Je comprends tout ce que tu souffres, je comprends tes déchirements et
je les partage. Ah! si je pouvais te communiquer la paix que Jésus a
mise dans mon âme au plus fort de mes larmes... Console-toi! Tout passe!
Notre vie d'autrefois est passée, la mort passera aussi, et alors nous
jouirons de la vie, de la vraie vie, pour des millions de siècles, pour
toujours!
En attendant, faisons de notre cœur un parterre de délices où notre
doux Sauveur vienne se reposer... N'y plantons que des lis, et puis
chantons avec saint Jean de la Croix:
Le visage incliné sur mon Bien-Aimé,
Je restai là et m'oubliai;
Tout disparut pour moi et je m'abandonnai,
Laissant toutes mes sollicitudes
Perdues au milieu des lis.
Lettre XIe.