La compression est un processus consistant à supprimer les données redondantes

de tout type de fichier (texte, programme, image, audio, vidéo et réalité

virtuelle) afin d'en réduire la taille. Un format de compression est défini par

un algorithme appelé codec (abrégé de l’anglais "compression/decompression"). La

compression peut aller de 10 (un dixième du fichier original, par exemple dans

le cas d'un MP3) à 100, et parfois plus. Un algorithme de décompression est

ensuite utilisé pour écouter et/ou voir le fichier comprimé. Prenons par exemple

la compression audio. La compression peut être effectuée avec perte ou sans

perte. La compression avec perte supprime du fichier source les informations

pratiquement inaudibles pour l'oreille. C'est le cas du MP3, du MP3pro et du WMA

(Windows media audio). La compression sans perte s'effectue grâce à un

algorithme non destructeur, qui conserve l'intégralité du signal acoustique de

la source, mais qui donne des fichiers beaucoup plus lourds. Autre exemple pris

dans le domaine de l'image, les formats JPEG (Joint Photographic Experts Group),

GIF (graphic interchange format) et PNG (portable network graphics) sont les

principaux formats de compression d'images fixes. [Voir aussi: algorithme,

codec, GIF, JPEG, MP3, MP3pro, multimédia, PNG, WMA.]

= convergence multimédia =

La convergence multimédia peut être définie comme la convergence des secteurs de

l’informatique, du téléphone et de la radiotélévision dans une industrie de la

communication et de la distribution utilisant les mêmes autoroutes de

l’information. Cette convergence entraîne l’unification progressive des secteurs

liés à l’information (imprimerie, édition, presse, conception graphique,

enregistrements sonores, films, etc.) suite à l’utilisation des techniques de

numérisation. La numérisation permettant désormais de créer, enregistrer,

stocker, combiner, rechercher et transmettre des données de manière simple et

rapide, le processus matériel de production s’en trouve considérablement

accéléré. Si, dans certains secteurs, ce phénomène entraîne de nouveaux emplois,

par exemple ceux liés à la production audio-visuelle, d’autres secteurs sont

soumis à d’inquiétantes restructurations. La convergence multimédia a de

nombreux revers, par exemple des contrats précaires pour les salariés, l’absence

de syndicats pour les télétravailleurs ou le droit d’auteur mis à mal pour les

auteurs. [Voir aussi: droit d’auteur, édition, numérisation, télétravail.]

= cookie =

Généré par le site consulté, le cookie est une chaîne de caractères

correspondant à un numéro d’identification. Largement utilisé par les sites

commerciaux, il permet de noter les visites de l’usager et de définir ses

centres d’intérêt. Certains cookies sont créés lors d’une visite à un site et

disparaissent ensuite. D’autres sont installés sur le disque dur de l’usager,

souvent à son insu. L’utilisation de cookies est fortement contestée par les

organismes défendant le respect de la vie privée. Les versions récentes des

navigateurs permettent de désactiver les cookies, de n’autoriser que les cookies

extérieurs (liés à une visite sur un site, sans installation sur le disque dur)

ou de n’autoriser les cookies que pour des sites spécifiques. [Voir aussi:

navigateur.]

= copyleft =

L'idée du copyleft est lancée en 1984 par Richard Stallman, programmeur et

défenseur inlassable du logiciel libre au sein de la Free Software Foundation

(FSF).Conçu à l’origine pour les logiciels, formalisé par la licence GPL

(general public license) du Projet GNU, et étendu ensuite à toute oeuvre de

création, le copyleft (dont voici le texte officiel et la traduction française

non officielle) contient la déclaration normale du copyright affirmant la

propriété et l’identification de l’auteur. Son originalité est de donner au

lecteur le droit de librement redistribuer le document et de le modifier. Le

lecteur ne peut toutefois revendiquer ni la paternité du travail original ni

celle des changements effectués par d’autres. De plus, tous les travaux dérivés

sont eux-mêmes soumis au copyleft. Chez les auteurs et les créateurs numériques,

les adeptes du copyleft sont de plus en plus nombreux, afin de respecter la

vocation première du web, réseau de communication et de diffusion à l'échelon

mondial. Un autre type de licence est la licence Creative Commons. [Voir aussi:

Creative Commons, copyright, droit d’auteur, GNU, GPL.]

