Mise en ligne en octobre 1997, Gallica est la bibliothèque numérique de la

Bibliothèque nationale de France (BnF). En accès libre, elle devient rapidement

l’une des plus importantes bibliothèques numériques du réseau. On y trouve les

documents libres de droits du fonds numérisé de la BnF, à savoir, en février

2005, 76.000 ouvrages et 80.000 images du Moyen-Age au début du 20e siècle, avec

un million de consultations par mois. Pour des raisons de coût, les documents

sont essentiellement numérisés en mode image. Une petite collection de livres

(1.117 titres en février 2004) est numérisée en mode texte. En février 2005,

Gallica annonce la mise en ligne prochaine (entre 2006 et 2009) de l'essentiel

de la presse française parue entre 1826 et 1944, à savoir 22 titres représentant

3,5 millions de pages. Début 2006, les premiers journaux disponibles en ligne

sont Le Figaro (naissance en 1826), La Croix (naissance en 1883), L'Humanité

(naissance en 1904) et Le Temps (naissance en 1861 et disparition en 1942). En

décembre 2006, les collections comprennent 90.000 ouvrages numérisés (fascicules

de presse compris), 80.000 images et des dizaines d'heures de ressources

sonores. [Voir aussi: bibliothèque numérique, numérisation, numérisation en mode

image, numérisation en mode texte.]

= Gemstar eBook =

Lancé par la société Gemstar-TV Guide International en octobre 2000, le Gemstar

eBook (nom de domaine: www.gemstar-ebook.com, désormais défunt) est un appareil

de lecture - ou plus exactement une gamme d’appareils de lecture - qui succède

aux précurseurs Rocket eBook et Softbook Reader, tous deux distribués en 1999.

Les deux modèles - le REB 1100 (écran noir et blanc, successeur du Rocket eBook)

et le REB 1200 (écran couleur, successeur du Softbook Reader) - sont construits

aux Etats-Unis sous le label RCA (appartenant à Thomson Multimedia) et vendus

par la chaîne de magasins SkyMall. En automne 2002, leurs successeurs, le GEB

1150 et le GEB 2150, sont construits sous le label Gemstar. En Europe, le GEB

2200 (proche du REB 1200) est lancé en octobre 2001 en commençant par

l'Allemagne. La vente de ces différents modèles (50.000 machines vendues en

tout) cesse en juin 2003. [Voir aussi: ebook (appareil de lecture), Gemstar-TV

Guide International, Rocket eBook, Softbook Reader.]

= Gemstar-TV Guide International =

Basé à New York et à Pasadena (Californie), Gemstar-TV Guide International est

une société spécialisée dans les produits et services numériques pour les

médias, aussi bien pour le développement des technologies numériques et l’octroi

de licences que pour la création de contenu. La société s’intéresse entre autres

au marché émergent de l’ebook. En janvier 2000, Gemstar rachète NuvoMedia et

Softbook Press, deux sociétés californiennes ayant lancé en 1999 les premiers

modèles d’appareils de lecture. En septembre 2000, Gemstar rachète les éditions

00h00 (Paris), qui vendent des livres numériques depuis mai 1998. En novembre

2000, Gemstar lance aux Etats-Unis les deux premiers modèles de Gemstar eBook

(appareils de lecture), ainsi qu’une librairie numérique. En octobre 2001, un

troisième modèle de Gemstar eBook aborde le marché européen en commençant par

l’Allemagne. En juin 2003, Gemstar met fin à ses activités eBook. La vente des

appareils de lecture cesse en juin 2003 et celle des livres numériques le mois

suivant. [Voir aussi: ebook, éditions 00h00, Gemstar eBook, librairie numérique,

livre numérique.]

= GFDL (GNU free documentation license) =

La GDFL (GNU free documentation license) signifie littéralement "licence de

documentation libre de GNU" (GNU: GNU's not Unix). La GFDL est la licence GNU

régissant les ouvrages documentaires, par exemple l'encyclopédie gratuite en

ligne Wikipedia. En résumé, d'une part les articles restent la propriété de

leurs auteurs, d'autre part ils peuvent être librement réutilisés. Comme

expliqué sur le site du GNU, la GFDL est "une forme de copyleft destinée aux

manuels, aux recueils de textes et autres documents. Son objectif est de

garantir à tous la possibilité effective de copier et de redistribuer librement

le document avec ou sans modifications, et que ce soit ou non dans un but

commercial." [Voir aussi: copyleft, GNU, Wikipedia.]

