CHAPITRE XXI.

=Contre la fainéantise=, =II=, 543.--C’est un devoir pour un prince de

mourir debout, c’est-à-dire sans cesse occupé des affaires de l’État;

pourquoi des sujets se sacrifieraient-ils au service et aux intérêts

d’un souverain dont l’âme est avilie par l’oisiveté (les empereurs

VESPASIEN et ADRIEN)? 543.--Il est naturel qu’un prince commande ses

armées; les succès qu’il remporte sont plus complets et sa gloire plus

justifiée (SÉLIM I, BAJAZET II, AMURAT III et CHARLES V; les rois

de CASTILLE et de PORTUGAL), 545.--A l’activité les princes doivent

joindre la sobriété (l’empereur JULIEN, la JEUNESSE LACÉDÉMONIENNE et

la JEUNESSE PERSANE, les ANCIENS ROMAINS), 545.--Le désir de mourir

bravement et utilement est très louable, mais cela n’est pas toujours

en notre pouvoir (les LÉGIONS ROMAINES de M. Fabius, quelques SOLDATS

INDIENS, PHILISTUS), 547.--Bel exemple de vertus guerrières donné par

MOULEY-MOLUCH, roi de Fez, dans un combat où il expire vainqueur des

Portugais, 547.--Tranquillité d’âme de CATON, résolu à la mort et sur

le point de se la donner, 551.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 95 / 504 题