Le signal numérique obéit à une valeur définie traduite en bits, ce qui donne un

groupe de chiffres 0 et 1 en langage binaire. En code ASCII (American standard

code for information interchange), qui traduit l'alphabet en langage binaire sur

sept bits, la lettre "A" devient: "1000001", la lettre "B" devient: "1000010",

etc. Le signal numérique s’oppose au signal analogique qui, lui, est un signal

de valeur continue, utilisé par exemple pour la transmission de la voix par la

ligne téléphonique. [Voir aussi: analogique, ASCII, bit.]

= numérique (son) =

Les technologies numériques ont profondément modifié le domaine du son. On a vu

apparaître la musique électronique, le son synthétique, la norme MPEG (Moving

Picture Experts Group), les fichiers musicaux au format MP3, MP3pro et WMA

(Windows media audio), les livres audionumériques (appelés plus simplement

livres audio), les webradios, le baladeur de musique iPod, les plateformes de

musique en ligne, la norme DRM (digital radio mondiale) pour la numérisation de

la radio AM (amplitude modulation), etc. [Voir aussi: DRM, iPod, livre audio,

MP3, MP3pro, MPEG, musique en ligne, synthèse du son, webradio, WMA.]

= numérique (texte) =

Les technologies numériques ont profondément modifié le domaine du texte

(livres, journaux, revues, etc.). On a vu apparaître les textes électroniques,

les sites web d’écrivains, les sites de presse, les éditeurs électroniques, les

librairies en ligne, les bibliothèques numériques, les dictionnaires en ligne,

les bases interactives (notamment terminologiques et textuelles), les oeuvres

hypermédias, les livres numériques, les logiciels de traduction automatique, les

appareils de lecture de la taille d’un livre (appelés ebooks), les logiciels de

lecture pour ordinateur, PDA (personal digital assistant) et smartphone, etc. Le

papier électronique est pour bientôt. [Voir aussi: base interactive,

bibliothèque numérique, dictionnaire en ligne, éditeur électronique, librairie

en ligne, littérature numérique, livre numérique, papier électronique, PDA,

presse en ligne, texte électronique, traduction automatique.]

= numérisation =

La numérisation est la codification d’informations (textes, images, sons) en

langage généralement binaire (0 ou 1) pour permettre leur traitement par voie

informatique. La numérisation permet la création, l’enregistrement, la

combinaison, le stockage, la recherche et la transmission de documents de

manière simple et rapide. Des procédés similaires permettent le traitement du

texte, du son et de l’image alors que, par le passé, ce traitement était assuré

par des procédés différents et sur des supports différents (le papier pour

l’écriture, la bande magnétique pour la musique, le celluloïd pour le cinéma).

En ce qui concerne les livres, la numérisation peut être effectuée soit en mode

texte, soit en mode image. [Voir aussi: numérique, numérisation en mode image,

numérisation en mode texte.]

= numérisation en mode image =

Contrairement à la numérisation en mode texte, qui propose le texte d'un livre

en continu, la numérisation en mode image correspond à la photographie du livre.

La version informatique est le fac-similé numérique de la version imprimée. La

présentation originale étant conservée, on peut feuilleter le texte page après

page à l’écran. C’est la méthode employée pour les numérisations à grande

échelle, par exemple pour la constitution de Gallica, la bibliothèque numérique

de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Dans le cas de Gallica, pour

faciliter la recherche textuelle, les tables des matières, les sommaires et les

légendes des corpus iconographiques sont numérisés en mode texte. [Voir aussi:

bibliothèque numérique, Gallica, numérisation, numérisation en mode texte.]

