151. PROBITÉ D'UN PAYSAN

Dans une campagne que nos troupes firent en Flandre, un capitaine

de cavalerie reçut l'ordre d'aller au fourrage avec sa compagnie.

Il aperçoit de loin une cabane, il y dirige ses pas et frappe à la

porte. Un vieillard se présente. "Brave homme, dit le capitaine,

montrez-moi, je vous prie, un champ où je puisse[1] faire fourrager

mes cavaliers.--Volontiers," répond le vieillard. Aussitôt le

bonhomme se met en tête du détachement et remonte avec lui le

vallon. Après un quart d'heure de marche, ils rencontrent un beau

champ d'orge. "Voilà ce qu'il nous faut, dit le capitaine.--Attendez

un peu, reprend le paysan, et vous serez content." On continue

de marcher, et un quart de lieue plus loin on trouve un nouveau

champ d'orge où le paysan invite les cavaliers à descendre. La

troupe met pied à terre, coupe le grain, le met en trousse, et

remonte à cheval. L'officier dit alors à son guide: "Mon brave

homme, vous nous avez fait faire une course inutile: le premier

champ valait bien celui-ci.--Cela est vrai, répliqua le vieillard,

mais il n'est pas à moi."

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Dans quel pays les troupes se trouvaient-elles?--Quel ordre le

capitaine a-t-il reçu?--Où s'est-il dirigé?--Qui lui a ouvert,

quand il a frappé?--Le bonhomme voulait-il bien montrer au capitaine

ce qu'il cherchait?--Où est-on allé ensuite?--Pourquoi le paysan

est-il allé si loin?

Écrivez cette histoire.

French Conversation and Composition · 第 253 / 270 题