Vérone, le 28 janvier 1814

Gifflinga est revenu aujourd'hui de Naples. Le roi est décidément contre

nous, et il sera à Bologne d'ici à quelques jours; je vais donc me

préparer à un mouvement sur le Mincio, pour être de là plus à portée de

passer le Pô, et donner sur le nez des Napolitains, si l'occasion s'en

présente.

Il faut penser sérieusement à ton voyage, quoique je sois certain de

pouvoir toujours te prévenir. Rien ne peut t'empêcher de passer par

Turin, le col de Tende et Nice pour aller à Marseille; la route de Gênes

serait peut-être moins sûre, à cause des Anglais, qui sont toujours le

long des côtes.

Tu feras bien de dire à Triaire de faire partir pour Aix ou pour

Marseille mes caisses de livres et de cartes topographiques.

Adieu, ma bonne Auguste.

Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse (9/9) · 第 73 / 105 题