En Chine, la torture s'exerce aux pieds et aux mains.
On se sert pour les pieds d'un instrument qui consiste en trois pièces
de bois croisées, dont celle du milieu est fixe et les deux autres
mobiles; on met les pieds du patient dans cette machine, et on les y
serre avec tant de violence, que la cheville du pied en est aplatie.
Quand on donne la question aux mains, on emploie de petits morceaux de
bois qu'on place entre les doigts de l'accusé, puis on lie étroitement
avec des cordes, et cette gêne cruelle est prolongée arbitrairement,
suivant la gravité des cas ou la résistance du patient.
Une peine très-usitée était celle-ci:
Le patient, agenouillé, étendait sa main à plat sur un billot haut d'un
pied environ, et d'un coup de hachette ou de couperet, le bourreau lui
faisait sauter la main.
Le moignon était aussitôt renfermé dans un sac plein de son et fortement
lié, pour arrêter l'hémorrhagie.
Sous l'empire du code 1810, cette mutilation se faisait à l'aide d'un
couperet, sur l'échafaud même où était dressée la guillotine.