= copyright =

Le copyright – terme qui signifie littéralement “droit de copie” – est une

mention apposée au début ou à la fin d’un texte pour informer le public que ce

texte est protégé et qu’il ne peut être reproduit sans autorisation préalable de

l’auteur ou de ses ayants droit. Définie par l’UNESCO (Organisation des Nations

Unies pour l'éducation, la science et la culture) dans la Convention universelle

sur le droit d’auteur (signée en septembre 1952 et révisée en juillet 1971), la

mention normalisée comprend trois éléments: (a) le symbole © pour “copyright”,

(b) le nom du titulaire du droit d’auteur, (c) l’indication de l’année de

première publication. Cette mention normalisée vaut aussi pour les pages web.

Toutefois, chez les auteurs et les créateurs numériques, les adeptes du copyleft

ou de la licence Creative Commons sont de plus en plus nombreux, afin de

respecter la vocation première du web, réseau de communication et de diffusion à

l’échelon mondial. [Voir aussi: copyleft, Creative Commons, droit d’auteur,

UNESCO.]

= copyright (Projet Gutenberg) =

Le Projet Gutenberg, basé aux Etats-Unis, numérise les oeuvres tombées dans le

domaine public. Pour savoir ce qui peut être intégré dans les collections ou

non, il doit se référer à la législation sur le copyright entérinée par le

Congrès le 27 octobre 1998. Cette législation est nettement plus contraignante

que la précédente. Les oeuvres publiées avant 1923 sont soumises au droit

d’auteur pendant 75 ans à partir de leur date de publication (elles sont donc

tombées dans le domaine public). Les oeuvres publiées entre 1923 et 1977 sont

soumises au droit d’auteur pendant 95 ans à partir de leur date de publication

(rien ne tombera dans le domaine public avant 2019). Une oeuvre publiée à partir

de 1998 est soumise au droit d’auteur pendant 70 ans à partir de la date du

décès de l’auteur s’il s’agit d’un auteur personnel (rien dans le domaine public

avant 2049), ou alors pendant 95 ans à partir de la date de publication (ou 120

ans à partir de la date de création) s’il s’agit d’un auteur collectif (rien

dans le domaine public avant 2074). Tout ceci dans les grandes lignes. D’autres

règles viennent s’ajouter à ces règles de base. Le Projet Gutenberg Europe, basé

à Belgrade, adopte l'équation en vigueur dans l'Union européenne, à savoir:

"décès de l'auteur + 70 ans", pour déterminer si une oeuvre est tombée dans le

domaine public ou non. [Voir aussi: copyright, domaine public, Projet Gutenberg,

Projet Gutenberg Europe.]

= correction gamma =

La correction gamma est "la modification du gamma pour améliorer la qualité

d'une image numérisée en niveaux de gris. Le gamma est le rapport entre les

niveaux de gris à l'entrée (image d'origine) et à la sortie (à l'écran ou sur

l'imprimante). On peut ainsi faire la modification de l'équilibre du gris ou du

contraste, l'adaptation des niveaux de gris à l'imprimante et la production

d'effets spéciaux." (source: Le Signet) [Voir aussi: image numérique,

numérisation.]

= courriel =

Un courriel (ou courrier électronique) est un message transmis par un

utilisateur à un ou plusieurs destinataires par le biais du réseau internet. Le

courriel permet aussi d’envoyer en pièce jointe un ou plusieurs fichiers:

textes, graphiques, images, photos, etc. Le terme "courriel" est utilisé par les

Québécois pour désigner le courrier électronique, et adopté ensuite par la

communauté francophone. En France, le 8 juillet 2003, la Commission générale de

terminologie et de néologie adopte officiellement le terme "courriel" pour

désigner le courrier électronique, les "mél" ou "Mél." préconisés au début

n’ayant jamais été consacrés par l’usage, tout en maintenant "courrier

électronique" comme synonyme. En juillet 2007, deux millions de courriels

seraient envoyés par seconde. [Voir aussi: internet.]

