LE DICTIONNAIRE DU NEF © 2007 by Marie Lebert is licensed under
CC BY-NC-SA 4.0. To view a copy of this license, visit
https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/
LE DICTIONNAIRE DU NEF
MARIE LEBERT
NEF, University of Toronto, 2007
Copyright © 2007 Marie Lebert
Un dictionnaire de l'internet et des technologies numériques à destination des
professionnels de l'information et de tous ceux que le sujet intéresse. Cette
ultime version date du 27 octobre 2007. La version originale est disponible sur
le NEF: http://www.etudes-francaises.net/dico/
TABLE
Présentation
Dictionnaire
[0-9 / A / B / C / D / E / F / G / H / I / J / K / L / M / N / O /
P / Q / R / S / T / U / V / W / X / Y / Z]
Commentaires
Sites et pages web
PRESENTATION
Ce dictionnaire de l’internet et des technologies numériques est destiné aux
professionnels de l'information (texte, image et son) et à tous ceux que le
sujet intéresse. Il concerne particulièrement le monde du livre, tout en
accordant une large place aux autres médias et aux langues. Issu du travail de
recherche mené pour Le Livre 010101 (1993-2003), il comprend environ 700 entrées
(termes, sigles et noms propres) régulièrement actualisées depuis mars 2003.
L’internet et les technologies numériques ont profondément modifié le monde dans
lequel nous vivons, dans notre vie professionnelle, dans nos études et dans nos
loisirs. On entend parler de livre numérique, de presse en ligne, de format
numérique braille et audio, de traduction automatique, de téléchargement,
d'appareil de lecture, de musique en ligne, de webradio, de télévision
numérique, etc. Quelques exemples parmi tant d'autres.
Ce dictionnaire tente de faire le tour de la question, le but étant moins la
quantité des informations que leur qualité. On s’est efforcé de donner des
définitions claires, en évitant si possible le jargon informatique réservé aux
initiés, ce qui n'est pas toujours facile. Tout en restant modeste, parce que
tenter de concilier analyse et synthèse est loin d'être évident. Et coller à
l'actualité tout en gardant le recul nécessaire est souvent une gageure.
Ce dictionnaire se veut francophone, sans souci de frontières, puisque la
Francophonie comprend à ce jour 68 pays répartis sur cinq continents. On
privilégie les informations concernant l’ensemble de la Francophonie, plutôt que
celles provenant d’un pays donné. Tout en accordant une large place à la
communauté anglophone, pour des raisons évidentes, puisque l’internet a débuté
en Amérique du Nord avant de s’étendre au monde entier. On n’oublie pas non plus
le grand pôle technologique qu’est l’Asie. Nombreuses sont les informations
concernant l'ensemble de la planète, l'internet n'ayant pas de frontières.
= L’auteure
Marie Lebert est chercheuse, journaliste et traductrice. Elle s'intéresse de
près aux changements apportés par l'internet et les technologies numériques dans
le monde du livre, des autres médias et des langues. Elle milite aussi pour la
diffusion libre du savoir, autant que faire se peut, et pour la création de
nouvelles structures éditoriales s’affranchissant des modèles traditionnels et
exploitant au mieux le potentiel de l'internet.
= L’éditeur
Le Dictionnaire du NEF est publié en ligne sur le Net des études françaises
(NEF), créé en mai 2000 par Russon Wooldridge, professeur au département
d’études françaises de l’Université de Toronto (Canada). Le NEF se veut d’une
part "un filet trouvé qui ne capte que des morceaux choisis du monde des études
françaises, tout en tissant des liens entre eux", d’autre part un réseau dont
les "auteurs sont des personnes oeuvrant dans le champ des études françaises et
partageant librement leur savoir et leurs produits avec autrui", deux belles
définitions qui s’appliquent aussi à ce dictionnaire. Le Net des études
françaises et le Dictionnaire du NEF sont référencés dans les Signets de la
Bibliothèque nationale de France (BnF).
= Remerciements
Merci à Marc Autret (cité dans la notice "Opera"), Jean-Paul (cité dans la
notice "Flash"), Anne-Bénédicte Joly (citée dans les notices "dictionnaire",
"écriture", "lecture", "roman"), Alain Patez (cité dans les notices "Bookeen" et
"Cybook") et Nicolas Pewny (cité dans les notices "Mac OS", "MAC OS X", "NeXT").
DICTIONNAIRE
*Avis concernant l'utilisation de ce dictionnaire*
Bienvenue sur le Dictionnaire du NEF. Ce dictionnaire est surtout axé sur
l'internet et les technologies numériques pour le livre et les médias (texte,
image et son). Pour toute recherche, il suffit d'utiliser la fonction "chercher
(dans cette page)" présente dans tout logiciel. Ce dictionnaire est disponible
en ligne pour pouvoir être lu et utilisé sans souci de frontières (voir la
présentation). Si vous utilisez telle ou telle notice, merci de bien vouloir en
citer la source (source à indiquer: Dictionnaire du NEF, septembre 2007).
*0-9*
= @folio =
Défini par son créateur comme un baladeur de textes ou encore comme un support
de lecture nomade, @folio (qui se prononce: "a-folio") est conçu dès octobre
1996 par Pierre Schweitzer, architecte designer à Strasbourg (France), pour
pouvoir lire facilement des textes glanés sur l’internet. Ce baladeur cherche à
mimer, sous forme électronique, le dispositif technique du livre, afin de
proposer une mémoire de fac-similés reliés en hypertexte pour être facilement
"feuilletés". @folio est compatible avec tout format de livre et d'image. "Mon
projet de design est à l'origine du concept, écrit Pierre Schweitzer en janvier
2001. Aujourd'hui, je participe avec d'autres à sa formalisation, les
prototypes, design, logiciels, industrialisation, environnement technique et
culturel, etc., pour transformer ce concept en un objet grand public pertinent.
