EN PRÉPARATION

Un Homme et un autre, roman.

L’édition originale de cet ouvrage a été tirée à MILLE TROIS exemplaires

et comprend: cent neuf exemplaires réimposés dans le format in-quarto

tellière, sur papier vergé Lafuma-Navarre au filigrane _nrf_, dont neuf

hors commerce marqués de A à I, et cent destinés aux _Bibliophiles de la

Nouvelle Revue Française_, numérotés de I à C, huit cent

quatre-vingt-quatorze exemplaires in-octavo couronne sur papier vélin

pur fil Lafuma-Navarre dont quatorze hors commerce marqués de _a_ à _n_,

huit cent cinquante destinés aux _Amis de l’Édition originale_ numérotés

de 1 à 850, et trente exemplaires d’auteur, hors commerce, numérotés de

851 à 880.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour

tous les pays y compris la Russie.

Copyright by librairie Gallimard, 1926.

I

--Marc, fit d’une voix paisible Hélène Soré, va chercher à l’hôtel vos

costumes de bain qui doivent être secs à présent. Le serre-tête de ta

sœur est sous son peignoir... Et prends-moi donc, si tu la trouves, mon

écharpe grise!

Son beau-fils partit en courant. Quelques secondes, penchée à droite, le

visage tendu, elle suivit des yeux ses jambes minces dans leur galop

irrégulier à travers les dunes.

--Quelle ardeur! pensa-t-elle. Comme il obéit!

C’était toujours pour la jeune femme un très vif plaisir que de

constater cette souplesse.

La mer était basse et fort calme. Son clapotis venait mouiller les

barques échouées que l’on voyait serrées à droite, près d’un

promontoire, assez loin du fond même de la petite anse où, sur le sable,

étaient assis des groupes de baigneurs. A gauche, en nappe, tout

luisants d’algues et couverts d’enfants, de longs rochers plats

s’étendaient. Au delà, commençait une légère falaise, couronnée de

plantes et d’arbustes, dont les bastions se succédaient, de plus en plus

hauts, jusqu’en un point marqué d’énormes blocs où le rivage accidenté

de la rade de Brest reprenait brusquement son vrai caractère.

--Marie-Thérèse! appela Hélène par deux fois.

Une petite fille, brune et cambrée, d’environ sept ans, qui édifiait

tant bien que mal sa partie d’un fort, tourna la tête au second cri,

parut hésiter, puis accourut en bondissant et traînant sa pelle.

--C’est l’heure de ton bain, ma chérie! Tu vas tâcher de te conduire

raisonnablement et de ne pas hurler comme avant-hier où les gens de

l’hôtel te montraient au doigt, lui dit Hélène en appuyant sur sa frêle

épaule pour la faire asseoir à ses pieds. Je te préviens qu’il t’en

cuirait, reprit-elle plus bas, si tu te donnais en spectacle!

Marc arriva presque aussitôt, portant les costumes. Ses cheveux dérangés

pendaient en longues mèches qu’il rejeta d’un tour de cou sur son

occiput.

--Mais tu n’as pas le sens commun! Mais tu es en nage! fit d’une voix

grondeuse la jeune femme en se levant pour appuyer sa main sans une

bague sur la joue brûlante du garçon. Je vais déshabiller Marie-Thérèse.

Reste ici, tu viendras quand je t’appellerai. Je ne veux pas que tu te

baignes dans cet état-là!

Cinq minutes s’écoulèrent. Le garçon rêvait. Il s’était mis à l’abandon

sur la chaise pliante que le départ de sa belle-mère avait rendue libre

et, distraitement, regardait fuir des cascades de sable par les

commissures de ses doigts. Hélène sortit de la cabine, précédant sa

fille, et fit signe à Marc d’y entrer.

Comme elle venait de se rasseoir, l’enfant auprès d’elle:

--Tiens, vous voilà! fit-elle, polie, sans nul empressement, en recevant

sur son épaule une main maigre et brune dont l’index, une seconde, en

lissa la chair, près de la bretelle du corsage. Elle est donc terminée,

cette cérémonie!