= numérisation en mode texte =

Deux méthodes sont possibles pour numériser un livre en mode texte. On peut

saisir le livre de bout en bout sur le clavier de son ordinateur. On peut aussi

scanner le livre page après page, ce qui donne des fichiers numérisés en mode

image, puis on utilise un logiciel OCR (optical character recognition), qui

permet de convertir chaque fichier image en fichier texte. Il est ensuite

préférable de relire le contenu du fichier texte au regard de l’original (image

scannée ou livre imprimé) en corrigeant les erreurs (dix erreurs par page en

moyenne lorsque le logiciel OCR est de qualité). Dans l’un comme l’autre cas

(saisie ou scannage + OCR), le texte numérisé apparaît en continu à l’écran, et

la présentation de la page originale n’est pas conservée. A cause du temps passé

au traitement de chaque livre, la numérisation en mode texte est assez longue.

Elle est toutefois très préférable à la numérisation en mode image, puisqu’elle

permet l’indexation, la recherche plein texte, l’analyse textuelle, une étude

comparative entre plusieurs textes ou plusieurs versions du même texte, etc.

C’est la méthode utilisée par exemple par le Projet Gutenberg, la grande

bibliothèque mondiale au format texte fondée en 1971. Le format de fichier

obtenu est le format TXT, et l'extension du fichier est ".txt". [Voir aussi:

bibliothèque numérique, indexation, numérisation, numérisation en mode image,

OCR, Projet Gutenberg, scanner, TXT.]

= numériseur =

Un numériseur est un appareil permettant de convertir des informations

analogiques (textes, images, sons) en valeurs numériques (0 et 1) manipulables

sur ordinateur. Il existe différents types de numériseurs: les scanners

(numériseurs à balayage), les tablettes à numériser, les caméras haute

définition, les magnétophones numériques et les magnétoscopes numériques. [Voir

aussi: analogique, numérique, scanner.]

= Numilog =

Créée par Denis Zwirn en mars 2000, la société Numilog est spécialisée dans la

fabrication et la distribution de livres numériques. Numilog lance une librairie

en ligne en octobre 2000. En 2003, le catalogue comprend 3.500 titres (incluant

les numéros de revues) en français et en anglais, aux formats PDF (portable

document format, lisible par l'Adobe Reader), LIT (abrégé du terme anglais

"literature", lisible par le Microsoft Reader) et PRC (Palm resource, lisible

par le Mobipocket Reader), grâce à un partenariat avec une quarantaine

d'éditeurs. Numilog devient la principale librairie francophone de livres

numériques, suite à des accords avec de nombreux éditeurs (Gallimard, Albin

Michel, Eyrolles, Hermès Science, Pearson Education France, etc.). Numilog

propose aussi des livres audio. Une librairie anglophone est lancée suite à des

accords de diffusion conclus avec plusieurs éditeurs anglo-saxons

(Springer-Kluwer, Oxford University Press, Taylor & Francis, Kogan Page, etc.).

Les livres numériques sont proposés dans différents formats permettant leur

lecture sur tout appareil électronique (ordinateur, assistant personnel,

téléphone portable, smartphone, etc.). Numilog propose aussi un système de

bibliothèque en ligne (permettant de prêter des livres numériques) destiné aux

bibliothèques, aux administrations et aux entreprises. Numilog est également

prestataire de services pour les technologies DRM (digital rights management).

En janvier 2006, Numilog met sur pied la plateforme de la Bibliothèque numérique

pour le Handicap (BNH), une initiative de la ville de Boulogne-Billancourt

(région parisienne). En décembre 2006, le catalogue de Numilog comprend 35.000

livres numériques et 200 éditeurs partenaires, dont 60 éditeurs francophones.

[Voir aussi: bibliothèque numérique, Bibliothèque numérique pour le Handicap,

DRM, éditeur, librairie numérique, LIT, livre audio, livre numérique, PDF, PRC,

smartphone, téléphone portable, Zwirn Denis.]