Nous développons aussi Mot@mot, une passerelle entre @folio et les fonds
numérisés en mode image, chez les éditeurs numériques ou dans les bibliothèques
numériques comme Gallica." La start-up iCodex est créée en juillet 2002 pour
développer et commercialiser @folio. En 2007, sa commercialisation est encore du
domaine de l'avenir. [Voir aussi: baladeur numérique, hypertexte, numérisation,
numérisation en mode image, Schweitzer Pierre.]
= 1G (1e génération) =
1G (1e génération) est le sigle caractérisant les premiers pas de la téléphonie
mobile, entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980. La téléphonie
mobile de 1e génération (téléphonie 1G) est logiquement suivie de la téléphonie
mobile de 2e génération (téléphonie 2G), entre le début des années 1990 et le
début des années 2000. Suit ensuite la téléphonie de 3e génération (téléphonie
3G), qui se généralise en 2005. [Voir aussi: 2G, 3G, téléphonie mobile.]
= 2G (2e génération) =
2G (2e génération) est le sigle caractérisant la téléphonie mobile lancée au
début des années 1990 et basée sur le standard GPRS (general packet radio
service) issu de la norme GSM (global system for mobile telecommunications). La
téléphonie 2G est caractérisée notamment par le codage numérique de la voix,
l'apparition du SMS (short message service), la consultation possible du
courriel et la fonction appareil photo. La téléphonie 2G cède ensuite le pas à
la téléphonie 3G (3e génération), lancée courant 2004 et largement utilisée en
2006. Avec une étape intermédiaire, la 2,5G (2e génération et demie), qui
utilise le standard EDGE (enhanced data for GSM evolution). [Voir aussi: 3G,
codage, courriel, EDGE, GPRS, GSM, numérique, photo, SMS, téléphonie mobile.]
= 2,5G (2e génération et demie) =
2,5G (2e génération et demie) est le sigle caractérisant l’étape intermédiaire
entre la téléphonie 2G (2e génération) et la téléphonie 3G (3e génération). La
2,5G utilise le standard EDGE (enhanced data for GSM evolution). [Voir aussi:
2G, 3G, EDGE, téléphonie mobile.]
= 3D (3 dimensions) =
3D (3 dimensions) est le sigle utilisé pour définir les images de synthèse
défilant à l’écran, parce qu’elles reproduisent un objet en trois dimensions
(avec possibilité donc de le regarder de gauche à droite, de bas en haut, et de
l’avant à l’arrière) en donnant l’illusion du relief. [Voir aussi: image de
synthèse, synthèse d’images.]
= 3G (3e génération) =
3G (3e génération) est le sigle caractérisant la téléphonie mobile de 3e
génération (téléphonie 3G). Si la 3G est lancée dès octobre 2001 par l'opérateur
japonais NTT DoCoMo, elle ne se développe que courant 2004 dans le reste du
monde. La téléphonie 3G permet une vitesse de transmission de données débutant à
384 Kbps (kilobits par seconde), qui devrait être suivie d'une version optimisée
3G+ offrant un débit de 3 Mbps (mégabits par seconde). La téléphonie 3G permet
par exemple de surfer sur le web tout en parlant au téléphone. Elle permet aussi
de converser en visiophonie ou bien de télécharger des fichiers de musique ou
des vidéos. Plusieurs prototypes d'appareils sont présentés en 2003 par les
géants du marché (Alcatel, Motorola, Nokia, Sony Ericsson, etc.). Les principaux
standards de transmission utilisés sont le standard 3GSM (contraction de 3G et
GSM: global system for mobile telecommunications) et le standard UMTS (universal
mobile telecommunications system). La téléphonie 3G se généralise en 2006, en
lien avec une forte croissance des produits multimédias (musique, jeux et
vidéos) par le biais du téléphone, ainsi que l'utilisation intensive des blogs
et des chats. [Voir aussi: 3GSM, blog, bps, chat, GSM, multimédia, musique en
ligne, NTT DoCoMo, téléphonie mobile, UMTS, vidéo.]
= 3,5G (3e génération et demie) =
3,5G (3e génération et demie) est le sigle caractérisant la seconde étape de la
téléphonie mobile 3G (3e génération). Envisagé à partir de 2007, le réseau 3,5 G
utilisera par exemple la technologie HSDPA (high speed downlink packet access),
une évolution du standard UMTS (universal mobile telecommunications system) avec
un débit beaucoup plus rapide permettant le téléchargement intensif de musique
et de vidéos, la visioconférence et le visionnage de chaînes de télévision.
[Voir aussi: 3G, bps, HSDPA, musique en ligne, téléchargement, téléphonie
mobile, UMTS, vidéo, visioconférence.]
= 3GPP (3rd Generation Partnership Project) =
Le 3GPP (3rd Generation Partnership Project) est un organisme ayant pour tâche
d'établir les standards des télécommunications de 3e génération (3G). Créé en
1998, il regroupe plusieurs organismes partenaires. [Voir aussi: 3G,
télécommunications.]
= 3GSM (GSM: global system for mobile telecommunications) =
Le standard 3GSM est un standard de téléphonie mobile 3G (3e génération). Il est
issu de la norme GSM (global system for mobile telecommunications), une norme de
transmission radio-électrique permettant d’acheminer les données numérisées
(voix, texte, multimédia, musique et vidéo) des téléphones portables et des
ordinateurs. L'utilisation du 3GSM débute en 2004. [Voir aussi: 3G, GSM,
téléphonie mobile.]
= 4G (4e génération) =
4G (4e génération) est le sigle caractérisant la téléphonie mobile de 4e
génération, à savoir la téléphonie mobile du futur, qui ferait suite à la 3G (3e
génération). Elle pourrait également s'appeler "Super 3G". A titre expérimental,
Siemens (en décembre 2004) et NTT DoCoMo (en mai 2005) réussissent à transmettre
des données sur réseau mobile au débit de 100 Mbps (mégabits par seconde). Ce
futur réseau est prévu pour 2010. Aux applications présentes dans la 3G (3e
génération) s’ajouteront la vidéo de haute définition, les jeux vidéo en ligne
et les applications professionnelles sur de larges bases de données. [Voir
aussi: 3G, bps, NTT DoCoMo, téléphonie mobile, vidéo.]
