Le condamné est mené à pied, les deux mains liées et attachées derrière
la charrette de l'exécuteur des hautes-oeuvres, jusqu'à un poteau planté
sur la place publique; à ce poteau est attachée une chaîne au bout de
laquelle pend un collier de fer de trois doigts de largeur, ayant une
charnière pour l'ouvrir. On fait entrer le cou du patient dans ce
collier qu'ensuite on ferme avec un cadenas. Il reste dans cet état, aux
termes de son arrêt, plus ou moins d'heures.
Le carcan de Perse diffère de celui que nous venons de décrire: il est
long d'environ trois pieds et composé de trois pièces de bois, dont
l'une est plus courte que les autres, ce qui forme un triangle allongé.
Celui qui le porte a le cou pris vers le sommet du triangle, tandis que
sa main est attachée à l'extrémité. Il peut aller et venir dans cet
état, mais il doit avoir toujours un garde avec lui.