L’Allemagne religieuse.--Le Protestantisme.--Paris,
Perrin, 1897 (Ouvrage couronné par l’Académie française,
premier prix Bordin); 2e édition.--Un volume in-16. 3 fr. 50
Autour du Catholicisme social.--Paris, Perrin, 1897.--2e
édition. Un volume in-16. 3 fr. 50
L’École d’aujourd’hui.--Paris, Perrin, 1899.--Un volume
in-16. 3 fr. 50
«Ce qu’il y a de déplorable dans l’enseignement en France, c’est
l’Université française tout entière», disait M. Blatin au convent
maçonnique de 1898.
«Parfaitement», répondait une voix: c’était celle de l’un des «Frères»
de M. Blatin, professeur dans un lycée d’Algérie.
On devine quelle fut notre surprise, lorsque tomba sous nos yeux, il y a
quelques mois, le compte rendu sténographique de cet échange de propos.
Que la maçonnerie fût malveillante au clergé, on le savait de longue
date; qu’elle tînt l’armée dans une certaine disgrâce, le cours des
événements nous l’apprenait. Mais qu’à son tour l’Université fût traitée
de suspecte et que l’adhésion des «Frères» universitaires présents au
convent ratifiât et encourageât ces suspicions, c’était là un fait
nouveau: il nous éclairait, d’une lueur encore vacillante, sur
l’attitude que la grande association maçonnique observe à l’égard de
toutes les forces vives du pays.
Notre curiosité ne résista point à la provocation de M. Blatin.
M. Prache, député de la Seine, avec une généreuse obligeance dont nous
tenons à le remercier, voulut bien nous ouvrir, sans réserves, sa riche
collection de documents authentiques du Grand Orient.
Froidement, historiquement, nous appuyant sur les textes et nous
arrêtant aux textes, nous avons abordé l’étude de la maçonnerie. La
_Revue des Deux Mondes_ du 1er mai en publiait les résultats; on les
retrouvera dans cette brochure.
Et, si l’on y constate des lacunes, qu’on veuille bien en partager la
responsabilité entre l’auteur, qui a tenu à ne rien avancer sans
preuves, et la maçonnerie, qui ne tient point à être connue.