= 5.1 (son stéréo) =
5.1 définit la qualité du son stéréo, par le biais de cinq enceintes (d'où le
chiffre 5) et d'un caisson de basses (d'où le chiffre 1). Plus précisément, 5.1
caractérise un système de reproduction sonore diffusant un son enveloppant, par
le biais de cinq enceintes, à savoir trois enceintes situées face au spectateur
(à gauche, à droite et au centre) et deux enceintes situées à l'arrière du
spectateur (côté gauche et côté droit), auxquelles s'ajoute un caisson de basses
pour les effets spéciaux et les scènes d'action. C'est le système utilisé par
exemple dans Dolby Digital, un standard de compression audio multicanaux. [Voir
aussi: compression, Dolby Digital, MP3 Surround, stéréo.]
= 802.11 (standard) =
Le standard 802.11 est le standard de transmission radio pour la WiFi (wireless
fidelity), une technologie sans fil utilisant les ondes radio pour se connecter
à l'internet sur une portée de quelques dizaines de mètres. Ce standard est
destiné aux LAN (local area networks). La technologie correspondante est
employée pour la première fois en 1999 par Apple pour ses bornes AirPort. Le
standard 802.11 est validé en 2000 par l’IEEE (Institute of Electronical and
Electronics Engineers), l'organisme international de normalisation dans ce
domaine. Ce standard se décline en plusieurs versions, les plus utilisées étant:
802.11b (le plus ancien), 802.11a, 802.11g (validé début 2003), 802.11i (validé
en juin 2004) et enfin 802.11n (en cours de validation). [Voir aussi: Apple,
IEEE, LAN, radio, WiFi.]
= 802.11a (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11a utilise des fréquences radio de 5 GHz (gigahertz), pour le même débit
théorique de 11 Mbps (mégabits par seconde) que le standard 802.11b. [Voir
aussi: 802.11, 802.11b, bps, hertz, WiFi.]
= 802.11b (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11b est utilisé avant le 802.11a, sur des fréquences radio de 2,4 GHz
(gigahertz) et avec un débit théorique de 11 Mbps (mégabits par seconde). Sa
version sécurisée est le standard 802.11i, validé en juin 2004. [Voir aussi:
802.11, 802.11a, 802.11b, bps, hertz, WiFi.]
= 802.11g (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11g (validé début 2003) utilise des fréquences radio de 2,4 GHz (gigahertz),
tout comme le standard 802.11b, avec un débit théorique de 54 Mbps (mégabits par
seconde), beaucoup plus rapide donc grâce à un meilleur codage des données
(codage de type OFDM: orthogonal frequency division multiplexing). [Voir aussi:
802.11, 802.11b, bps, hertz, WiFi.]
= 802.11i (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11i (validé en juin 2004) est une version sécurisée du standard 802.11b.
[Voir aussi: 802.11, 802.11b, WiFi.]
= 802.11n (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11n est compatible avec le standard 802.11b, tout en permettant un débit
théorique de 100 Mbps (mégabits par seconde). Il est basé sur la technologie
MIMO (multiple input multiple output). Il devrait être ratifié par l’IEEE
(Institute of Electronical and Electronics Engineers) en 2008. Il est le premier
standard WiFi à fournir un débit supérieur à celui d’une connexion ethernet
classique, et donc un débit propice aux applications multimédias.[Voir aussi:
802.11, 802.11b, bps, ethernet, MIMO, WiFi.]
= 802.16 (standard) =
Le standard 802.16 est le standard de transmission radio pour la WiMAX
(worldwide interoperability for microwave access), une technologie sans fil
utilisant les ondes radio pour se connecter à l'internet sur une portée de
plusieurs kilomètres (entre 3 et 50 kilomètres selon le terrain). Ce standard
est destiné aux MAN (MAN: metropolitan area network) ainsi qu'aux régions
rurales ou montagneuses. Dès avril 2001, un groupe industriel s'attelle à la
préparation du standard 802.16, validé en décembre 2001 par l'IEEE (Institute of
Electronical and Electronics Engineers), l'organisme international de
normalisation dans ce domaine. Ce standard se décline en plusieurs versions, les
plus utilisées étant: 802.16a (validé fin 2002), 802.16d (validé fin 2004) et
802.16e (validé fin 2005). [Voir aussi: IEEE, MAN, radio, WiMAX.]
= 802.16a (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), le standard 802.16a est le premier de la série. Il est validé
fin 2002. Il est remplacé par le standard 802.16d à la fin 2004. [Voir aussi:
802.16, 802.16d, WiMAX.]
= 802.16d (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), le standard 802.16d apparaît fin 2004 pour remplacer le
standard 802.16a. Il permet la transmission de données sur des fréquences radio
de 2 à 11 GHz (gigahertz), avec un débit théorique maximal de 70 Mbps (mégabits
par seconde) sur une portée de 50 kilomètres. La liaison se fait point à point,
d'une antenne fixe vers une autre antenne fixe, sans roaming (le roaming étant
le passage automatique d'une antenne à l'autre). [Voir aussi: 802.16, 802.16a,
bps, hertz, roaming, WiMAX.]
= 802.16e (standard) =
Standard de transmission radio pour la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), le standard 802.16e prend en compte le roaming, à savoir le
passage automatique d’une antenne à l’autre, contrairement au 802.16d. Le
standard 802.16e est validé à la fin 2005. Les tests d'équipements conformes au
802.16e débutent à la fin 2006. [Voir aussi: 802.16, 802.16d, roaming, WiMAX.]
