Dans une campagne que nos troupes firent en Flandre, un capitaine
de cavalerie reçut l'ordre d'aller au fourrage avec sa compagnie.
Il aperçoit de loin une cabane, il y dirige ses pas et frappe à la
porte. Un vieillard se présente. "Brave homme, dit le capitaine,
montrez-moi, je vous prie, un champ où je puisse[1] faire fourrager
mes cavaliers.--Volontiers," répond le vieillard. Aussitôt le
bonhomme se met en tête du détachement et remonte avec lui le
vallon. Après un quart d'heure de marche, ils rencontrent un beau
champ d'orge. "Voilà ce qu'il nous faut, dit le capitaine.--Attendez
un peu, reprend le paysan, et vous serez content." On continue
de marcher, et un quart de lieue plus loin on trouve un nouveau
champ d'orge où le paysan invite les cavaliers à descendre. La
troupe met pied à terre, coupe le grain, le met en trousse, et
remonte à cheval. L'officier dit alors à son guide: "Mon brave
homme, vous nous avez fait faire une course inutile: le premier
champ valait bien celui-ci.--Cela est vrai, répliqua le vieillard,
mais il n'est pas à moi."
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Dans quel pays les troupes se trouvaient-elles?--Quel ordre le
capitaine a-t-il reçu?--Où s'est-il dirigé?--Qui lui a ouvert,
quand il a frappé?--Le bonhomme voulait-il bien montrer au capitaine
ce qu'il cherchait?--Où est-on allé ensuite?--Pourquoi le paysan
est-il allé si loin?
Écrivez cette histoire.