Le 10 avril, on apprenait que l’armée n’était pas sortie de Sansandig,
mais qu’elle existait toujours ; et comme preuve, quand on la croyait
dans l’Est, elle passait dans l’Ouest et allait piller Faracco.
Le même jour on exécutait sept prisonniers au marché, et je m’écriais :
Si l’armée de Nioro ne nous dégage pas, que devenir ? Tout autour de
nous la guerre, et pour nous protéger un pouvoir mal établi.
Comme on le voit, il ne pouvait plus être question de partir.