= NuvoMedia =

Basée à Palo Alto, dans la Silicon Valley (Californie), la société NuvoMedia

conçoit en 1998 le Rocket eBook, premier appareil de lecture dédié à voir le

jour dans un marché alors embryonnaire. NuvoMedia est en partie financé par la

chaîne de librairies Barnes & Noble et le géant des médias Bertelsmann. Le

Rocket eBook est commercialisé en 1999. NuvoMedia est racheté par Gemstar-TV

Guide International en janvier 2000. Le successeur du Rocket eBook est le modèle

REB 1100 de Gemstar eBook, construit et vendu sous le label RCA (appartenant à

Thomson Multimedia), et commercialisé en novembre 2000 aux Etats-Unis. La gamme

de Gemstar eBook disparaît en juin 2003. [Voir aussi: ebook (appareil de

lecture), Gemstar-TV Guide International.]

*O*

= Ockerbloom, John Mark =

Alors doctorant à l’Université Carnegie Mellon (à Pittsburgh, en Pennsylvanie,

Etat des Etats-Unis), John Mark Ockerbloom crée en 1993 The Online Books Page

pour répertorier les textes électroniques de langue anglaise en accès libre sur

le web. Fin 1998, John Mark Ockerbloom obtient son doctorat en informatique. En

1999, il rejoint l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D

(recherche et développement) de la bibliothèque numérique de cette université. A

la même époque, il y transfère The Online Books Page, tout en gardant la même

présentation, très sobre, et il poursuit son travail d’inventaire dans le même

esprit. En décembre 2006, The Online Books Page recense 25.000 textes. [Voir

aussi: bibliothèque numérique, Online Books Page (The), texte électronique.]

= OCLC (Online Computer Library Center) =

Fondée en 1967 dans l’Ohio (Etat des Etats-Unis), l'association OCLC (Online

Computer Library Center) crée en 1971 l’OCLC Online Union Catalog, qui est

d’abord le catalogue collectif des bibliothèques universitaires de l’Ohio avant

de s’étendre à l’ensemble des Etats-Unis puis au monde entier, avec plus de

10.000 bibliothèques participantes dans 112 pays. Le catalogue collectif mondial

WorldCat est désormais la plus grande base mondiale de données bibliographiques,

avec une version web (bêta) en accès libre lancée en août 2006. OCLC propose

également à ses partenaires toute une gamme de services avec deux objectifs:

favoriser l’accès à l’information et réduire les coûts correspondants. Le RLG

(Research Libraries Group), autre organisme fondé en 1980 et gérant un deuxième

catalogue collectif mondial, est intégré à OCLC en novembre 2006. [Voir aussi:

bibliothèque, catalogue collectif mondial, RLG, WorldCat.]

= OCR (optical character recognition) =

La reconnaissance optique de caractères (OCR: optical character recognition,

même sigle en français et en anglais) est une technologie permettant de

convertir en fichier texte un fichier numérisé en mode image. Cette conversion

permet d’alléger le poids du fichier, de corriger le texte si utile et

d’effectuer des recherches textuelles. En quoi consiste exactement la

numérisation d’un livre en utilisant un logiciel OCR? Il consiste à scanner le

livre page après page, ce qui donne des fichiers numérisés en mode image, puis à

utiliser un logiciel OCR, qui permet de convertir chaque fichier "image" en un

fichier texte. Il consiste ensuite à relire le contenu du fichier texte au

regard de l’original (image scannée ou livre imprimé) en corrigeant les erreurs

(dix erreurs par page en moyenne quand le logiciel OCR est de qualité). Deux

logiciels OCR commerciaux sont les logiciels OmniPage et TextBridge de la

société Nuance. [Voir aussi: numérisation, numérisation en mode image, scanner.]

= octet =

Un octet est un groupe de 8 bits représentant soit un caractère alphabétique,

soit quelques points formant une image. Cette unité de mesure est utilisée pour

mesurer la capacité d’une unité de stockage (fichier informatique, mémoire de

l’ordinateur, disquette, disque dur, DVD, etc.), à savoir la quantité

d’informations que cette unité contient ou peut contenir. Cette capacité se

mesure en kilo-octets (Ko), mégaoctets (Mo), gigaoctets (Go), exaoctets (Eo) et

téraoctets (To), tous multiples de 1.024. Un kilo-octet (Ko) représente un peu

plus de mille octets (1.024 octets). Un mégaoctet (Mo) représente 1.024 Ko, soit

un peu plus d’un million d’octets (très précisément 1.048.576 octets). Un

gigaoctet (Go) représente 1.024 Mo, soit un peu plus d’un milliard d’octets

(très précisément 1.073.741.824 octets). Un exaoctet (Eo) représente 1.024 Go.

