En Turquie, on empale les assassins. Ce supplice s'exécute en faisant
entrer une broche de bois par le fondement. Pour empaler un misérable,
on le couche ventre à terre, les mains liées sur le dos; on lui endosse
le bât d'un âne sur lequel s'assied un valet du bourreau afin de
l'empêcher de bouger; un autre lui applique le visage contre terre en
lui mettant les mains autour du cou; un troisième enfonce le pal, enduit
de graisse. Ce pieu est taillé en pointe, mais un peu arrondi par le
bout. Le bourreau le pousse tant qu'il peut par les mains, puis avec un
maillet, de manière à enfoncer les entrailles. Alors le pal est relevé
droit; le poids du corps fait entrer de plus en plus profondément
l'horrible instrument, qui ressort par l'aisselle ou la poitrine.