*A*
= AAC (advanced audio coding) =
AAC (advanced audio coding) est un algorithme d'encodage (ou codec) audio
développé par le groupe MPEG (Moving Picture Experts Group). C'est l'encodage
utilisé pour la musique vendue sur iTunes, la plateforme de téléchargement de
musique d'Apple, qui alimente les baladeurs iPod. AAC est également à la base du
standard de compression MPEG-4. Deux autres formats de compression sont le MP3
et WMA (Windows media audio).[Voir aussi: algorithme, Apple, codec, compression,
iTunes, MP3, MPEG, WMA.]
= AACR2 (Anglo-American cataloguing rules, version 2) =
AACR (Anglo-American cataloguing rules) est une norme de catalogage définissant
les règles à adopter pour la présentation de la notice bibliographique d’un
document (livre, périodique, article, etc.) en différents champs (auteur, titre,
éditeur, etc.). Mise au point par plusieurs organismes (American Library
Association, British Library, Canadian Committee on Cataloguing, Library
Association [du Royaume-Uni], Library of Congress), la norme en cours est la
version 2, AACR2, publiée en 1978 et régulièrement actualisée. Utilisée à
l’origine en Amérique du Nord et au Royaume-Uni, cette norme est désormais
utilisée dans la majorité des pays anglo-saxons et dans les organisations
internationales. Elle est également utilisée pour l’échange des données
bibliographiques à l’échelon international, par exemple dans WorldCat, le
catalogue mondial géré par OCLC (Online Computer Library Center). Une autre
norme internationale est l’ISBD (international standard bibliographical
description), créée en 1971 par l’IFLA (International Federation of Library
Associations). [Voir aussi: catalogage, IFLA, ISBD, WorldCat.]
= AbiWord =
AbiWord est un traitement de texte "open source" compact compatible avec les
principaux formats de documents: OpenOffice, Word Perfect, Word, RTF (rich text
format), HTML (hypertext markup language), Palm, etc. Publié pour la première
fois en avril 2002 sous l'égide de la SourceGear Corporation, il dispose
maintenant de sa propre communauté de développeurs (AbiSource). Il peut être
utilisé sur de nombreuses plateformes (Windows, Mac OS, Linux, systèmes Unix,
etc.) et dans plus de 30 langues. Rapide et léger, AbiWord est complémentaire du
traitement de texte Writer d'OpenOffice.org, qui est plus complet. [Voir aussi :
HTML, OpenOffice.org, open source, Palm, RTF.]
= ABU: la bibliothèque universelle =
Créée en avril 1993 dans la lignée du Projet Gutenberg, ABU: la bibliothèque
universelle est la première bibliothèque numérique francophone à voir le jour, à
l’initiative de l’Association des bibliophiles universels (ABU), basée à Paris.
Ses membres, bénévoles, scannent ou dactylographient eux-mêmes des oeuvres
francophones du domaine public. En janvier 2002, les collections comptent 288
textes et 101 auteurs. Il ne semble pas que d'autres textes aient été ajoutés
depuis. [Voir aussi: bibliothèque numérique, numérisation, Projet Gutenberg.]
= Acrobat eBook Reader =
Lancé en janvier 2001 par la société Adobe, l’Acrobat eBook Reader est un
logiciel gratuit permettant de lire des livres numériques sous droits au format
PDF (portable document format), avec gestion des droits par l’Adobe Content
Server (dont la vente cesse en novembre 2004). L'Acrobat eBook Reader permet
entre autres d’ajouter des notes et des signets, de choisir l’orientation de
lecture (paysage ou portrait) ou encore de visualiser les couvertures dans une
bibliothèque personnelle. Il utilise la technique d’affichage CoolType et
comporte un dictionnaire intégré. En mai 2003, l'Acrobat eBook Reader (2e
version) fusionne avec l'Acrobat Reader (5e version) pour devenir l'Adobe Reader
(qui débute à la version 6). [Voir aussi: Acrobat Reader, Adobe Content Server,
Adobe Reader, copyright, droits numériques, livre numérique, logiciel de
lecture, PDF.]
= Acrobat Reader =
Lancé en juin 1993 par la société Adobe, l’Acrobat Reader est le premier
logiciel de lecture du marché. Il permet de lire des documents au format PDF
(portable document format). Tout document électronique peut être converti au
format PDF au moyen du logiciel Adobe Acrobat. Le format PDF conserve la
présentation, les polices, les couleurs et les images du document source, quelle
que soit la plateforme utilisée pour le créer et pour le lire. Au fil des ans,
ce format devient la norme internationale de diffusion des documents
électroniques. En 2001, Adobe lance un Acrobat Reader pour PDA (personal digital
assistant), utilisable sur le Palm Pilot (en mai 2001) puis sur le Pocket PC (en
décembre 2001). En dix ans, entre 1993 et 2003, l’Acrobat Reader aurait été
téléchargé 500 millions de fois. Ce logiciel gratuit est disponible dans de
nombreuses langues et pour de nombreuses plateformes (Windows, Mac, Linux, Unix,
Palm OS, Pocket PC, Symbian OS, etc.). En mai 2003, l’Acrobat Reader (5e
version) fusionne avec l’Acrobat eBook Reader (2e version) pour devenir l’Adobe
Reader (qui débute à la version 6) afin permettre aussi la lecture des livres
numériques sécurisés. [Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Adobe Acrobat, Adobe
Reader, livre numérique, logiciel de lecture, PDA, PDF, Pocket PC.]
= Adobe =
La société Adobe est un éditeur de logiciels de lecture et de logiciels
graphiques. Son format phare est le format PDF (portable document format). Adobe
lance simultanément en juin 1993: (a) le format PDF, qui permet de "figer" les
documents numériques dans une présentation donnée; (b) l'Acrobat Reader, un
logiciel de lecture permettant de lire les fichiers PDF; (c) l'Adobe Acrobat, un
logiciel permettant de convertir tout document au format PDF. En mai 2003,
l'Acrobat Reader est remplacé par l'Adobe Reader, qui permet de lire aussi des
livres numériques sécurisés. Fin 2003, Adobe ouvre son Digital Media Store, avec
des titres au format PDF de grands éditeurs (HarperCollins Publishers, Random
House, Simon & Schuster, etc.) et des versions électroniques de journaux et
magazines (The New York Times, Popular Science, etc.). Adobe lance aussi Adobe
eBooks Central, un service permettant de lire, publier, vendre et prêter des
livres numériques, et l'Adobe eBook Library, qui se veut un exemple de
bibliothèque de livres numériques. Très complet, le site Planet PDF permet de
suivre l'actualité du PDF. Adobe est également connu pour son logiciel
d'animation Flash et pour son logiciel de traitement d’images Photoshop. [Voir
aussi: Acrobat Reader, Adobe Acrobat, Adobe Reader, Flash, PDF, photo numérique,
Photoshop.]
