Cette paix et cette joie, qu'il aimait à voir en perspective, se
changèrent peu de jours après en larmes éternelles et en complet
isolement: la seule joie de sa solitude, sa mère, malade de tristesse
et d'exil, lui donnait de temps en temps des appréhensions sur sa
santé; il la soignait comme le souffle de ses lèvres, il passait seul
les jours et les nuits à composer, à prier, à espérer et à désespérer
à son chevet.
Tout à coup la lettre du 3 juillet 1778 à l'abbé Bullinger de
Salzbourg prépare la fatale nouvelle pour son pauvre père. La main de
la religion lui paraît seule assez forte et assez douce pour la lui
faire accepter sans mourir.