= CP 1252 (code page 1252) =

Le CP 1252 (code page 1252) est un jeu de caractères utilisé par Windows, le

système d'exploitation de Microsoft, et s'inspirant de l'ASCII-Latin-1 (norme

ISO 8859-1, ISO: Organisation internationale de normalisation), à savoir une

variante de l'ASCII (American standard code for information interchange)

incluant les caractères accentués de quelques langues européennes. [Voir aussi:

ASCII, ISO 8859, Microsoft, Windows.]

= CPL (courant porteur en ligne) =

Le CPL (courant porteur en ligne) est une technologie permettant d’utiliser le

réseau électrique d’un bâtiment comme moyen de transport des données, avec un

débit situé dans un premier temps entre 8 et 14 Mbps (mégabits par seconde). Un

câblage supplémentaire ou spécifique n’est pas nécessaire, puisque le CPL fait

appel aux fréquences élevées du réseau électrique sans interférer avec le

courant électrique classique. Le CPL permet aussi de relier les ordinateurs

entre eux, toujours par le réseau électrique, afin de partager la connexion

internet. Plus tard, il pourrait procurer une bande passante nettement plus

large pouvant atteindre 190 Mbps, grâce au procédé HD-PLC (high definition -

power line communication), ce qui permettrait de connecter à la fois

ordinateur(s) et télévision(s) par le circuit électrique. L'utilisation de la

technologie CPL débute au printemps 2004 avec plusieurs expériences pilotes,

notamment dans le département de la Manche, en Normandie. Cette technologie est

également utilisée par les entreprises, qui utilisent l'infrastructure

électrique pour créer un réseau local ou partager un accès ADSL (asymmetric

digital subscriber line). Sa commercialisation débute en avril 2005. Le sigle

anglais équivalent est PLC (power line communication). [Voir aussi: ADSL, bps,

internet, ordinateur, télévision.]

= Craigslist =

Créée en mars 1995 par Craig Newmark à San Francisco (Californie), Craigslist

devient rapidement la plus grande plateforme mondiale d'annonces classées, qui

couvrent des domaines très divers: trouver un logement ou un travail, vendre ou

acheter des biens et services, partager une activité, se mettre en quête de

l'âme soeur, etc. Craigslist propose aussi de nombreux forums de discussion.

Exemple de gestion communautaire accordant une large place aux besoins et

remarques des usagers, Craigslist essaime à partir de mai 2000 dans de

nombreuses villes de la planète. Le site est caractérisé par une présentation

très simple sans aucune bannière publicitaire, et restée la même au fil des ans.

Le service est totalement gratuit, sauf pour les offres d'emploi dans les

régions de San Francisco, New York et Los Angeles, qui sont payantes et

permettent de financer les 15 salariés de la société. En août 2004, une

collaboration s'engage avec eBay, premier site de commerce électronique mondial,

après le rachat par celle-ci de 25% des parts de Craigslist. En 2004, Craigslist

compte en moyenne cinq millions de visiteurs et un milliard de pages consultées

par mois. En 2005, ces chiffres ont doublé. En juillet 2005, il existe 175

“antennes” de Craigslist dans les 50 Etats des Etats-Unis et dans 34 pays. [Voir

aussi: eBay, forum.]

= Creative Commons =

Lancée en novembre 2004 (avec un projet dès 2001) par Lawrence Lessig,

professeur de droit en Californie, la licence Creative Commons est destinée à

favoriser la diffusion d'oeuvres numériques tout en protégeant le droit

d'auteur. L'organisme du même nom propose des licences-type, qui sont des

contrats flexibles de droit d'auteur compatibles avec une diffusion sur

l'internet. Simplement rédigées, ces autorisations non exclusives permettent aux

titulaires des droits d'autoriser le public à utiliser leurs créations tout en

ayant la possibilité de restreindre les exploitations commerciales et les

oeuvres dérivées. L'auteur peut par exemple choisir d'autoriser ou non les

reproductions et les rediffusions de ses oeuvres. Ces contrats peuvent être

utilisés pour tout type de création: texte, film, photo, musique, site web, etc.