--Oui, et vraiment je vous assure que c’était très bien!

Le commandant secoua la tête, embrassa sa fille et s’étendit à même le

sol avec précaution, après avoir consolidé, d’un geste habituel, ses

vastes lunettes à verres jaunes.

--Oh! je n’en doute pas! dit Hélène. Vous, dès l’instant qu’il est

question de pompes religieuses, on vous voit toujours satisfait!

Son mari négligea cette observation.

--Mais quel besoin aviez-vous donc reprit-elle soudain, d’aller au

baptême de cette barque?

--C’était ma place, ma chère petite! dit le commandant, avec ce rien de

péremptoire, cet accent trop digne qu’emploient les hommes d’un certain

âge envers leurs amours, sans s’aviser qu’il indispose et blesse les

jeunes femmes. Tout le monde sait ici que je suis marin. En m’abstenant

de prendre part à cette petite fête, j’aurais eu l’air de dédaigner

d’honnêtes et braves gens...

--Ainsi donc, fit Hélène la barque est bénie! Est-ce vrai demanda-t-elle

d’une voix moqueuse, que la marraine brise à l’avant une fiole de

champagne en même temps que le prêtre ânonne ses prières? Est-ce le

champagne, insista-t-elle, ou les oremus qui sont censés, dans la

tempête, garder du naufrage?

--Vos plaisanteries manquent d’à-propos! dit Michel Soré. Il s’agit là

d’une vieille coutume des plus respectables, notamment à l’époque que

nous traversons. Sur un sujet comme celui-ci, que j’estime sérieux, je

n’aime pas vous entendre exprimer des vues d’une aussi criante légèreté.

J’ai beau savoir que ce désordre est surtout verbal, il me cause

toujours du chagrin.

--Allons, de grâce, mon bon Michel, ne vous fâchez pas! fit la jeune

femme, d’un air enjoué, en prenant son livre et touchant à l’épaule son

austère mari. Il y a d’ailleurs pis qu’un baptême de barque. La

solennelle bénédiction d’une meute, par exemple. Là, convenez que votre

Église pousse au ridicule le respect qu’elle porte à l’argent!

--Il se peut! dit Michel. Moi, je n’en sais rien... Mais, sapristi! où

puisez-vous de pareilles idées?

Marc apparut dans un peignoir à ramages vert vif dont le choix dénotait

une extrême recherche. Aussitôt, négligeant la conversation qu’elle

soutenait malicieusement depuis cinq minutes:

--Tu vas plonger Marie-Thérèse, lui dit sa belle-mère, et je veux, tu

entends, qu’elle se trempe la tête! Quand ses grimaces auront pris fin,

tu pourras nager.

Elle se leva pour assister au bain des enfants et le commandant la

suivit. Devant eux, sur la rade qui éblouissait, quatre navires de

guerre obscurs, semblables, se profilant en file indienne, gagnaient la

haute mer.

Hélène était grande, les jambes longues, le buste plein, les bras

charnus, les mains blanches et belles, le cou bien fait, quoiqu’un peu

fort, les épaules très larges. Ses cheveux étaient noirs et son teint

rose. Sa tête, petite, avec des joues assez rondes du haut, présentait

cette noblesse que donne un nez droit prolongeant sans cassure la

descente du front. Les yeux étaient de couleur glauque, légèrement

obliques et surmontés d’épais sourcils d’une si juste courbe qu’on

l’aurait crue faite au pinceau. Leurs regards annonçaient une résolution

que démentais une petite bouche grasse et cramoisie, rendue mutine par

les fossettes, toujours accusées, que creusait près d’elle chaque

sourire. Mais le menton, sans complaisance, musculeux, aigu, renforçait

à ce point l’expression des yeux qu’en dernière analyse la physionomie,

avec des traits et des contours d’une beauté charmante, surprenait par

son air d’opiniâtreté.

