On sait qu'aux États-Unis en particulier, la défense des cultures contre
certains insectes déprédateurs se fait par la multiplication
artificielle, ou bien d'insectes qui détruisent ces déprédateurs, ou
bien de germes pathogènes déterminant chez ces derniers des maladies
mortelles. La méthode, qui est qualifiée de biologique, donne de très
bons résultats.
Il se pourrait qu'elle fût destinée à combattre un insecte qui, sans
être nuisible à l'agriculture, est nuisible à l'homme, et insupportable
aussi: la mouche, véhicule possible de quantité de microbes, et la plus
ennuyeuse des bêtes. On connaît depuis longtemps un champignon
parasitaire de la mouche domestique, du nom d'_Empusa muscæ_. Seulement
on ne savait pas cultiver ce champignon. Un Anglais, M. G. Hesse, aurait
trouvé le moyen, et, avec sa culture, il aurait infecté et tué des mou
ches (mouches de maison et stomoxes des étables et écuries). Pour
infecter les mou ches, il suffirait de leur faire avaler des aliments
infectés, car l'infection se ferait par le tube digestif, ce qui
simplifierait certainement les opérations. Le gouvernement anglais est
actuellement occupé à contrôler et vérifier les résultats annoncés par
M. Hesse, et, sans doute, il organisera une campagne pour la destruction
des mouches, si elle paraît possible.