Le lendemain se trouvait être un dimanche. Je descendis un peu tard, car
je me sentais très-las de mon sommeil interrompu, et à ma grande
surprise, je trouvai Suzanne tout habillée, le chapeau sur la tête,
gantée de peau de Suède, qui m'attendait devant le plateau de café.
--Tu vas sortir? lui dis-je, après l'avoir embrassée; où peux-tu aller
de si bonne heure?
Elle regarda l'horloge qui marquait dix heures moins un quart, et en me
servant à la hâte une tasse de café:
--A la messe, répondit-elle; tu viens aussi?
--Ma foi, répondis-je, pourquoi pas?
Mon gendre qui entrait en ce moment-là, toujours irréprochable, vêtu de
frais, en drap d'été gris-perle, leva sur moi des yeux plus surpris que
satisfaits.
--Eh bien, ma chère, dit-il, êtes-vous prête?
Suzanne m'indiqua d'un geste à peine ébauché.