Finalisée en février 2007, la version 3.0 des Creative Commons instaure entre

autres une licence internationale et la compatibilité avec d'autres licences

similaires. La licence similaire la plus connue est la licence GPL (general

public license), qui régit le copyleft. [Voir aussi: copyleft, droit d'auteur,

GPL, propriété intellectuelle.]

= cryptage =

Le cryptage est une technique permettant de protéger certaines informations

transitant par l'internet au moyen d’un système de clés (de 40 à 128 bits), pour

authentification de l’usager et contrôle d’intégrité. Cette technique est

également utilisée pour l’échange des données confidentielles et pour les

transactions commerciales, par exemple pour l'achat de livres ou de musique en

ligne. Les deux princiaux protocoles de cryptage utilisés sur le web sont le SSL

(secure sockets layer) et son successeur, le TLS (transport layer security). PGP

(pretty good privacy) est un sigle utilisé pour définir un logiciel de

cryptage.[Voir aussi: bit, commerce en ligne, SSL, TLS.]

= CSS (cascading style sheets) =

Le sigle CSS (cascading style sheets) signifie littéralement "feuilles de style

en cascade". Un fichier CSS est un fichier texte contenant une liste des

différents marqueurs et le formatage souhaité pour chacun, par exemple la police

et la taille des caractères d’une page web et la disposition des éléments les

uns par rapport aux autres. Ce fichier texte accompagne des pages web composées

en HTML (hypertext markup language) ou XML (extensible markup language). Les

spécifications du CSS sont définies par le W3C (World Wide Web Consortium),

l'organisme international chargé du développement du web. [Voir aussi: HTML,

XML, W3C, web.]

= cyberespace =

Le terme de cyberespace ("cyberspace" en anglais) est inventé par William Gibson

dans Neuromancien (titre original: Neuromancer), roman de science-fiction paru

en 1984. Voici le passage correspondant: "Cyberespace. Une hallucination

consensuelle expérimentée quotidiennement par des milliards d’opérateurs

réguliers, dans chaque nation, par des enfants à qui l’on enseigne des concepts

mathématiques... Une représentation graphique des données extraites des banques

de tous les ordinateurs dans le système humain. Complexité incroyable. Des

lignes de lumière alignées dans le non-espace de l’esprit, des agglomérats et

des constellations de données. Et qui s’estompent peu à peu, comme les lumières

de la ville..." [Voir aussi: information.]

= cybermag =

Un cybermag est un magazine diffusé sur le web (en accès libre ou par

abonnement) et/ou par courriel (par abonnement gratuit ou payant), le plus

souvent sans correspondant papier. [Voir aussi: courriel, presse en ligne, web.]

= cyberpresse =

La cyberpresse est l'ensemble des titres diffusés sur le web et/ou par courriel,

le plus souvent sans correspondant papier. Un société de cyberpresse est une

société assurant la rédaction et/ou la diffusion de tels titres. [Voir aussi:

courriel, presse en ligne.]

= cyberthécaire =

Un cyberthécaire est un bibliothécaire spécialisé dans l’utilisation de

l’internet et des nouvelles technologies. Ses tâches consistent le plus souvent

à piloter les usagers sur le web, filtrer et organiser l’information à leur

intention, rechercher des documents dans des bases de données spécialisées,

créer et gérer un site web, etc. [Voir aussi: bibliothèque, internet, web.]

= Cybook (1) =

Premier ebook (appareil de lecture) européen, le Cybook est conçu par la société

française Cytale et commercialisé entre janvier 2001 et juillet 2002. Le Cybook

utilise le système d'exploitation Windows CE de Microsoft, le navigateur

Internet Explorer et un logiciel de lecture propriétaire basé sur le format OeB

(open ebook). Le téléchargement des livres s'effectue à partir du site web de

Cytale, suite à des partenariats avec plusieurs éditeurs et sociétés de presse.