= GIF (graphics interchange format) =

Le format GIF (graphics interchange format) est un standard de compression

d'image fixe, qui était sous licence Unisys jusqu'en juillet 2004 et sous

licence IBM jusqu'en août 2006. Le format GIF (défini par l'extension de fichier

".gif") est l'un des formats d'image utilisés sur le web, l'autre étant le

format JPEG (Joint Photographic Experts Group), développé par le groupe

d'experts ayant donné son nom au format. Le format PNG (portable network

graphics), librement utilisable sans licence, est issu du format GIF. [Voir

aussi: compression, image numérique, JPEG, numérisation, PNG.]

= GNU (GNU's Not Unix) =

Le GNU (GNU's Not Unix) est un système d'exploitation développé en janvier 1984

par Richard Stallman. Une de ses variantes, Linux, est utilisée par des dizaines

de millions de personnes. Ces systèmes d'exploitation sont des logiciels libres,

à savoir des logiciels offrant à leurs utilisateurs la liberté de les utiliser,

d'étudier leur code source, de les modifier et de les redistribuer avec ou sans

modifications, gratuitement ou contre paiement. Ces logiciels sont soumis à la

licence GPL (general public license). La GPL réglemente la distribution des

logiciels libres afin que les programmes et travaux dérivés soient distribués

avec le code source. La GFDL (GNU free documentation license) réglemente la

distribution des manuels, recueils de textes et autres documents. C'est cette

licence qui régit par exemple l'encyclopédie Wikipedia. Le projet GNU est promu

par la Free Software Foundation (FSF), dirigée par Richard Stallman. Une

présentation complète du projet GNU est disponible dans un article de Richard

Stallman paru en 2004: La communauté du logiciel libre 20 ans après: une

réussite magnifique mais inachevée. Et maintenant? [Voir aussi: code source,

GFDL, GPL, Linux, logiciel, logiciel libre, programme, système d'exploitation,

Wikipedia.]

= Google =

Lancé en septembre 1998, Google devient rapidement le plus grand moteur de

recherche mondial. Alors étudiants à l’Université de Stanford (Californie),

Sergey Brin et Larry Page conçoivent les bases de Google dès 1995, avec

développement des logiciels entre 1995 et 1998, puis création de la société en

septembre 1998. L’originalité de Google par rapport à ses prédécesseurs est une

page d’accueil très sobre et un classement des pages web en fonction du nombre

de liens pointant vers elles. Google propose aussi un classement thématique

(Google Directory), un logiciel de traduction (Language Tools), et des

interfaces dans de nombreuses langues (88 langues en 2003), dont le français.

Tout en restant axé sur ses activités de classement, Google multiplie ses

services au fil des ans, en lançant notamment un service de liens sponsorisés.

Google tire en effet ses revenus des publicités au format texte placées sur les

pages de son moteur de recherche (sur la colonne de droite, ou alors en début de

liste). En février 2004, les 6 milliards de documents indexés (contre 4,5

milliards un an auparavant) comprennent 4,3 milliards de pages web, 880.000

images et 845 millions de messages Usenet (dans Google Groups), avec 200

millions de requêtes par jour. En août 2004, l'introduction en Bourse de Google

fait couler beaucoup d'encre, avec un modèle atypique qui est un succès. En

octobre 2004, Google débute son projet de bibliothèque numérique en lançant

Google Print, remplacé en août 2006 par Google Book Search (voir les notices

suivantes). En novembre 2004, Google lance Google Scholar, un service de

recherche de documents scientifiques et universitaires. En septembre 2006,

Google lance Google News Archive, un service de recherche d'archives dans la

presse. En novembre 2006, 50% des recherches effectuées dans un moteur de

recherche sont effectuées sur Google, 25% sur Yahoo!, 8% sur Live Search

(Microsoft) et 6% sur AOL. A la fin 2006, Google compte 9.400 salariés. [Voir

aussi: Google Book Search, Google Print, lien sponsorisé, Live Search, logiciel

de traduction, moteur de recherche, Usenet, web, Yahoo! Search.]

