10 septembre. 1 cheval du Cayor 36 75

— id 60 »

Herbages pour la nourriture des chevaux 4 »

----------

Total à reprendre 116 45

Achat de soixante pièces de guinée à

27 fr. 75 c. 1065 » 1065 »

6 bonnets velours doré à glands }

} ensemble 200 » 200 »

12 — — — — }

15 mètres écarlate fine 135 }

}

151 mètres madapolam 6/4 241 60 }

}

50 mètres escamite blanche 80 » }

}

2 douzaines bonnets grecs 60 » } 679 5

}

58 mètres sucreton de Rouen 93 45 }

}

10 paires pagnes bleus 45 » }

}

12 haïcks 24 » }

---------

93 mètres roume 99 » }

}

3 mallettes maroquin rouge 22 » }

}

1 rame papier fort 12 » }

}

2 douzaines couteaux 18 » }

} 421 50

4 colliers grenat du Brésil 28 » }

}

1 lot d’ambre, solde 150 » }

}

25 kilogrammes de tabac 87 50 }

}

1 paquet de verroteries 5 » }

---------

2 livres d’ambre no 4 105 » }

}

1 journée de travail (réparation de } 119 »

cantines) 4 » }

}

Avances à des hommes de voyage 10 » }

---------

2 douzaines carnets marabouts 8 » }

}

12 miroirs en cuivre 3 » }

}

2 sacs de plomb de chasse 9 » }

}

1 masse, verroteries rouges 1 » }

}

9 — — 3 60 } 49 10

}

1 — grenat vert 1 » }

}

1 caisse eau de Cologne 2 50 }

}

1 grosse d’allumettes 5 » }

}

Bougies, encre 16 » }

---------

4 glaces à 2 francs 2 » }

}

1 kilogramme petite ligne à ficeler 3 » }

} 14 50

6 cadenas pour cantines 3 » }

}

Savon, 5 kilogrammes 6 50 }

---------

2 pots poudre 12 » }

}

1 cafetière 4 50 }

}

4 quarts en fer-blanc 2 40 }

}

6 assiettes en fer battu 6 » }

}

1 boîte à sel 1 50 }

}

4 couverts fer battu 2 40 }

}

1 boîte graisse (5 kilogrammes) 11 50 }

}

2 pains de sucre 11 75 }

} 143 80

20 boîtes conserves juliennes 28 » }

}

1 satala fer-blanc 4 » }

}

1 bouilloire — 3 25 }

}

2 plats fer battu 2 50 }

}

1 chaudron — 2 50 }

}

30 boîtes sardines 24 » }

}

2 plats creux, ronds 4 » }

}

Bagatelles diverses 23 50 }

---------

Grenat du Brésil en collier 20 » }

} 29 »

12 losanges cornalines 9 » }

---------

1 kilogramme ambre no 2 110 » }

}

— — no 3 80 » }

}

2 filières — no 6 10 » }

}

1 mule harnachée avec bât 300 » }

} 637 »

2 filières corail no 6 30 » }

}

1 _ _ no 5 25 » }

}

1 masse corail piment 12 » }

}

1 bout corail rond no 2 70 » }

---------

1 filière ronde, 30 grains corail 50 » 50 »

20 mètres mérinos bleu 90 » }

}

1 douzaine briquets acier 1 50 } 123 50

}

Flanelle fantaisie 32 » }

---------

-----------

Total général 3647 90

Sommes reçues 4271 31

-----------

Reste, argent 623 41

Sur cette somme, 420 francs furent dépensés pour achat de huit ânes. Les

autres ânes et le cheval, achetés à Bakel, ayant été payés en guinée, il

restait au moment du départ de Bakel en dehors des marchandises citées,

34 pièces et demie de guinée[17] et 204 francs en argent.

[Décoration]

[Note 1 : _L’Avenir du Sahara_, par le colonel Faidherbe (_Revue

maritime et coloniale_, 1863).]

[Note 2 : Saint-Vincent, îles du cap Vert. Relâche du paquebot du Brésil

pour le transbordement sur la ligne annexe de Saint-Vincent à Gorée.

Cette ligne annexe, qui eût dû cesser son service en 1863, par suite des

conditions du cahier des charges qui obligeait la compagnie à relâcher

directement à Gorée, existait encore en 1866.]

[Note 3 : Makhana, grand village de Sarracolets Bakiri, à mi-distance

entre Bakel et Médine, avait été détruit par El Hadj Omar ; ses

habitants en grande partie avaient été massacrés, les autres avaient

trouvé un asile dans le fort de Bakel, où ils nous avaient secondés dans

notre lutte contre le marabout conquérant. En 1859, après l’expédition

du Guémou, le gouverneur, pour les encourager à reconstruire leur

village avait envoyé la canonnière _la Couleuvrine_, que je commandais,

stationner à Makhana, et, neuf mois après, là où ne s’élevaient que des

herbes, un grand village était reconstruit.]

