I’ay trouué bien estrange, qu’il fust en la puissance d’vn Ambassadeur
de dispenser sur les aduertissemens de grande consequence qu’il doit
faire à son maistre. Et m’eust semblé l’office du seruiteur estre, de
fidelement representer les choses en leur entier, comme elles sont
aduenuës: afin que la liberté d’ordonner, iuger, et choisir demeurast
au maistre. Car de luy alterer ou cacher la verité, de peur qu’il ne
la preigne autrement qu’il ne doit, et que cela ne le pousse à quelque
mauuais party, et ce pendant le laisser ignorant de ses affaires, cela
m’eust semblé appartenir à celuy, qui donne la loy, non à celuy qui
la reçoit, au curateur et maistre d’eschole, non à celuy qui se doit
penser inferieur, comme en authorité, aussi en prudence et bon conseil,
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