= Google Book Search (Google Livres) =

En août 2006, Google lance Google Book Search (Google Livres en français) pour

remplacer le très controversé Google Print (voir la notice suivante), lancé en

octobre 2004 et suspendu en août 2005 pour cause de conflit avec les éditeurs

des livres sous droits. Le moteur permet des recherches par date, titre ou

éditeur. La numérisation des fonds de grandes bibliothèques se poursuit, en

étant cette fois axée sur les livres libres de droit, et sur le développement de

partenariats avec les éditeurs qui le souhaitent. Les livres libres de droit

sont consultables à l'écran et leur texte copiable, avec possibilité

d'impression page à page. Ils sont téléchargeables sous forme de fichiers PDF

(portable document format) et imprimables dans leur entier. Pour les livres sous

droits, Google fournit la fiche du livre et les extraits comprenant les

mots-clés recherchés, en invoquant le droit de citation. De ce fait, le conflit

avec les éditeurs se poursuit lui aussi, puisque Google continue de numériser

des livres sous droits sans l'autorisation préalable des éditeurs, en invoquant

ce droit de citation. L'Authors Guild et l'Association of American Publishers

(AAP) invoquent pour leur part le non respect de la législation relative au

copyright pour attaquer Google en justice. Le feuilleton judiciaire promet de

durer. A l'exception de la New York Public Library, les bibliothèques

participantes sont des bibliothèques universitaires (Harvard, Stanford,

Michigan, Oxford, California, Virginia, Wisconsin-Madison, Complutense de

Madrid). S’y ajoutent début 2007 les bibliothèques des Universités de Princeton

et du Texas (Austin), ainsi que la Biblioteca de Catalunya (Catalogne, Espagne)

et la Bayerische Staatbibliothek (Bavière, Allemagne). En mai 2007, Google

annonce la participation de la première bibliothèque francophone, la

bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne (Suisse). Google

scanne 3.000 livres par jour, ce qui représenterait un million de livres par an.

Parallèlement, un autre projet à vaste échelle, respectueux du copyright et sur

plateforme ouverte, voit le jour en octobre 2005 sous l'égide de l'Open Content

Alliance (OPA). [Voir aussi: bibliothèque numérique, Google, Google Print,

numérisation, Open Content Alliance.]

= Google Print =

En 2004, le moteur de recherche Google met son expertise au service du livre. En

octobre 2004, Google lance la première partie de son programme Google Print,

établi en partenariat avec les éditeurs pour consulter à l'écran des extraits de

livres, puis commander les livres auprès d'une librairie en ligne. La version

bêta de Google Print (http://print.google.com/) est mise en ligne en mai 2005.

En décembre 2004, Google lance la deuxième partie de son programme Google Print,

cette fois-ci à destination des bibliothèques. Il s'agit d'un projet de

bibliothèque numérique de 15 millions de livres, qui consisterait à numériser en

quelques années les livres de plusieurs grandes bibliothèques. Les premières

bibliothèques participantes sont celles des universités du Michigan (dans sa

totalité: 7 millions d'ouvrages), de Harvard, de Stanford et d'Oxford, et la New

York Public Library. Le coût estimé se situe entre 150 et 200 millions de

dollars US (environ 10 dollars par livre) et la durée prévue est de dix ans. En

août 2005, ce programme est suspendu pour un temps indéterminé pour cause de

conflit avec les éditeurs des livres sous droits. Le programme reprend en août

2006 sous le nouveau nom de Google Book Search (voir la notice précédente).

[Voir aussi: bibliothèque numérique, éditeur, Google, Google Book Search,

numérisation.]