= Adobe Acrobat =
Lancé par la société Adobe dès juin 1993, le logiciel Adobe Acrobat permet de
convertir n’importe quel document électronique au format PDF (portable document
format). Ce format conserve la présentation, les polices, les couleurs et les
images du document source, quelle que soit la plateforme utilisée pour le créer
et pour le lire. Le format PDF devient au fil des ans la norme internationale de
diffusion libre des documents électroniques. La lecture des documents au format
PDF se fait d’abord sur l’Acrobat Reader (jusqu’en 2003), puis sur l'Adobe
Reader, fruit de la fusion de l'Acrobat Reader avec l'Acrobat eBook Reader.
[Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Acrobat Reader, Adobe Reader, logiciel de
lecture, PDF.]
= Adobe Content Server =
Lancé par la société Adobe en janvier 2001, l’Adobe Content Server est un
logiciel serveur payant destiné aux éditeurs et distributeurs pour gérer le
conditionnement, la protection, la distribution et la vente sécurisée de livres
numériques au format PDF (portable document format). Ce système de DRM (digital
rights management) permet de contrôler l’accès aux livres numériques sous
droits, et donc de gérer les droits d’un livre en fonction des consignes données
par le gestionnaire des droits, en autorisant ou non par exemple l’impression ou
le prêt. En novembre 2004, l'Adobe Content Server est remplacé par l'Adobe
LiveCycle Policy Server. [Voir aussi: copyright, DRM, livre numérique, PDF.]
= Adobe Reader =
Lancé par la société Adobe en mai 2003, l’Adobe Reader (qui débute à la version
6) permet de lire aussi bien des fichiers PDF (portable document format)
standard que des fichiers PDF sécurisés. L'Adobe Reader est issu de la fusion
entre l’Acrobat Reader (5e version), qui permettait de lire des fichiers PDF
standard, et de l’Acrobat eBook Reader (2e version), qui permettait de lire des
fichiers PDF sécurisés. Utilisable sur ordinateur et sur PDA (personal digital
assistant), ce logiciel gratuit est disponible dans de nombreuses langues et
pour de nombreuses plateformes (Windows, Mac, Linux, Unix, Palm OS, Pocket PC,
Symbian OS, etc.). Les documents lus par l'Adobe Reader sont fabriqués au moyen
du logiciel Adobe Acrobat. Toutes éditions confondues, l'Adobe Reader et son
prédécesseur l'Acrobat Reader ont été téléchargés plus de 500 millions de fois
sur le site d'Adobe. [Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Acrobat Reader, Adobe
Acrobat, logiciel de lecture, PDA, PDF.]
= adresse électronique =
L'adresse électronique est une adresse personnelle permettant de recevoir et
d'envoyer du courriel (ou courrier électronique) par le biais d'une messagerie
électronique. Cette adresse est obtenue suite à une inscription payante à un
fournisseur d’accès internet (FAI) ou suite à une inscription gratuite à une
messagerie disponible sur le web (par exemple Laposte.net). [Voir aussi: FAI,
internet.]
= ADSL (asymmetric digital subscriber line) =
L'ADSL (asymmetric digital subscriber line) signifie littéralement "ligne
d’abonné numérique à débit asymétrique". Il s’agit d’une variante de la DSL
(digital subscriber line), un procédé permettant d’augmenter la vitesse de
transmission de données numériques par la ligne téléphonique standard, via un
modem spécifique (modem ADSL), avec un débit allant de 128 à 1.024 Kbps
(kilobits par seconde) dans les premiers temps, tout en autorisant la
transmission simultanée de la voix et du fax. Le débit est dit asymétrique à
cause de la différence de débit dans un sens (du réseau vers l’abonné, le débit
étant supérieur) et dans l’autre (de l’abonné vers le réseau, le débit étant
inférieur). A compter de 2004, le débit d'une ligne ADSL ne se chiffre plus en
Kbps mais en Mbps (mégabits par seconde). [Voir aussi: ADSL 2+, analogique, bps,
DSL, modem, numérique.]
= ADSL 2+ =
Apparu en 2004, l'ADSL 2+ (ADSL: asymmetric digital subscriber line), autre
variante de la DSL (digital subscriber line), permet d'atteindre un débit
théorique allant jusqu'à 25 Mbps (mégabits par seconde), avec un débit pratique
de 15 à 18 Mbps, bien supérieur donc à l'ADSL classique. Du fait de son très
haut débit, l'ADSL 2+ permet l'accès simultané à plusieurs services: télévision
numérique, vidéo à la demande, téléchargement de contenus "lourds" (tels que la
vidéo), mise en réseau de plusieurs ordinateurs, ou encore conversation en
visiophonie (visioconférence). [Voir aussi: ADSL, bps, téléchargement,
télévision, vidéo, visioconférence.]