Cytale développe aussi deux autres modèles, le Cybook Pro, à destination des

gros consommateurs de documents, et le Cybook Vision, à destination des

personnes malvoyantes. Cytale cesse ses activités en juillet 2002, après avoir

vendu un millier de machines, un chiffre très inférieur aux pronostics. La

commercialisation du Cybook est ensuite reprise par la société Bookeen, créée à

cet effet en 2003 (voir la notice suivante). [Voir aussi: Bookeen, Cytale,

ebook, OeB, Pujol Olivier, Windows.]

= Cybook (2) =

Après avoir été commercialisé par la société Cytale entre janvier 2001 et

juillet 2002 (voir la notice précédente), le Cybook est ensuite commercialisé

sous l'égide de la société Bookeen, créée à cet effet en 2003. "Le Cybook

s’enrichit d’une nouvelle suite logicielle, comprenant notamment le Mobipocket

Reader, et d’un nouveau mode de connexion et de synchronisation, grâce au

support de l’infrarouge et de l’USB [universal serial bus]. Cette nouvelle

version est mise en vente en juin 2004. Grâce à son partenariat avec Mobipocket,

Bookeen ouvre en novembre 2004 sa propre librairie en ligne (Ubibooks). Les

livres sont également proposés sur carte amovible, la 'BibliCarte', au format

OeB [open ebook]. Commercialisée principalement aux Etats-Unis, la tablette est

annoncée en rupture de stock en octobre 2006. En juillet 2007, Bookeen dévoile

la nouvelle version e-ink / e-paper de sa tablette baptisée 'Cybook Gen3'. Cette

machine opère désormais sous plateforme Linux et dispose d’une suite logicielle

comparable à la version antérieure. Elle se distingue particulièrement par son

poids - 174 grammes - et par une autonomie de lecture d’un mois sans

rechargement. L’écran, monochrome, affiche quatre nuances de gris. La

commercialisation du Cybook Gen3 est annoncée pour l'automne 2007." (Alain

Patez, bibliothécaire numérique chargé de mission pour la BNH - Bibliothèque

numérique pour le Handicap) [Voir aussi: Bookeen, ebook, Linux, Mobipocket,

Mobipocket Reader, OeB.]

= CyLibris =

Créé en août 1996 à Paris par Olivier Gainon, CyLibris (de Cy, cyber et Libris,

livre) est le pionnier francophone de l’édition électronique commerciale.

CyLibris, "l'éditeur découvreur de talents", est en effet est la première maison

d’édition à utiliser l’internet pour publier de nouveaux auteurs littéraires.

Vendus uniquement sur le web, les livres sont imprimés à la commande et envoyés

directement au client, ce qui permet d’éviter le stock et les intermédiaires. Au

printemps 2000, CyLibris devient membre du Syndicat national de l’édition (SNE).

En 2001, certains titres sont également distribués par un réseau de librairies

traditionnelles et numériques. En 2003, le catalogue de CyLibris comprend une

cinquantaine de titres (littérature générale, romans policiers, science-fiction,

théâtre et poésie). Par ailleurs, l’équipe de CyLibris lance en mai 1999

Edition-actu (appelé d'abord CyLibris Info), une lettre d’information

électronique gratuite dont le but est de proposer un autre regard sur l'édition.

Elle compte 1.800 abonnés en février 2004. Elle cesse courant 2004. En avril

2006 est lancé le blog de CyLibris. [Voir aussi: éditeur électronique,

Edition-actu, Gainon Olivier.]

