=De l’amitié=, =I=, 297.--Le discours de La Boétie sur la servitude
volontaire, a été le point de départ de l’amitié qui l’unit si
étroitement à Montaigne, 297.--L’amitié vraie est le sentiment le
plus élevé de la société; il est essentiellement différent des autres
affections qui s’y rencontrent communément et en ont l’apparence,
299.--Toute contrainte exclut l’amitié; c’est ce qui fait que les
rapports entre les pères et les fils revêtent un autre caractère; de
même entre les frères que divisent souvent des questions d’intérêt
(ARISTIPPE), 299.--Entre hommes et femmes, dans le mariage comme
en dehors, un autre sentiment prédomine et l’amitié ne saurait y
trouver place, 301.--Les unions contre nature admises chez les
Grecs y tendaient parfois (PLAIDOYER à ce sujet des philosophes
de l’Académie; ACHILLE et PATROCLE, HARMODIUS et ARISTOGITON),
303.--Caractère essentiel de l’amitié parfaite; elle ne se raisonne
pas et deux âmes, unies par ce sentiment, n’en font qu’une (LA BOÉTIE
et MONTAIGNE, TIBERIUS GRACCHUS et BLOSIUS), 307.--Dans les amitiés
communes, il faut user de prudence et de circonspection (CHILON,
ARISTOTE), 311.--Entre amis véritables, tout est commun; et, si l’un
est assez heureux pour pouvoir donner à son ami, c’est celui qui
donne, qui est l’obligé (DIOGÈNE le philosophe, testament d’EUDAMIDAS
et ARÉTHÉE le Corinthien), 311.--Aussi, dans l’amitié véritable, les
deux amis ne s’appartenant plus, ce sentiment est exclusif chez eux
et ils ne sauraient l’étendre à une personne tierce, 313.--Dans les
autres relations que l’on peut avoir, peu importent d’ordinaire le
caractère, la religion, les mœurs des personnes avec lesquelles on est
en rapport; il n’en est pas de même en amitié, 315.--Regrets profonds
qu’a laissés à Montaigne, jusqu’à la fin de ses jours, la perte de son
ami, 317.--Pourquoi Montaigne substitue au Discours sur la servitude
volontaire de La Boétie, qu’il avait dessein de transcrire ici, la
pièce de vers du même auteur qu’il donne dans le chapitre suivant, 319.