Air: _Mignon regrettant sa patrie_. (LUIGI BORDÈSE.)

Ton épouse, ô mon Dieu, sur la rive étrangère

Peut chanter de l'amour le cantique éternel;

Puisqu'au sein de l'exil tu daignes, sur la terre,

Du feu de ton amour l'embraser comme au ciel!

Mon Bien-Aimé, beauté suprême!

A moi tu te donnés toi-même;

Mais en retour, Jésus, je t'aime:

Fais de ma vie un seul acte d'amour!

Oubliant ma grande misère,

Tu viens habiter dans mon cœur.

Mon faible amour, ah! quel mystère!

Suffit pour t'enchaîner, Seigneur.

Amour qui m'enflamme,

Pénètre mon âme!

Viens, je te réclame,

Viens, consume-moi!

Ton ardeur me presse,

Et je veux sans cesse,

Divine fournaise,

M'abîmer en toi.

Seigneur, la souffrance

Devient jouissance,

Quand l'amour s'élance

Vers toi sans retour.

Céleste patrie,

Douceur infinie,

Mon âme ravie

Vous a chaque jour...

Céleste patrie

O joie infinie,

_Vous n'êtes que l'_AMOUR!

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 145 / 403 题