= gopher =

Utilisé entre 1992 et 1996, le gopher est un système d’information à base de

menus textuels consultables à plusieurs niveaux. Dans le cas d’une bibliothèque

numérique, il s’agit d’un ensemble hiérarchisé d’index permettant l’accès au

texte intégral des documents. Le gopher est ensuite supplanté par le web, d’une

utilisation nettement plus facile grâce à la possibilité de liens hypertextes.

[Voir aussi: bibliothèque numérique, lien hypertexte.]

= GPL (general public license) =

La licence GPL (general public license) est une licence réglementant la

distribution des logiciels libres afin que les programmes et travaux dérivés

soient distribués avec le code source. La GPL est l’oeuvre du projet GNU, sous

l'égide de la Free Software Foundation (FSF). Cette licence régit également le

copyleft, applicable à toute oeuvre de création. Une licence dérivée est la LGPL

(lesser general public license). Plus restrictive, elle autorise l'incorporation

de codes propriétaires (notamment Java). Une deuxième licence dérivée est la

GFDL (GNU free documentation license), qui concerne les manuels et les recueils

de textes. [Voir aussi: copyleft, GNU.]

= GPRS (general packet radio service) =

GPRS (general packet radio service) signifie littéralement "service général de

radiocommunication en mode paquet". Destiné aux téléphones portables, le GPRS

est un standard de transmission radio-électrique permettant d’acheminer les

données numériques (voix, texte et multimédia) en utilisant la commutation de

paquets dans un réseau de téléphonie de type GSM (global system for mobile

communications), avec un débit théorique de 115 Kbps (kilobits par seconde) et

un débit réel de 50 Kbps. Il est progressivement remplacé par le standard EDGE

(enhanced data for GSM evolution), au débit plus rapide, puis par le standard

3GSM (3G + GSM), un standard de téléphonie 3G (3e génération). [Voir aussi: 3G,

3GSM, bps, EDGE, GSM, téléphonie mobile.]

= Grand dictionnaire terminologique (GDT) =

Mis en ligne en accès libre en septembre 2000, le Grand dictionnaire

terminologique (GDT) comprend 3 millions de termes français et anglais du

vocabulaire industriel, scientifique et commercial, dans 200 domaines

d’activité. Il représente l'équivalent de 3.000 ouvrages de référence imprimés.

Sa mise en ligne est le résultat d'un partenariat entre l'Office québécois de la

langue française (OQLF), auteur du dictionnaire, et Semantix, société

spécialisée dans les solutions logicielles linguistiques. Evénement célébré par

de très nombreux linguistes, cette mise en ligne est un succès sans précédent.

Dès le premier mois, le GDT est consulté par 1,3 million de personnes, avec des

pointes de 60.000 requêtes quotidiennes. La gestion de la base est ensuite

assurée par Convera Canada. En février 2003, les requêtes sont au nombre de 3,5

millions par mois. Une nouvelle version du GDT est mise en ligne en mars 2003.

Sa gestion est désormais assurée par l'OQLF lui-même, et non plus par une

société prestataire. [Voir aussi: base terminologique, dictionnaire en ligne.]

= GSM (global system for mobile telecommunications) =

La norme GSM (global system for mobile telecomunications) est une norme de

transmission radio-électrique permettant d’acheminer les données numérisées

(d'abord la voix et le texte, puis le multimédia, la musique et la vidéo) d'un

téléphone portable. Les premiers réseaux GSM sont lancés en 1992. En 2004, le

GSM est utilisé par 10 millions de personnes. Cette norme devient le principal

standard mondial en matière de communications mobiles (70% des usagers en 2005).

Promue par la GSM Association, la norme GSM régit plusieurs standards de

transmission: le standard GPRS (general packet radio system), le standard EDGE

(enhanced data for GSM evolution), un standard intermédiaire avec débit plus

rapide, et le standard 3GSM (3G + GSM), standard de téléphonie mobile 3G (3e

génération). L'utilisation des standards EDGE et 3GSM débute courant 2004. Tout

comme le HSCSD (high speed circuit switched data), une technologie permettant

d'accélérer la transmission des données autres que la voix sur tous les réseaux

GSM actuels. [Voir aussi: 3G, 3GSM, EDGE, GPRS, HSCSD, téléphonie mobile.]

