M. D.

52.

Communauté de G. (Eure-et-Loir), 15 septembre 1909.

Depuis quelques mois j'avais un larmoiement perpétuel et douloureux de

l'œil gauche; la glande lacrymale s'était enflammée et rendait de

l'humeur.

Notre Mère m'envoya alors chez l'oculiste qui me dit que souvent cette

inflammation amenait un flegmon, et commença à me soigner en m'enfonçant

une sonde qui me fit très mal. Sur ma demande s'il aurait à y revenir,

il me répondit: «C'est toujours très long; il faut parler au moins de 14

ou 15 fois, en venant trois fois par semaine.»

Je me résignai et retournai le surlendemain; il prit une sonde un peu

plus grosse et, après avoir examiné mon œil qui me faisait beaucoup

souffrir, il parla de 20 sondages. C'était jeudi dernier, 9 septembre.

Le vendredi l'écoulement continuait et la douleur aussi; c'est alors que

j'ai eu la pensée de m'adresser à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus et que

je vous ai écrit pour demander des prières. Mais, ma Révérende Mère,

votre petite sainte ne les a pas attendues pour m'exaucer car, à partir

du moment où j'ai fait cette démarche, je n'ai plus souffert et je n'ai

plus eu à l'œil le plus petit suintement. Dès le lendemain, samedi,

je retournai chez l'oculiste; il m'examina et parut positivement

stupéfait de me voir si bien et si rapidement guérie contre toutes ses

prévisions.

Sr X.

53.

Piacenza, Italie, 25 septembre 1909.

Notre petite Henriette, âgée de 11 ans, était depuis deux ans malade

d'entérite aiguë opiniâtre. Tous les remèdes employés avaient été

impuissants à la guérir, même à l'améliorer.

Elle demeura un mois à l'hôpital, soumise aux traitements des médecins

les plus distingués, mais le mal ne faisait qu'empirer. Nul aliment ne

pouvait s'arrêter dans l'intestin et la pauvre petite malade en était

venue à un affaiblissement extrême. Emaciée, décolorée, elle n'avait

qu'à fermer les yeux au sommeil de la mort. On lui prescrivit les bains

de mer, les bains de _salsemaggiore_; rien ne lui profita. Le médecin

frappait du pied en voyant l'insuccès de la science.

Affligés, découragés, nous ne songions plus désormais ni à médecins, ni

à remèdes. Ce fut alors qu'on nous remit providentiellement un objet

ayant appartenu à une religieuse carmélite: Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Une neuvaine fut commencée, et le dernier jour la guérison était

parfaite.

Aujourd'hui, après deux mois, notre petite Henriette se porte aussi bien

que si elle n'avait jamais été malade; pas de rechute, pas de menaces de

rechute. C'est un miracle pour nous, car la longue durée et la gravité

du mal, la guérison soudaine au moment où la maladie semblait

s'aggraver, c'est là un fait que nous ne saurions expliquer par notre

courte raison humaine.

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 264 / 403 题