[Note 4 : Gouïna, chutes du fleuve visitées pour la première fois, dit-

on, par M. Rey, commandant de Bakel ; ensuite par M. Pascal, sous-

lieutenant d’infanterie de marine, en décembre 1859 ; puis par MM. Mage,

enseigne de vaisseau, Joyau, commandant de Médine, Charbounié,

chirurgien de la marine, en avril 1860.]

[Note 5 : Bafoulabé, Ba-foulah-bé. Les deux rivières, en idiome malinké,

Bambara ou Khassonké, confluent du Sénégal ou Bafing avec le Bakhoy,

rivière venant de l’Est. Ce point, qu’on avait souvent désiré explorer,

n’avait pu encore être atteint en décembre 1859. M. Pascal, devant le

refus de ses guides d’avancer, s’était arrêté à Foukhara. (Voir le levé

du fleuve.)]

[Note 6 : Diula (marchand, généralement colporteur et voyageur).]

[Note 7 : Alioun Sal, nègre de Saint-Louis, d’abord traitant, ensuite

lieutenant indigène aux spahis, voyageur en Sénégambie (mort pendant le

voyage).]

[Note 8 : Ce nom, donné dans cette relation, est inconnu à Ségou, où le

roi était appelé Ali.]

[Note 9 : Un gros d’or de Bouré vaut de 12 fr. 50 c. à 18 francs, mais

le gros du pays ne vaut que jusqu’à 15 francs.]

[Note 10 : C’est une erreur, les Djawaras habitant principalement le

Kaarta et surtout le Kingui, bien au Nord de la route à suivre.]

[Note 11 : Il n’y a pas eu de guerre marquante entre ces deux peuples.]

[Note 12 : Les tirailleurs sénégalais, corps analogue aux turcos,

composé de nègres de la côte d’Afrique et des bassins du Sénégal et du

Niger.]

[Note 13 : On désigne sous le nom de laptots les noirs engagés comme

matelots au service de la station locale du Sénégal. Leur engagement

n’est que d’une année. Ils peuvent atteindre le grade de quartier-maître

indigène, généralement appelé gourmet, et, quand ils acquièrent une

assez grande habitude du pilotage dans le fleuve, ils peuvent obtenir le

grade de deuxième maître pilote de 2e et 1re classe, appelés plus

communément capitaines de rivière de 2e et 1re classe.

Les laptots, bien qu’appartenant à différentes races, ont entre eux un

esprit de corps qu’il est bon de signaler. Sous l’empire de la

discipline, du bon exemple, tous, capitaines de rivière, gourmets ou

simples laptots, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, Français, Wolofs,

Pouls, Soninkès, Khassonkès ou Bambaras, Serères ou Mandingues, se font

remarquer : par leur dévouement dans les expéditions, où ils rendent des

services qui ont été bien souvent signalés ; par leur ardeur dans les

gros travaux de chaque hivernage, et enfin dans mille circonstances où

l’on obtient d’eux autant et quelquefois plus qu’on n’oserait espérer de

matelots blancs. A côté de cela, ils sont susceptibles, indisciplinés,

surtout envers la maistrance, malpropres et enclins aux coalitions

contre l’autorité quand elle ne sait pas se faire aimer. Bref, ils sont

de précieux auxiliaires ou de mauvais hommes, suivant qu’on sait les

mener ou non.]

[Note 14 : Yoloff ou Woloff, nom de race et de langue nègre et d’un

empire autrefois très-puissant ; l’empire wolof est aujourd’hui démembré

et se compose du Yoloff, du Oualo et du Cayor. Au dehors de ces régions,

à l’exception de nos comptoirs, on trouve peu de Yoloffs. Le yoloff est

la langue des nègres de Saint-Louis.]

[Note 15 : Toucouleur, nom donné aux habitants du Fouta, mélangés de

Pouls, de Yoloffs et de différentes races, parmi lesquelles les Soninkès

semblent dominer. Ce peuple, intelligent, guerrier et cultivateur,

musulman et fanatique, est toujours plus ou moins en lutte avec le

gouvernement local du Sénégal et a fourni à El Hadj les soldats avec

lesquels il a fait toutes ses conquêtes.]

[Note 16 : Dramané ou Daramané, petit village près de Makhana, fut

détruit par El Hadj et reconstruit en même temps que Makhana.]

[Note 17 : La guinée, dans le haut Sénégal, est une véritable monnaie ;

c’est pour cela que j’en avais fait provision ; mais elle a relativement

peu de valeur à Ségou. Les noirs aiment l’argent, mais il n’a pas de

valeur fixe en dehors de nos comptoirs.]

[Illustration : Pl. I.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 11 / 368 题