= Gutenberg, Johannes =

Johannes Gutenberg (v.1400 – 1468) est considéré comme l’inventeur de

l’imprimerie moderne dans les années 1450. Il est en effet le premier imprimeur

à utiliser des caractères métalliques mobiles. Il aurait imprimé 180 exemplaires

de la Bible dans son atelier de Mayence (Allemagne). 48 exemplaires, dont

certains incomplets, existeraient toujours. La version numérique de la Bible de

Gutenberg est mise en ligne en novembre 2000 sur le site de la British Library.

La numérisation est l'oeuvre de chercheurs et experts techniques de l’Université

Keio de Tokyo et de NTT (Nippon Telegraph and Telephone Communications), venus

travailler sur place à l’aide de matériels hautement sophistiqués. Gutenberg

donne aussi son nom au Projet Gutenberg, fondé en juillet 1971 par Michael Hart

pour devenir la grande bibliothèque mondiale d’oeuvres littéraires du domaine

public au format texte. [Voir aussi: Bible de Gutenberg, Hart Michael,

numérisation, Projet Gutenberg, texte électronique.]

= gyricon =

Le gyricon est une technologie d’affichage développée depuis 1997 par des

chercheurs de PARC (Palo Alto Research Center), grand laboratoire de recherche

de la Silicon Valley (Californie). Prises entre deux feuilles de plastique

souple, des millions de micro-alvéoles contiennent des microbilles bicolores

(noir et blanc) en suspension dans un liquide clair. Chaque bille est pourvue

d’une charge électrique. Une impulsion électrique extérieure permet la rotation

des billes, et donc le changement de couleur, afin d’afficher, de modifier ou

d’effacer des données. La société Gyricon Media est créée en décembre 2000 par

PARC pour commercialiser le papier électronique SmartPaper. Le marché pressenti

est d’abord celui de l’affichage commercial, qui débute en 2004. Viendra ensuite

l’écran souple, qui devrait devenir l’ebook et l’ejournal de demain. La société

cesse ses activités en 2005. Les activités de développement se poursuivent au

sein de Xerox. Une autre technologie d'affichage est développée par la société E

Ink. [Voir aussi: E Ink, papier électronique, SmartPaper.]

*H*

= H.323 (protocole) =

Elaboré en 1996 par l'UIT (Union internationale des télécommunications), H.323

est un protocole utilisé notamment pour les communications téléphoniques par IP

(internet protocol). [Voir aussi: IP, protocole, téléphonie sur IP, UIT.]

= hacker =

Un hacker est un professionnel de l'informatique de haut niveau, qui crée ou

modifie des équipements informatiques ou des programmes. Un hacker désigne par

exemple un concepteur de logiciels ou un programmeur dont l'excellence est

reconnue, ou alors un informaticien de haut vol spécialisé dans la sécurité des

systèmes informatiques en réseau. Dans la communauté non technophile, le terme

"hacker" a une connotation négative puisqu'il est souvent utilisé pour désigner

une personne pénétrant par effraction dans un système informatique. Utilisé à

tort et à travers, le terme perd son sens original, à savoir un niveau

professionnel d'excellence reconnu par ses pairs. [Voir aussi: informatique,

logiciel, programme, réseau.]

