XV

Cette paix et cette joie, qu'il aimait à voir en perspective, se

changèrent peu de jours après en larmes éternelles et en complet

isolement: la seule joie de sa solitude, sa mère, malade de tristesse

et d'exil, lui donnait de temps en temps des appréhensions sur sa

santé; il la soignait comme le souffle de ses lèvres, il passait seul

les jours et les nuits à composer, à prier, à espérer et à désespérer

à son chevet.

Tout à coup la lettre du 3 juillet 1778 à l'abbé Bullinger de

Salzbourg prépare la fatale nouvelle pour son pauvre père. La main de

la religion lui paraît seule assez forte et assez douce pour la lui

faire accepter sans mourir.

Cours familier de Littérature - Volume 05 · 第 147 / 177 题