CHAPITRE XIX.

=Philosopher, c’est apprendre à mourir=, =I=, 107.--Ce que c’est que

philosopher, 107.--Le plaisir est le seul but de la vie, mais on ne

se le procure surtout que par la vertu; la difficulté ajoute aux

satisfactions qu’elle nous cause, 109.--Le mépris de la mort est l’un

des plus grands bienfaits que nous lui devons, 111.--La mort est le

but essentiel de la vie; le mot en était désagréable aux Romains,

113.--La mort nous surprend inopinément de bien des façons (un duc

de BRETAGNE, HENRY II roi de France, PHILIPPE fils de Louis le Gros,

ÆMILIUS LEPIDUS, AUFIDIUS, CORNELIUS GALLUS, TIGELLINUS, LUDOVIC DE

GONZAGUE, SPEUSIPPE, BABIUS, CAIUS JULIUS, le capitaine S.-MARTIN frère

de Montaigne), 115.--Il faut toujours être préparé à la mort, et l’idée

en être toujours présente à notre esprit (coutume des ÉGYPTIENS, PAUL

ÉMILE et PERSÉE, raison d’être des CIMETIÈRES autour des temples au

milieu des villes, combats de GLADIATEURS chez les Romains pendant

les festins), 115.--Intérêt que nous avons à y penser fréquemment.

Le mépris de la vie est le fondement le plus assuré de la religion,

117.--La mort fait partie de l’ordre universel des choses; la vie

n’est par elle-même ni un bien ni un mal (SOCRATE, les ÉPHÉMÈRES),

127.--L’immortalité n’est pas désirable. Pourquoi la mort est mêlée

d’amertume (CHIRON, THALÈS), 131.--Pourquoi elle nous paraît autre à

la guerre que dans nos foyers; pourquoi elle est accueillie avec plus

de calme par les gens du commun que par les personnes des classes plus

élevées, 133.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 36 / 504 题