= Handicapzéro =

Mis en ligne en septembre 2000, le site web de l'association Handicapzéro est

destiné aux personnes ayant un problème visuel, soit plus de 10% de la

population francophone. Il devient rapidement le site adapté le plus visité,

avec 10.000 requêtes mensuelles. En février 2003, l'association lance un portail

offrant en accès libre l'information nationale et internationale en temps réel

(en partenariat avec l'Agence France-Presse), l'actualité sportive (avec le

journal L'Equipe), les programmes de télévision (avec le magazine Télérama), la

météo (avec Météo France) et un moteur de recherche (avec Google). Le portail

propose aussi toute une gamme de services dans les domaines de la santé, de

l'emploi, de la consommation, des loisirs, des sports et de la téléphonie. Les

personnes aveugles peuvent accéder au site au moyen d’une plage braille et d’une

synthèse vocale. Les personnes malvoyantes peuvent utiliser la page "confort de

lecture" pour paramétrer la taille et la police des caractères ainsi que la

couleur du fond d’écran pour une navigation confortable. Les personnes voyantes

peuvent correspondre en braille avec des personnes aveugles par le biais du

site. Handicapzéro assure gratuitement la transcription et l’impression braille

des courriers ainsi que leur expédition par voie postale dans les pays de

l'Union européenne. L’association démontre ainsi “que, sous réserve du respect

de certaines règles élémentaires, l’internet peut devenir enfin un espace de

liberté pour tous”. En 2005, 80.000 documents sont édités en braille et en

caractères agrandis. En octobre 2006, le portail adopte une nouvelle

présentation pour proposer davantage d'informations, une navigation plus

intuitive, des raccourcis clavier, etc. Plus de 2 millions de visiteurs

utilisent les services du portail au cours de l'année 2006. [Voir aussi:

braille, Google, plage braille, portail, synthèse vocale, téléphonie.]

= Hart, Michael =

Alors qu’il est étudiant à l’Université d'Illinois (Etats-Unis), Michael Hart

crée en juillet 1971 le Projet Gutenberg pour diffuser gratuitement par voie

électronique le plus grand nombre possible d’oeuvres du domaine public. Au

milieu des années 1990, lorsque l’utilisation du web se généralise, le Projet

Gutenberg trouve un second souffle et un rayonnement international. Michael Hart

décide d’y consacrer sa vie et de coordonner le travail de centaines de

volontaires qui numérisent patiemment les oeuvres en mode texte dans de nombreux

pays. D’abord essentiellement anglophones, les collections deviennent peu à peu

multilingues. La plus ancienne bibliothèque numérique sur l’internet franchit la

barre des 5.000 livres en avril 2002, des 10.000 livres en octobre 2003, des

15.000 livres en janvier 2005 et des 20.000 livres en décembre 2006, avec des

milliers de volontaires dans le monde entier. Michael Hart espère franchir la

barre du million de livres d'ici 2015. Michael Hart est aussi l'auteur d'un blog

(Online Writings) dans lequel il développe ses idées. [Voir aussi: bibliothèque

numérique, numérisation, numérisation en mode texte, Projet Gutenberg, texte

électronique.]

= HD DVD (high definition digital versatile disc) =

La norme HD DVD (high definition digital versatile disc) est une norme de DVD

haute définition, qui permet de proposer une image et un son de très grande

qualité. Les deux normes concurrentes du marché sont la norme HD DVD, défendue

par Toshiba, et la norme Blu-Ray, défendue par Sony. Pas de norme commune donc,

faute d'un accord entre les parties. Les premiers DVD nouvelle génération sont

lancés en 2007. Outre Toshiba, la norme HD DVD est utilisée par Microsoft, LG,

NEC et RCA. Des DVD haute définition bi-format et des lecteurs de DVD bi-format

sont lancés en 2007. [Voir aussi: Blu-Ray, DVD.]

= hertz =

Un hertz est une unité de fréquence d'un cycle par seconde, servant à mesurer le

courant alternatif ou bien une fréquence son, que celle-ci soit radio- ou

électromagnétique. Par exemple, en Europe, le courant électrique d'une maison

fonctionne sur une fréquence de 50 hertz, soit 50 cycles par seconde, et en

Amérique du Nord sur une fréquence de 60 hertz, soit 60 cycles par seconde. La

transmission radio et télé(vision) utilise des fréquences très supérieures

s'exprimant en kilohertz (KHz) ou en mégahertz (MHz). La vitesse d'un

microprocesseur se mesure en gigahertz (GHz), tout comme les fréquences

électromagnétiques utilisées pour la WiFi (wireless fidelity). Ces unités de

fréquence magnétique ont les valeurs suivantes: un kilohertz (KHz) équivaut à un

millier de hertz, un mégahertz (MHz) équivaut à un million de hertz et un

gigahertz (GHz) équivaut à un milliard de hertz. [Voir aussi: microprocesseur,

radiotéléphonie, télévision, WiFi.]

= hotspot =

Le Dictionnaire du NEF · 第 9 / 27 段