= AER (Acrobat eBook Reader) =
Le sigle AER (Acrobat eBook Reader) est utilisé jusqu’en 2004 par les
spécialistes du livre numérique (par exemple la librairie numérique Numilog)
pour faire la distinction entre un PDF (portable document format) non sécurisé,
lisible sur l’Acrobat Reader, et un PDF sécurisé, lisible sur l’Acrobat eBook
Reader. L'utilisation du sigle AER signale qu’il s’agit d'un livre numérique
sous droits lisible sur l’Acrobat eBook Reader et intégrant la gestion des
droits par l’Adobe Content Server (dont la vente cesse en novembre 2004). En
2004, ce sigle devient obsolète puisque l'Acrobat eBook Reader est remplacé par
l'Adobe Reader. L'Adobe Reader remplace à la fois l'Acrobat Reader et l'Acrobat
eBook Reader, et permet donc de lire aussi bien des PDF non sécurisés que des
PDF sécurisés. [Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Acrobat Reader, Adobe Content
Server, Adobe Reader, livre numérique, PDF.]
= AFNIL (Agence francophone pour la numérotation internationale du livre) =
L'AFNIL (Agence francophone pour la numérotation internationale du livre)
attribue depuis 1972 les listes de numéros ISBN (international standard book
number) et de codes-barres EAN (European article number) aux éditeurs basés en
France, en Belgique et dans les pays d'Afrique francophone. L'AFNIL distribue
gratuitement un numéro ISBN aux livres soumis au dépôt légal et aux publications
assimilées (numéros séparés de publications périodiques, tirés à part, documents
multimédias éducatifs, etc.). [Voir aussi: dépôt légal, EAN, ISBN.]
= AFP (Agence France-Presse) =
Basée à Paris, l'AFP (Agence France-Presse) est la plus ancienne agence de
presse au monde et la troisième en importance, après l'AP (Associated Press) et
Reuters. L'AFP est présente dans 165 pays (110 bureaux et 50 correspondants
locaux), avec 2.000 salariés de 81 nationalités différentes, dont 1.000
journalistes texte et photo. Elle fournit des contenus pour les médias nationaux
et internationaux (presse écrite, télévision, radio et web), les entreprises et
les administrations. Elle distribue l'information en six langues: français,
anglais, allemand, espagnol, portugais et arabe. L'AFP est entièrement numérisée
en 1993. Elle lance son premier journal internet en français en 1996, puis des
journaux internet en anglais et en espagnol en 1999 et en portugais en 2000.
Suit un service d'actualité vidéo pour la France en été 2001. L'AFP lance aussi
un journal multimédia en chinois avec l'Agence CAN de Taïwan en octobre 2000, et
le premier site d'information interactif au Japon avec Softbank en février 2006.
En février 2007, l'AFP lance AFPTV, un service d'actualité vidéo international
en français et en anglais, qui s'étendra ensuite à l'arabe et à l'espagnol.
[Voir aussi: média, presse en ligne.]
= agenda électronique =
Un agenda électronique est un ordinateur de poche servant le plus souvent de
complément à l’ordinateur du domicile ou du bureau, avec les fichiers duquel il
peut être "synchronisé". Comme les modèles récents intègrent de nombreuses
fonctions de gestion, on les range plutôt dans la catégorie des assistants
personnels ou PDA (personal digital assistants). [Voir aussi: PDA.]
= agent intelligent =
Un agent intelligent est un logiciel programmable permettant d’effectuer une
recherche d’informations à partir d’une demande spécifique exprimée en langage
courant. [Voir aussi: logiciel, programme.]
= agrégateur =
Un agrégateur est un logiciel ou une application web permettant de s'abonner aux
fils de syndication proposés par de nombreux sites web (à savoir les
informations récentes mises à disposition par un site web pour lecture sur
d'autres sites) et de recevoir dans une même fenêtre web le nouveau contenu des
fils répertoriés. Les formats de syndication les plus connus sont le format RSS
(really simple syndication) et le format Atom. [Voir aussi: Atom, RSS,
syndication.]
= algorithme =
L'algorithme est à la base de toute méthode de traitement de l'information.
L'algorithme informatique est une liste d'instructions mathématiques ou logiques
destinées à être programmées. Dans un programme ou dans un logiciel, les actions
à exécuter sont exprimées sous forme d'algorithmes, qui sont ensuite traduits
dans un langage de programmation. [Voir aussi: information, informatique,
logiciel, programme.]
= AltaVista =
Créé en 1995, le moteur de recherche AltaVista devient rapidement très
populaire. Il est utilisé en parallèle avec Yahoo!, qui est à l'époque un
annuaire (avec classement des sites web effectué manuellement) avant de devenir
lui aussi un moteur de recherche. AltaVista est le premier outil du web à
permettre la recherche d'images et la recherche par sujets (AltaVista Subject
Search). Il est aussi le premier à être disponible en 14 langues, dès 1997. En
décembre 1997, en partenariat avec la société Systran, AltaVista lance Babel
Fish (appelé aussi AltaVista Translation), un service de traduction automatique
de l'anglais vers d’autres langues (allemand, espagnol, français, italien et
portugais), et vice versa. Ce service permet de traduire une page web ou un
texte relativement court (en faisant un copier-coller). Il rencontre un succès
immédiat, et reste toujours très utilisé dans les années 2000. Par contre, le
moteur de recherche lui-même se trouve progressivement supplanté par les géants
Yahoo! et Google. [Voir aussi: Babel Fish, Google, moteur de recherche,
traduction automatique, Yahoo!]
= Amazon.com =
Créée par Jeff Bezos en juillet 1995 à Seattle (Etat de Washington, aux
Etats-Unis), la librairie en ligne Amazon.com (devenue Amazon dans le langage
courant) débute avec dix salariés et trois millions d’articles. Pionnier d'un
nouveau modèle économique, elle devient vite un géant du commerce électronique.
