VI. LE CARCAN.

Le condamné est mené à pied, les deux mains liées et attachées derrière

la charrette de l'exécuteur des hautes-oeuvres, jusqu'à un poteau planté

sur la place publique; à ce poteau est attachée une chaîne au bout de

laquelle pend un collier de fer de trois doigts de largeur, ayant une

charnière pour l'ouvrir. On fait entrer le cou du patient dans ce

collier qu'ensuite on ferme avec un cadenas. Il reste dans cet état, aux

termes de son arrêt, plus ou moins d'heures.

Le carcan de Perse diffère de celui que nous venons de décrire: il est

long d'environ trois pieds et composé de trois pièces de bois, dont

l'une est plus courte que les autres, ce qui forme un triangle allongé.

Celui qui le porte a le cou pris vers le sommet du triangle, tandis que

sa main est attachée à l'extrémité. Il peut aller et venir dans cet

état, mais il doit avoir toujours un garde avec lui.

Peines, tortures et supplices · 第 32 / 104 题