CHAPITRE LIV.

=Inanité de certaines subtilités=, =I=, 567.--Certaines subtilités

et les talents frivoles ne méritent pas d’être encouragés; il est

plus facile qu’on ne pense d’exceller en ce genre (certains POÈTES,

l’HOMME au grain de millet), 567.--En bien des choses les extrêmes

se touchent; la peur et un courage excessif produisent parfois en

nous les mêmes effets physiques (dénominations de SIRE, de DAME; DON

SANCHE), 569.--Aux prises avec la souffrance, la bêtise et la sagesse

en arrivent aux mêmes fins, 571.--Les esprits simples sont propres à

faire de bons chrétiens et les esprits élevés des chrétiens accomplis;

les esprits médiocres sont sujets à s’égarer (PAYSANS, PHILOSOPHES et

DEMI-SAVANTS), 571.--La poésie populaire est souvent comparable à la

plus parfaite (VILLANELLES), 573.--Ayant fait de vains efforts pour

sortir de la médiocrité, Montaigne pense que si ses Essais ne plaisent

ni aux esprits vulgaires ni aux intelligences supérieures, peut-être

pourront-ils se soutenir dans la région moyenne, 573.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 71 / 504 题