Un téraoctet (To) représente 1.024 Eo. [Voir aussi: bit, disque dur, disquette,

DVD, mémoire, ordinateur.]

= OeB (open ebook) =

Créé en septembre 1999, l’OeB (open ebook) est un format basé sur le langage XML

(extensible markup language) pour normaliser le contenu, la structure et la

présentation des livres numériques. Le format OeB est défini par l’OeBPS (open

ebook publication structure). Développé par l’Open eBook Forum (OeBF, remplacé

en avril 2005 par l’IDPF – International Digital Publishing Forum) ) et

téléchargeable gratuitement, l’OeB est un format ouvert appartenant au domaine

public. Le format original est toutefois utilisé uniquement par les

professionnels de la publication. Il doit être associé à une technologie

normalisée de gestion des droits numériques, et donc à un système de DRM

(digital rights management), qui permet de contrôler l’accès des livres

numériques sous droits. La dernière version de l’OeBPS date de décembre 2006.

[Voir aussi: DRM, format, livre numérique, OeBF, XML.]

= OeBF (Open eBook Forum) =

Fondé en janvier 2000, l’OeBF (Open eBook Forum) est un consortium industriel

international regroupant constructeurs, concepteurs de logiciels, éditeurs,

libraires et spécialistes du numérique (85 participants en 2002) pour développer

le format OeB (open ebook) et définir l’OeBPS (open ebook publication

structure). L’Open eBook Forum fait suite à l’Open eBook Initiative, créée en

juin 1998 à l’instigation du NIST (National Institute of Standards and

Technology, Etats-Unis) pour constituer un groupe de travail de 25 personnes,

l’Open eBook Authoring Group, afin de normaliser le contenu, la structure et la

présentation des livres numériques. En avril 2005, l'OeBF change de nom pour

devenir l'IDPF (International Digital Publishing Forum). [Voir aussi: IDPF,

livre numérique, OeB.]

= Office québécois de la langue française (OQLF) =

L’Office québécois de la langue française (OQLF) est un organisme gouvernemental

chargé d’assurer la promotion du français. Il définit et conduit la politique

québécoise en matière de linguistique et de terminologie. Il veille aussi à

l'implantation et au maintien du français dans le monde de travail et des

affaires, et dans les services administratifs. Il gère entre autres des bases

terminologiques, notamment deux excellents outils de référence: Le Signet, qui

propose 10.000 fiches bilingues français-anglais dans le secteur des

technologies de l’information, et le Grand dictionnaire terminologique (GDT),

qui donne accès à trois millions de termes français et anglais du vocabulaire

industriel, scientifique et commercial, dans 200 domaines d’activité. Un autre

outil terminologique est le Vocabulaire d'internet, avec un index des termes

anglais et des termes français. [Voir aussi: base terminologique, Grand

dictionnaire terminologique.]

= Oie plate (L') =

Fondée début 2005 par Roger Gaillard, Claude Aubert et André Muriel, L'Oie plate

(Observatoire indépendant de l'édition pour les auteurs très exigeants) est une

maison d'édition spécialisée dans les ouvrages pratiques sur "les arcanes de

l'édition et les méthodes et les risques de la publication". L'Oie plate intègre

"les compétences et les valeurs défendues pendant vingt-cinq ans" par le Calcre

(Association d'information et de défense des auteurs, dont le sigle signifie

"Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition"), disparu en 2004

des suites d'un procès initié par un ancien salarié. L'Oie plate diffuse ARLIT &

Cie: annuaire des revues littéraires et compagnie, de Roger Gaillard (Calcre,

édition 2003). Les premières publications de L'Oie plate sont 150 questions sur

l'édition, de Marc Autret, guide paru en mars 2005, et AUDACE: annuaire à

l'usage des auteurs cherchant un éditeur, de Roger Gaillard, paru à la même

date. Suivent La revue mode d'emploi: revue papier, revue en ligne, de

Jean-Jacques Nuel (nouvelle édition, mars 2006), et Safêlivre: guide des salons

et fêtes du livre, d'André Muriel (nouvelle édition, juillet 2007). [Voir aussi:

