Marie, on vous a dit que j'étais malade... Moi je sais que je vais
mourir, et c'est pourquoi j'ose vous écrire...
J'ai été bien coupable envers vous, mais j'ai eu, loin de vous,
de grandes tristesses. Je ne suis plus l'homme joyeux que vous
avez connu. Une femme m'a puni du mal que je vous ai fait... Mais
cette histoire ne vous intéresse pas. Sachez seulement que je suis
seul, que ma maison est vide, que mon pauvre enfant est livré à des
étrangers.
On m'apprend que vous reviendrez bientôt en France... Si je vis
encore, à ce moment-là, ne me permettrez-vous pas de revoir une
fois, une seule fois, le visage que j'ai aimé? Je baise vos mains
humblement