En novembre 2000, la société compte 7.500 salariés, 28 millions d’articles, 23
millions de clients et quatre filiales au Royaume-Uni (filiale ouverte en
octobre 1998), en Allemagne (filiale ouverte à la même date), en France (filiale
ouverte en août 2000) et au Japon (filiale ouverte en octobre 2000). En novembre
2000, Amazon ouvre une librairie numérique, à savoir une librairie vendant des
livres numériques. En 2001, les 29 millions de clients d'Amazon génèrent un
chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars US. Une cinquième filiale est
ouverte au Canada (en juin 2002), suivie d’une sixième filiale, Joyo, en Chine
(en septembre 2004). Au 3e trimestre 2003, la société devient bénéficiaire pour
la première fois de son histoire. En octobre 2003, Amazon lance un service de
recherche plein texte (Search Inside the Book) qui scanne le texte intégral de
120.000 titres, un nombre promis à une croissance rapide. Amazon lance aussi son
propre moteur de recherche A9.com. Présent dans sept pays (Etats-Unis, Canada,
Royaume-Uni, France, Allemagne, Chine et Japon) et devenu la référence mondiale
du commerce en ligne (avec eBay), Amazon fête ses dix ans d’existence en juillet
2005, avec 9.000 salariés et 41 millions de clients actifs, attirés par des
produits (culturels, high-tech et autres) aux prix attractifs et une livraison
en 48 heures maximum (dans les pays hébergeant une plateforme Amazon). [Voir
aussi: Bezos Jeff, commerce en ligne, eBay, librairie en ligne, librairie
numérique, livre numérique, moteur de recherche.]
= analogique =
Un signal analogique est un signal de valeur continue, par opposition au signal
numérique qui ne peut prendre que quelques valeurs définies (par exemple 0 ou 1
en langage binaire). [Voir aussi: binaire, numérique.]
= annuaire (web) =
Un annuaire web vise à recenser les sites web et à en proposer un classement
thématique, le choix et le classement étant effectués par l’être humain,
contrairement au moteur de recherche, qui indexe automatiquement le contenu du
web. Le précurseur des annuaires web est The WWW Virtual Library, débuté par Tim
Berners-Lee, inventeur du web en 1989, et devenu ensuite un annuaire coopératif
réputé pour sa qualité. Un autre précurseur est Yahoo!, créé en janvier 1994 par
deux étudiants de l’Université de Stanford (Californie) pour tenter de
répertorier la totalité du web, et devenu plus tard un moteur de recherche, et
le géant que l’on sait. De nombreux annuaires spécialisés sont tenus à jour par
des passionnés, à titre individuel ou collectif. [Voir aussi: Berners-Lee Tim,
moteur de recherche, Yahoo!, WWW Virtual Library (The).]
= ANSI (American National Standards Institute) =
Aux débuts de l'informatique, l'ANSI (American National Standards Institute)
publie en 1968 un système d'encodage appelé ASCII (American standard code for
information interchange), avec actualisation en 1977 et en 1986. L'ASCII est un
code standard de 128 caractères traduits en langage binaire sur sept bits (A est
traduit par "1000001", B est traduit par "1000010", etc.). [Voir aussi: ASCII,
binaire, bit.]
= antivirus =
Un antivirus est un logiciel destiné à empêcher l’intrusion dans l'ordinateur
des nombreux virus proliférant sur la toile. Les principaux éditeurs d'antivirus
sont Symantec (dont le produit phare est Norton AntiVirus), McAfee (dont le
produit phare est VirusScan), Trend Micro, Kaspersky et F-Secure. Un antivirus
est souvent couplé à un firewall (ou pare-feu), qui protège l'ordinateur des
tentatives d'intrusion des vers, chevaux de Troie, etc. [Voir aussi: cheval de
Troie, firewall, logiciel, virus.]
= AOL (America OnLine) =
Fondé en 1983 sous le nom de CVC (Control Video Operation) et rebaptisé AOL
(American OnLine) en 1989, AOL est un compagnie internet et communications qui,
à son heure de gloire, comptait plus de 30 millions d'adhérents dans le monde.
AOL est un fournisseur d'accès internet (FAI), un BBS (bulletin board system) et
une compagnie média appartenant maintenant à Time Warner (95%, depuis janvier
2000) et à Google (5%, depuis décembre 2005). En décembre 2006, selon le cabinet
Nielsen-NetRatings, son moteur de recherche, AOL Search, est utilisé par 6% des
usagers de la toile (8% pour Live Search de Microsoft, 25% pour Yahoo! et 50%
pour Google). [Voir aussi: BBS, FAI, Google, Live Search, moteur de recherche,
Yahoo! Search.]
= appareil cellulaire =
Un appareil cellulaire est un appareil utilisant la radiotéléphonie (à savoir la
transmission par voie hertzienne) pour l’acheminement des télécommunications,
par exemple le téléphone portable ou le smartphone, en attendant leurs
successeurs. La principale plateforme pour appareil cellulaire, Symbian OS, est
développée par Symbian, société créée en juin 1998 par plusieurs géants des
télécommunications. [Voir aussi: radiotéléphonie, smartphone, Symbian, Symbian
OS, téléphone portable, téléphonie mobile.]
= appareil de lecture =
L'expression "appareil de lecture" désigne tout appareil permettant de lire des
livres à l'écran: PC (personal computer), Mac, ordinateur de bureau, ordinateur
portable, PDA (personal digital assistant), tablette de lecture (ebook), webpad,
tablette PC, smartphone, etc. D'ici 2010, ces appareils seront vraisemblablement
remplacés par des supports souples utilisant le papier électronique. [Voir
aussi: ebook, ordinateur portable, papier électronique, PDA, smartphone,
tablette PC, webpad.]
= appareil photo =
Frappé de plein fouet par la vague numérique, l'appareil photo se convertit. Au
début des années 2000, la photo argentique laisse la place à la photo numérique,
avec une nouvelle ère pour les photographes et leurs appareils. Le basculement
vers le numérique est très rapide. Un seul exemple, celui de la Fnac. En 2000,
la Fnac vend 2,5 millions d’appareils photo, presque tous argentiques. En 2005,
sur les 5 millions d’appareils photo vendus, 4,7 millions sont numériques. Outre
une optique à focale fixe ou variable, un viseur, une mémoire intégrée et un
flash électronique incorporé, l'appareil photo numérique dispose d'un écran
couleur à cristaux liquides (ou écran LCD: liquid crystal display) permettant
d'affiner le cadrage et de voir aussitôt les photos prises. On peut ensuite
télécharger les photos dans son ordinateur pour stockage, traitement et envoi
par courriel. [Voir aussi: LCD, numérique, photo numérique.]