Le mari de cette femme d’une allure si noble aurait pu passer pour son

père. A la veille de marcher sur quarante-neuf ans, alors qu’Hélène en

avait trente depuis quelques mois et, sans fards, sans apprêts, en

portait vingt-cinq, s’il conservait dans la tournure une certaine

jeunesse due à la maigreur de son corps, à l’abstinence de tout excès, à

une vie salubre, il s’en fallait que fût doté du même privilège son long

visage, assurément d’une grande distinction, mais ravagé, parcheminé,

déjà d’un vieillard. Des yeux très doux, en même temps froids et d’une

fixité ombrageuse, dont les paupières faisaient penser à celles d’un

reptile, flanquaient un nez cadavérique, taillé en bec d’aigle, qui

retombait douloureusement sur une bouche amère. Le front haut, resserré,

sans animation, rejoignait un crâne dégarni et, de l’ensemble, il

émanait cet air de vertu qu’on pourrait baptiser le comique des tristes.

Entre le mûr Michel Soré et sa très jeune femme, si tout n’était pas

dissemblance, c’était peut-être à la façon dont ils étaient mis qu’un

pénétrant observateur l’aurait soupçonné. Une élégance méticuleuse, chez

l’un comme chez l’autre, excluait toute parure, tout enjolivement, toute

audace dont la mode eût été flattée par un sacrifice au bon goût. Le

veston de Michel, le costume d’Hélène, tous deux d’étoffes légères et

sombres, avaient ces longues lignes où se lit mieux l’art d’un tailleur

ou d’une couturière qu’aux ajustements compliqués. Par ce détail se

révélait dans leurs caractères un égal mépris du gracieux, au bénéfice

de qualités moins brillantes peut-être, autrement solides et durables.

Les peignoirs des enfants formaient un tas clair. Marie-Thérèse eut une

révolte en entrant dans l’eau et jeta sur sa mère, qui la surveillait,

un regard tout empreint d’une poignante détresse. Mais, sans doute, la

menace qui pesait sur elle lui donna-t-elle à réfléchir aux suites d’un

éclat, car la défense qu’elle esquissait fut des plus réduites et elle

se laissa immerger.

Hélène et son mari, coude contre coude, se mirent à marcher sur le sable

du grand pas lent et méthodique qu’ils affectionnaient, mais sans

échanger une parole. Le commandant baissait la tête et semblait

soucieux. Soudain, se tournant vers sa femme:

--Oui, fit-il, reprenant la conversation au point précis où,

brusquement, cinq minutes plus tôt, elle avait été suspendue, quand

j’entends résonner de vos paradoxes, je me demande où vous puisez de

pareilles idées!

--M’en avez-vous donc connu d’autres? Les aurais-je prises en quatre

mois? demanda Hélène.

--Assurément, non! dit Michel. Mais, à chacun de mes voyages, ou elles

m’étonnent plus, ou je les déplore davantage.

--Vraiment? Vous êtes certain? Pour quelle raison?

Le marin déploya un geste évasif.

--Elles sont si loin de celles du monde dont nous sommes issus! Elles

s’apparentent si étroitement à celles de milieux que vous n’aimez guère

fréquenter!

--On peut penser avec sagesse, répartit Hélène, sans avoir toujours les

mains propres.

Le commandant haussa l’épaule d’un air affligé et fit quelques pas en

silence. Tout à coup, s’arrêtant et secouant la tête:

--Ce n’est pas tout! déclara-t-il. Non, ce n’est pas tout! Je vais

encore vous ennuyer, mais ce n’est pas tout! Il n’y a pas que cette

question de la société. Sans me croire ni plus fin, ni plus fort qu’un

autre, je vois en moi-même assez clair et je sais parfaitement la cause

de mon trouble. Surtout, Hélène, prenez ceci sans arrière-pensée,

n’allez pas me prêter de la malveillance! Je dis ce que j’ai sur le

cœur. Mon expérience me montre une faute et je crie: casse-cou! C’est,

je crois, mon devoir de chef de famille. Je vous ai vue élever Marc dans

l’irréligion sans intervenir entre vous, me donnant pour excuse qu’un

homme est un homme et qu’après tout j’en connaissais qui vivaient

honnêtes sans un fond solide de croyances. Raison misérable? Il

n’importe! Elle m’épargnait le gros ennui de vous contrarier. Mais, à

présent, ma chère petite, il s’agit d’une fille et les circonstances

sont tout autres. Bien des femmes ne sont pas des femmes supérieures et,

faute d’avoir naturellement d’assez grandes ressources, elles ont

besoin, pour résister, d’un appui moral quand la tentation s’empare

d’elles. Laissons même de côté cet argument-là! Voyons les choses plus

étroitement et plus pratiquement! Croyez-vous sans danger pour

Marie-Thérèse, et je veux dire pour son bonheur, son futur mariage, car

enfin ces choses-là se préparent de loin, l’impiété systématique dans

laquelle elle pousse? La religion garde chez nous un prestige énorme et

vous n’êtes pas sans fréquenter des mères d’une foi tiède qui

rougiraient d’avoir pour bru une libre-penseuse. Que de maisons

pourraient ainsi lui être fermées! Un peu de complaisance de votre part

entretiendrait Marie-Thérèse dans les vieux principes et suffirait à

l’éloigner d’épreuves fort pénibles. Je ne vous demande pas votre

conversion, mais un sacrifice aux usages.

Hélène avait laissé couler sans interruption l’exposé de conscience fait

par son mari. Lorsqu’il se tut, un peu gêné de ce long discours qui

dérogeait singulièrement à ses habitudes:

--Mais, Michel, les enfants sont-ils donc des monstres? lui

demanda-t-elle légèrement. A vous entendre, on pourrait croire que je

les néglige, ou, qui pis est, que je les gâte, qu’ils me font tourner,

que je leur inculque une morale...

--Vous m’avez compris, dit Michel. A Dieu ne plaise que j’aventure la

moindre critique sur l’éducation qu’ils reçoivent! Ils sont conduits

supérieurement... mais comme des païens.

--Plaignez-vous! jeta-t-elle de sa belle voix gaie. Plaignez-vous, Marc

a fait sa première communion, Marie-Thérèse est baptisée et fera la

sienne, tout cela par égard pour vos sentiments. Plus d’une autre, à ma

place, s’en fût moins souciée! Car, enfin, reprit-elle en dressant la

tête, vous m’avez toujours laissée libre!

--J’ai toujours eu confiance en vous, répartit Michel. Une femme plus

droite, plus consciencieuse, plus intelligente, j’aurais pu la chercher

autour de la terre sans jamais trouver son fantôme. C’est pourquoi, plus

je vais, plus je réfléchis, moins je m’explique certains détails de

votre conduite. Tenez, prenons Marc, par exemple! L’enfant sortait de

mains chrétiennes quand vous l’avez eu. Vous aurait-il coûté beaucoup,

même ne croyant pas, de continuer à le nourrir dans une religion qui

est, malgré vous, celle des nôtres?

--J’ai essayé, fit la jeune femme d’un accent rêveur.

Son mari parut incrédule.

--Oh! pas longtemps! corrigea-t-elle. Pas longtemps, c’est vrai! Juste

assez, mon ami, pour m’apercevoir qu’à présenter ce que je tiens pour

des billevesées comme des vérités essentielles, je perdais simplement

toute ma dignité. Ne joue pas qui veut d’une doctrine! C’est affaire

d’équilibre et de complexion. L’acte de foi peut humilier quand il

n’enflamme pas.

--Cependant, fit Michel, dans de jeunes natures...

--Si vous saviez, reprit Hélène riant à pleine gorge, comme une bonne

punition est meilleure que Dieu pour tenir un enfant dans l’obéissance!

Regardez donc Marie-Thérèse, comme elle est tranquille! Tout à l’heure,

quand son frère l’a plongée dans l’eau, nous l’avons à peine entendue.

