LX.

Coment le prévost des marchans vint à monseigneur le duc en parlement,

et luy requist que il voulsist tenir les ordenances que les trois estas

avoient establies l'année devant.

Le samedi ensuivant, vint-quatriesme jour dudit moys, fu monseigneur le

duc en la chambre de parlement, et avec luy aucuns de son conseil qui

luy estoient demourés. Et là alèrent à luy ledit prévost et pluseurs

autres avec luy, tant armés comme non armés, et requistrent à

monseigneur le duc que il féist tenir et garder, sans enfraindre, toutes

les ordenances lesquelles avoient esté faites par les trois estas l'an

précédent, et que il les laissast gouverner si comme autrefois avoit

esté fait; et que il voulsist debouter aucuns qui encore estoient en son

conseil; et pour ce que le peuple se tenoit trop mal content de moult de

choses qui estoient faites au conseil de monseigneur le duc contre ledit

peuple, il voulsist mettre en son grand conseil trois ou quatre bourgois

que l'en luy nommeroit. Toutes lesquelles choses monseigneur le duc leur

octroia.

Les grandes chroniques de France (6/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis en France · 第 72 / 339 题