Note 326: _Id.--id., anno 1005._

Note 327: _Son fils._ Le latin dit: _Son frère_.

[328]En ce temps fu faite banie de la seigneurie de Saint-Denis.[329]Cil

roy Robert ferma le chastel de Montfort et d'Esparnon. Une dame de Nogent

eut espousée; de celle eut deulx fils, Simon et Amaury, et cil Simon fu père

Amaury de Montfort et Berte la contesse d'Anjou; et cil Amaury fu père

Simon le conte de Montfort et la contesse de Meullent. Et madame la

contesse d'Anjou eut un fils qui eut nom Fouques, conte fu d'Anjou et puis

roy de Jhérusalem. Cil Fouques fu père Baudouin et Amaury, qui ambedeulx

furent roys de Jhérusalem l'un après l'autre. Et de cestui Fouques issi

aussi Geffroy, le conte d'Anjou, et la femme Thierry, le conte de Flandres.

Et cil Geffroy fu père le roy Henry d'Angleterre. Et sa suer, la contesse

de Flandres, eut deux fils: Philippe, le conte de Flandres, et Mathieu, le

conte de Bouloingne, et une dame qui fu femme Hues d'Oisy.

Note 328 Par _banie_, je crois qu'il faut entendre suppression,

extinction de la souveraineté qu'affectoient encore, en certains cas,

les rois de France et les seigneurs voisins de l'abbaye de

Saint-Denis. Le continuateur d'Aimoin, qui semble avoir ici copié le

texte original de notre traduction, pourroit faire soupçonner d'une

légère infidélité cette dernière. Il porte: «In tempore regis Roberti

_Bema_ fuit de dominio Sancti-Germani.» Mais qu'est-ce que _Bema_?

Note 329: Le tome X des Historiens de France n'a pas donné le texte

latin des passages suivans ni ces passages eux-mêmes. La raison qu'en

donnent les éditeurs est que les faits n'appartenoient plus au règne

de Robert. (Voy. pour le latin la continuation d'Aimoin, lib. V,

c. 46.) Au reste, le texte latin du continuateur d'Aimoin et du

chroniqueur anonyme a sans doute été tronqué dans cet endroit. Ce

doit être un seigneur nommé Amaury, qui, _au temps du roi Robert_,

auroit fortifié _Montfort_, auroit épousé une dame de Nogent, etc.

Au temps le roy Robert, ferma le chastel de Montlhery un sien forestier qui

avoit nom Thibaut File-estoupe. Cil eut un fils qui avoit nom Guy. Cil Guy

espousa la dame de La Ferté et de Gomez. De cette dame eut deux fils: Mille

de Bray et Guy le Rouge, et cinc dames, la contesse de Reiteste et

Bonnevoisine de Pons: Elysabel, femme de Jocelin de Courtenay, et la dame

de Puisat et la dame de Saint-Valery.

Cil Mille de Bray engendra Guy Troussel (qui puis s'en a fui d'Antioche et

laissa en la cité le bonne chevalerie assiégée des Sarrasins), et si

engendra Thibaut La Bouffe et Millon, que Thibaut de Creci estrangla en

trayson, et Renaut, l'évesque de Troies, et la mère Simon de Broies, et la

mère Simon de Dampierre, et la mère Hues de Plancy, et la mère Mille Crecy,

et la mère Salon, le visconte de Sens; et Guy engendra Hugues de Crecy, et

Biotte, la mère le visconte de Gastinois, et la mère Ymbert de Beaujeu, et

la femme Anseau de Gallande et Biétris, contesse de Pierrefons.

Au temps le roy Robert, fonda le chastel de Courtenay, Haston, le fils d'un

gastelier du chastel Renart, chevalier fu par son sens et par son

avoir[330]. Une grant dame espousa dont il engendra Jocelin de Courtenay,

et cil Jocelin espousa la fille le conte Gieffroy-Foirole. De celle dame

eut deulx fils[331] Guy et Renart, le conte de Joingny. Icil Jocelin, après

la mort de celle première dame, espousa Ysabelle, la fille Millon de

Montlhery. En celle engendra Millon de Courtenay, et Jocelin, le conte

d'Edesse, et Gieffroy Capalu. Cil Mille de Courtenay engendra trois fils de

la sereur le conte de Nevers: Guillaume, Jocelin et Renaut. Cil Renaut

engendra la femme Pierre, le frère le roy et la femme Avalon de Selgny.

Note 330: _Gastelier._ Pâtissier. Le latin se contente d'ajouter:

_Militari honore se fecit sublimari._

Note 331: Ici notre traducteur passe un degré: «Filiam comitis

Gaufridi Foerolem ex quâ genuit unam filiam quæ duos filios habuit.»

Les grandes chroniques de France (3/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis · 第 165 / 369 题