Si, au lieu de la peur d’une solide râclée, elle avait en simplement

celle d’attrister son ange ou de faire pleurer la Sainte Vierge,

supposez-vous qu’elle nous aurait épargné ses cris?

--Ceci n’est pas un argument! observa Michel Loin de mettre un obstacle

à la discipline, les principes chrétiens la renforcent.

--Bon! mais encore faut-il que l’enfant s’y prête! Ce qu’on appelle

l’âge de raison n’est pas un vain mot. Allez donc vous répandre en

exhortations que vous jugez au fond de vous sottes et mensongères quand

vous sentez qu’elles sont reçues dans l’indifférence! A l’approche du

sublime et du mystérieux, certaines natures, ni plus mauvaises, ni

meilleures que d’autres, d’instinct se replient et font boule. Que de

fois ne l’ai-je pas constaté chez Marc!

Un court silence, déjà très doux, suivit cette réplique. Michel Soré

n’était pas homme à tenir longtemps devant une défense de sa femme.

--Rien ne dit que sa sœur eût été comme lui, laissa-t-il tomber d’une

voix molle.

--Allons donc! fit Hélène. Je la connais bien! Moralement, c’est tout

moi, cette enfant, Michel.

Ils s’étaient arrêtés sur le bord de l’eau. Le commandant pointa sa

canne dans une direction où deux têtes rapprochées émergeaient des

vagues, parut hésiter une seconde, puis demanda soupçonneusement, les

paupières clignées:

--Qu’est-ce que c’est donc que cette personne qui nage avec Marc?

--La petite Vulmont, dit Hélène. C’est la fille d’un docteur du quartier

Monceau.

--Ah! Bonne famille? Faites attention! Avant-hier, déjà... Et puis, je

trouve, reprit Michel, qu’ils vont un peu loin. Tenez, regardez-les, je

crois qu’ils causent... Vous, ça ne vous offusque pas cette camaraderie?

Hélène, du coup, se mit à rire comme une pensionnaire.

--Mais pas le moins du monde! Quel mal font-ils? Ils se sont vus deux ou

trois fois dans des excursions et Marc la rencontre au tennis... Avec

tout ça, vous m’amusez et j’en oublie l’heure! ajouta-t-elle en

consultant une toute petite montre que retenait à son poignet une ganse

de moire bleue.

Une main près de la bouche, elle cria:

--Marc!

L’adolescent, à cet appel, leva les deux bras et se laissa couler sur

place, en manière de jeu.

--Marc! fit-elle de nouveau, lorsqu’il reparut.

Mais il filait le long du flot, la joue gauche couchée et le visage, de

temps en temps, caché par la mer.

Une puissante expression de mécontentement se peignit tout à coup sur

les traits d’Hélène. Laissant là son mari qui remuait des algues, elle

fit sortir Marie-Thérèse, lui mit son peignoir et la poussa d’un pas

rapide jusqu’à la cabine.

A peine en avait-elle fermé la porte que Marc, hors d’haleine, y

frappait.

--Que signifie? s’écria-t-elle en l’apercevant, avec la sèche

intonation, l’air de tête furieux, la posture que l’on prend pour

gronder un mioche. Un quart d’heure, à présent, ne te suffit plus? Je te

fais signe de revenir et tu vas plus loin?

--L’eau était si bonne! souffla-t-il.

Sa belle-mère, agacée, le fit taire du geste.

--Inutile de partir dans tes sottes répliques! Retiens ceci,

poursuivit-elle, un doigt battant l’air: une fois pour toutes, je te

dispense de tes réflexions, tes explications, je m’en moque! Je te prie

de rentrer lorsque je t’appelle... et pas cinq minutes après,

sur-le-champ!

L’adolescent baissa la tête sous cette algarade et commença

silencieusement à se dévêtir du maillot de laine bleue qui collait à

lui.

Le supplice de Phèdre · 第 7 / 17 题