= Apple =
La firme Apple est souvent appelée la “firme à la pomme”, du fait de son nom et
de son logo (une pomme multicolore dans laquelle on a croqué). Apple Computer
est fondé en 1976 à Cupertino (Californie) par Steve Jobs et Steve Wosniak, et
lance la même année son premier ordinateur personnel, l’Apple I, suivi un an
après de l’Apple II, plus petit, avec un écran couleur en option. En 1984, Apple
lance le Macintosh (couramment appelé Mac), qui est le premier ordinateur
personnel disposant d’une interface graphique intuitive facilement utilisable
par le non spécialiste, et qui se vend à des millions d’exemplaires. Ce jusqu’au
début des années 1990, où le Mac se trouve distancé par les ordinateurs
fonctionnant sous Windows (le système d’exploitation de Microsoft), concurrent
du Mac OS (operating system). Mac devient ensuite une gamme d’ordinateurs
personnels configurés pour une utilisation facile par l’usager, y compris pour
l’internet avec ses modèles iMac et iBook (ordinateur portable). En octobre
2001, Apple lance l'iPod, un baladeur numérique permettant d'écouter de la
musique. Le succès est immédiat, et l’iPod devient le symbole d’une génération.
En avril 2003, Apple lance l'iTunes Music Store, un site de téléchargement
payant de musique en ligne. En mars 2001, le système d’exploitation Mac OS cède
la place au Mac OS X. En janvier 2006, Intel devient le nouveau partenaire
d'Apple pour les nouveaux modèles de Mac, avec le microprocesseur x86, au lieu
d'IBM et Motorola. En janvier 2007, Apple annonce le lancement prochain du
iPhone, un téléphone portable multifonctions comprenant un iPod intégré. [Voir
aussi: Intel, interface, iPhone, iPod, iTunes, Mac, Mac OS, Mac OS X,
microprocesseur, Microsoft, Windows.]
= Arbon, Jean-Pierre =
Après avoir été le directeur général des éditions Flammarion, Jean-Pierre Arbon
co-fonde en mai 1998 avec Bruno de Sa Moreira, directeur de Flammarion
Multimédia, les éditions 00h00 (www.00h00.com), premier éditeur au monde à
vendre des livres numériques. Le nom de 00h00 (qui se prononce "zéro heure") est
choisi à dessein pour évoquer "cette idée d’origine, de nouveau départ", en
faisant le pari de concilier édition électronique et commerce. Pas de stock, pas
de contrainte physique de distribution, mais un très beau site, sur lequel on
lit: "Internet est un lieu sans passé, où ce que l’on fait ne s’évalue pas par
rapport à une tradition. Il y faut inventer de nouvelles manières de faire les
choses." Les éditions 00h00 cessent leur activité en juin 2003, après avoir
exploré un parcours encore inédit. 00h00 se voulait "une maison d’édition d’un
genre nouveau, la première au monde à tenter à grande échelle l’aventure de
l’édition en ligne. Tout était à faire, à inventer. L’édition numérique était
terra incognita: on explorait, on défrichait." (Arbon, octobre 2006) A 50 ans,
Jean-Pierre Arbon débute une carrière de chanteur, sous le nom d'Arbon. Il est
désormais auteur, compositeur et interprète. "En trois ans, Arbon s'est installé
sur la scène française avec plus de cent concerts et un premier album Etre et
avoir été (sorti en novembre 2005, ndlr), salué par la critique qui le compare
aux plus grands. Ses concerts sont un condensé d'énergie, de liberté et de
poésie." Son nouvel album, Il pleut au paradis, sort en mars 2007. [Voir aussi:
éditeur en ligne, éditions 00h00, livre numérique, musique en ligne.]
= Ariel =
Créé par RLG (Research Library Group) en 1994 et distribué par la société
Infotrieve, Ariel est un système électronique de transmission de documents. Avec
un matériel informatique standard et un logiciel Ariel, les usagers peuvent
scanner des articles, photos et autres documents, transmettre les images
numériques obtenues à d’autres stations Ariel par FTP (file transfer protocol)
ou courriel, convertir ces images numériques en fichiers PDF (portable document
format) pour une réception plus aisée, et les imprimer sur toute imprimante
compatible. La transmission d’un document étant plus claire et plus rapide par
Ariel que par fax, l'utilisation d'Ariel est d'un grand secours pour les
documents iconographiques et les textes aux caractères non latins. [Voir aussi:
courriel, FTP, numérisation, PDF, RLG, scanner.]
= ARTFL (American and French Research on the Treasury of the French Language) =
L’ARTFL Project (ARTFL: American and French Research on the Treasury of the
French Language) est un projet commun du laboratoire ATILF (Analyse et
traitement informatique de la langue française, France) et de l’Université de
Chicago (Illinois, Etats-Unis). Une des réalisations de l'ARTFL est la version
informatisée du Trésor de la langue française de Jean Nicot. L’ARTFL prépare
aussi une version en ligne exhaustive de la première édition (1751-1772) de
l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des métiers et des arts de
Diderot et d’Alembert. 72.000 articles écrits par plus de 140 collaborateurs
(dont Voltaire, Rousseau, Marmontel, d’Holbach, Turgot, etc.) font de cette
encyclopédie un monumental ouvrage de référence, avec 17 volumes de texte, 11
volumes de planches, 18.000 pages imprimées et 20.736.912 mots. Destinée à
rassembler puis divulguer les connaissances de l’époque, elle porte la marque
des courants intellectuels et sociaux du 18e siècle. C’est grâce à elle que se
propagent les idées du Siècle des Lumières. Le prototype du volume 1 est en
ligne. [Voir aussi: ATILF, base interactive, encyclopédie en ligne.]
= ASCII (American standard code for information interchange) =