Autret Marc, Calcre, édition, Gaillard Roger, presse en ligne.]

= OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) =

Fondée en 1967, l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle)

est l’une des 16 agences spécialisées des Nations Unies. Basée à Genève

(Suisse), elle compte 179 états membres. L’OMPI a pour vocation de promouvoir la

diffusion et la protection des oeuvres de l’esprit en défendant la notion de

propriété intellectuelle, qui se présente elle-même sous deux aspects: la

propriété industrielle et le droit d’auteur. L’Organisation doit administrer 23

traités internationaux relatifs à différents aspects de la protection de la

propriété intellectuelle. Deux traités internationaux signés en 1996 visent à

contrôler la gestion des droits numériques (DRM: digital rights management) dans

le but de renforcer le respect du droit d'auteur sur l'internet, et de contrer

ainsi le piratage. Ces traités sont suivis de législations nationales. Le

Digital Millenium Copyright Act (DMCA) est entériné en octobre 1998 aux

Etats-Unis. Son correspondant européen, la European Union Copyright Directive

(EUCD), est entériné en mai 2001 par les instances de l'Union européenne, avec

entrée en vigueur progressive dans tous les pays de l'Union européenne. [Voir

aussi: copyright, DMCA, DRM, droit d’auteur, EUCD, propriété intellectuelle.]

= OMPI: Centre d’arbitration et de médiation =

Créé en 1994 par l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle),

le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI a pour but de régler les litiges

commerciaux internationaux entre particuliers ou entreprises privées. Les

procédures sont adaptées aux litiges relatifs aux techniques, arts du spectacle

et autres aspects de la propriété intellectuelle. Le Centre dispose d’un cadre

juridique pour l'administration des litiges relatifs à l’internet et au commerce

électronique, notamment par le biais de son Service de règlement des litiges

relatifs aux noms de domaine, créé en décembre 1999. Le Centre est souvent

consulté pour des litiges relatifs à la propriété intellectuelle sur l’internet.

[Voir aussi: OMPI, propriété intellectuelle.]

= Online Books Page (The) =

The Online Books Page est créée en 1993 par John Mark Ockerbloom pour

répertorier les textes électroniques de langue anglaise en accès libre sur le

web. A cette date, John Mark Ockerbloom est doctorant à l’Université Carnegie

Mellon (à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Etat des Etats-Unis). En 1999, il rejoint

l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D (recherche et

développement) de la bibliothèque numérique de l'université. A la même époque,

il y transfère The Online Books Page, tout en gardant la même présentation, très

sobre, et il poursuit son travail d’inventaire dans le même esprit. En 2003, ce

répertoire fête ses dix ans et recense plus de 20.000 textes électroniques, dont

4.000 textes publiés par des femmes, à savoir 20% de sa liste de liens. En

décembre 2006, il recense 25.000 titres, dont 6.300 titres du Projet Gutenberg.

[Voir aussi: bibliothèque numérique, Ockerbloom John Mark, Projet Gutenberg,

texte électronique.]

= OPAC (online public access catalogue) =

L'acronyme OPAC (online public access catalogue) définit un catalogue pouvant

être librement consulté en ligne. Les OPAC sont disponibles sur le web, avec une

fonction de recherche utilisant le protocole Z39.50, un standard de

communication permettant de chercher et récupérer des informations

bibliographiques dans des bases de données en ligne. [Voir aussi: Z39.50.]