= Cytale =

Société française dirigée par Olivier Pujol, Cytale [www.cytale.com, aujourd'hui

défunt] conçoit le premier appareil de lecture dédié (ebook) européen. Le Cybook

est commercialisé entre janvier 2001 et juillet 2002. Le téléchargement des

livres s’effectue à partir du site web de Cytale, suite à des partenariats avec

plusieurs éditeurs et sociétés de presse. Cytale développe aussi deux autres

modèles, le Cybook Pro, à destination des gros consommateurs de documents, et le

Cybook Vision, à destination des personnes malvoyantes. Les ventes – un millier

de machines vendues - étant très inférieures aux pronostics, la société cesse

ses activités en juillet 2002. La commercialisation du Cybook est reprise par la

société Bookeen, créée à cet effet en 2003. [Voir aussi: Bookeen, Cybook, ebook,

Pujol Olivier.]

*D*

= DAB (digital audio broadcasting) =

Equivalent numérique de la bande FM (frequency modulation), la technologie DAB

(digital audio broadcasting) apparaît en 1995 au Royaume-Uni avant de se

propager en Europe. En février 2005, la couverture numérique est effective sur

plus de la moitié du territoire européen, avec les postes radio numériques

adaptés (au prix de 70 euros minimum), et des pays plus chanceux que d'autres:

99% du territoire est couvert en Belgique, et 80% au Danemark, en Allemagne et

en Grande-Bretagne. La bande AM (amplitude modulation) utilise pour sa part la

DRM (digital radio mondiale), standard de numérisation adopté en mars 2004.

[Voir aussi: DRM, numérique, numérisation, radio.]

= DAISY (digital accessible information system) =

Définie par le DAISY Consortium, la norme DAISY - acronyme de "digital audio

information system" puis de "digital accessible information system" - est la

norme internationale régissant le livre audionumérique (appelé plus simplement

livre audio). Elle permet l'écoute d'un livre sur tout ordinateur en utilisant

un logiciel de synthèse vocale. Cette norme se base sur le format DTB (digital

talking book), qui permet l’indexation du livre audio et l’ajout de signets pour

une navigation facile au niveau du paragraphe, de la page et du chapitre. Il

existe près de 41.000 livres audionumériques répondant à la norme DAISY en mars

2003, 104.100 livres en mars 2004 et 129.650 livres en mars 2005. [Voir aussi:

DAISY Consortium, DTB, livre audio, synthèse vocale.]

= DAISY Consortium =

Fondé en mai 1996, le DAISY Consortium (DAISY signifiant: "digital audio

information system" puis "digital accessible information system") est un

consortium international chargé d’assurer la transition entre le livre audio

analogique (à savoir le livre enregistré sur bande magnétique ou sur cassette)

et le livre audionumérique. La tâche du consortium est de définir une norme

internationale, de déterminer les conditions de production, d’échange et

d’utilisation du livre audio, et enfin d’organiser la numérisation du matériel

audio à l’échelle mondiale. [Voir aussi: DAISY, livre audio.]

= Dall’Armellina, Luc =

Luc Dall’Armellina est le webmestre d’oVosite, espace d’écritures hypermédias,

et l'un de ses auteurs. Mis en ligne en juin 1997, "oVosite est un site web

conçu et réalisé (...) autour d’un symbole primordial et spirituel, celui de

l’oeuf. Le site s’est constitué selon un principe de cellules autonomes qui

visent à exposer et intégrer des sources hétérogènes (littérature, photo,

peinture, vidéo, synthèse) au sein d’une interface unifiante." oVosite est

l’oeuvre d’un collectif de six auteurs issus du département hypermédias de

l’Université Paris 8. Ces auteurs sont Chantal Beaslay, Laure Carlon, Luc

Dall’Armellina, Philippe Meuriot, Anika Mignotte et Claude Rouah. [Voir aussi:

hypermédia, littérature numérique.]

= DAS (digital asset server) =

Le DAS (digital asset server) est un protocole utilisé entre autres dans le

Microsoft DAS Server, qui est un système de DRM (digital rights management)

permettant de contrôler l’accès aux livres numériques sous droits. Ce système

permet de gérer les droits d’un livre en fonction des consignes données par le

gestionnaire des droits, en autorisant ou non par exemple l’impression ou le

prêt. [Voir aussi: copyright, DRM, droits numériques, livre numérique.]

= dépôt légal =

Le Dictionnaire du NEF · 第 5 / 27 段