé contre les États-Unis. Il le faut, ou bien

il faut déclarer que le continent nouveau, possession de l'Europe,

appartiendra tout entier, dans vingt-cinq ans peut-être, à ces pionniers

armés qui ne reconnaissent pour tout titre de leur usurpation que leur

convenance, et qui permettent à leurs citoyens, comme Walker, de lever

individuellement des escadres et des armées contre Cuba, pendant que

leur général fédéral entre au nom de l'Union dans Mexico, et de là dans

toutes les capitales de l'Amérique civilisée du Sud!

Cours familier de Littérature - Volume 20 · 第 113 / 182 题