= Open Content Alliance (OCA) =

L'Open Content Alliance (OCA) est une initiative lancée en octobre 2005 par

l'Internet Archive afin de créer un vaste répertoire libre et multilingue de

livres numérisés et de documents multimédia pour consultation et téléchargement

sur n'importe quel moteur de recherche. Un site de démonstration, l'Open

Library, présente le projet et montre quelques livres numérisés issus des fonds

de l'Université de Californie. L'OPA regroupe de nombreux partenaires:

bibliothèques, universités, organisations gouvernementales, associations à but

non lucratif, organismes culturels, sociétés informatiques (Adobe, Hewlett

Packard, Microsoft, Yahoo!, Xerox, etc.). Les premières bibliothèques

participantes sont les bibliothèques des universités de Californie et de

Toronto, l'European Archive, les Archives nationales du Royaume-Uni, O'Reilly

Media et Prelinger Archives. En décembre 2006, l'OCA compte 100.000 livres

numérisés consultables sur le site de l'Internet Archive (Text Archive). La

numérisation atteint désormais un rythme de 12.000 nouveaux livres par mois. A

la même date, l'Internet Archive reçoit une subvention d'un million de dollars

US de la part de la Sloan Foundation pour poursuivre ce travail en numérisant

plusieurs grandes collections émanant entre autres du Metropolitan Museum of

Art, du Getty Research Institute et de la Boston Public Library. En mai 2007,

l’OCA franchit la barre des 200.000 livres numérisés. [Voir aussi: Google Book

Search, Internet Archive, numérisation, Open Library, Yahoo!]

= OpenCourseWare Consortium (OCW Consortium) =

Un OpenCourseWare peut être défini comme la publication électronique en accès

libre et gratuit de matériel d'enseignement de grande qualité organisé sous

forme de cours. Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) lance d'abord le

MIT OpenCourseWare en septembre 2002 (version bêta), avec un lancement officiel

en septembre 2003 pour proposer quelques centaines de cours en ligne avec accès

libre et gratuit. L'expérience se poursuit avec succès, et l'on compte 1.400

cours disponibles en mai 2006. Parallèlement, le MIT espère que cette expérience

de publication électronique - la première du genre - va permettre de définir un

standard et une méthode de publication, et qu'elle incitera d'autres universités

à créer un OpenCourseWare pour la mise à disposition gratuite de leurs propres

cours. Le MIT décide de proposer sur le même modèle le matériel d'enseignement

de nombreuses universités. A cet effet, il lance l'OpenCourseWare Consortium

(OCW Consortium) en décembre 2005. Un an après, ce consortium rassemble le

matériel d'enseignement de 100 universités dans le monde. [Voir aussi: édition

électronique, MIT, MIT OpenCourseWare.]

= OpenDocument =

Le format OpenDocument - appelé aussi ODF (open document format) - est un format

de document ouvert basé sur le format XML (extensible markup language) et

utilisé en premier lieu par la suite bureautique OpenOffice.org. L'extension de

fichier est ".odf".Il est désormais développé par le consortium OASIS

(Organization for the Advancement of Structured Information Standards). Le

concurrent du format OpenDocument est le format Office Open XML (extensible

markup language), format propriétaire développé par Microsoft et utilisé dans sa

suite Office 2007. En février 2007, Microsoft lance le Open XML Translator, un

convertisseur des formats propriétaires de sa suite Office 2007 dans des formats

OpenDocument pour permettre l'interopérabilité de ces formats entre eux. [Voir

aussi: OpenOffice.org, suite bureautique, XML.]

= Open Library (The) =

L'Open Library est un site de démonstration lancé en octobre 2005 par l'Open

Content Alliance (OPA), pour présenter quelques collections issues des fonds de

l'Université de Californie. L'Open Content Alliance est un consortium fondé à la

même date et visant à créer une vaste bibliothèque numérique. [Voir aussi:

bibliothèque numérique, Open Content Alliance.]

= OpenOffice.org =

Le Dictionnaire du NEF · 第 16 / 27 段