[9: D'après le calendrier Julien.]
[10: Ce titre lui avait été conservé en la mariant.]
[11: Ne vous l'ai-je pas dit? à cette cour on passe sa vie en
répétitions générales. Depuis Pierre Ier, un Empereur de Russie n'oublie
jamais qu'il est chargé de tout enseigner lui-même à son peuple.]
[12: C'est ce qu'on veut.]
[13: En Pologne.]
[14: Le rit grec défend la sculpture dans les églises.]
[15: Ce reproche qui tombe sur Pierre Ier et sur ses successeurs
immédiate complète l'éloge de l'Empereur Nicolas, qui a commencé
d'arrêter ce torrent.]
[16: Au 1er janvier à Pétersbourg et à Péterhoff pour la fête de
l'Impératrice.]
[17: _Voyez_ l'Espagne sous Ferdinand VII.]
[18: L'auteur, en laissant cette boutade, la donne pour ce qu'elle vaut.
Son humour aigri par l'affectation d'une popularité impossible le pousse
à la révolte contre une déception d'autant plus dangereuse qu'elle a
trompé de bons esprits.]
[19: _Voir_ plus loin la lettre datée de Yarowslaw.]
[20: _Voyez_ la brochure de M. Tolstoï intitulée: _Coup d'œil sur la
législation russe_, etc., etc.]
[21: _Voyez_ la conclusion au quatrième volume.]
[22: Un moyen de flatterie connu et dont le succès est assuré, c'est de
se montrer l'hiver aux yeux de l'Empereur dans les rues de Pétersbourg
sans redingote ou sans pelisse, flatterie héroïque et qui peut coûter la
vie à celui qui la met en pratique. On conçoit qu'il est facile de
déplaire dans un pays où de telles manières de plaire sont en usage.]
[23: Treilles.]
[24: L'année suivante les eaux d'Ems ont rendu la santé à
l'Impératrice.]
[25: Chaumière anglaise.]
[26: _Voyez_ la note suivante.]
[27: Je crois devoir insérer ici l'extrait d'une lettre qui m'a été
écrite cette année par une femme de mes amies; ce récit n'ajoute rien
aux détails que vous venez de lire, si ce n'est que la singulière
prudence d'un étranger, d'un artiste en causant dans un salon de Paris
et en parlant d'un événement arrivé trois ans auparavant à Pétersbourg,
vous donne mieux l'idée de l'oppression des esprits en Russie, que tout
ce que je puis vous en dire moi-même. «Un peintre italien qui se
trouvait en même temps que vous à Saint-Pétersbourg, est maintenant à
Paris. Il racontait comme vous me l'avez racontée cette catastrophe où
périrent à peu près quatre cents individus. Le peintre faisait son récit
tout bas. Eh bien! je sais cela, lui dis-je, mais pourquoi dites-vous
cela tout bas: Oh! c'est que l'Empereur a défendu qu'on en parlât. J'ai
admiré cette obéissance malgré le temps et les distances. Mais vous, qui
ne pouvez tenir une vérité captive, quand publierez-vous votre voyage?»
Je joins encore ici un extrait des beaux articles imprimés dans le
_Journal des Débats_, le 13 octobre 1842, au sujet du livre intitulé:
_Persécutions et souffrances de l'Église catholique en Russie_.
«Au mois d'octobre 1840, deux convois courant en sens inverse sur le
chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Krasnacselo, se rencontrèrent faute
d'avoir pu s'apercevoir, à cause d'un épais brouillard. Tout fut brisé
du choc. Cinq cents personnes, dit-on, restèrent sur le carreau tuées,
mutilées ou plus ou moins grièvement blessées. C'est à peine si on en
eut connaissance à Saint-Pétersbourg. Le lendemain, de très-grand matin,
quelques curieux seulement osèrent aller visiter le lieu de la
catastrophe: ils trouvèrent tous les débris déblayés, les morts et les
blessés enlevés, et comme seuls signes de l'accident quelques agents de
police qui, après avoir interrogé les curieux sur les motifs de leur
visite matinale, les gourmandèrent de leur curiosité et leur ordonnèrent
rudement de retourner chacun chez soi.»]
[29: Je me crois obligé de changer quelques circonstances et de taire
les noms qui pourraient faire remonter aux personnes; mais l'essentiel
de l'histoire est conservé dans ce récit.]
[30: Il n'est pas inutile de répéter que cette lettre, comme presque
toutes les autres, ont été conservées et cachées avec soin pendant tout
le temps de mon séjour en Russie.]
[31: Ce mot est de l'archevêque de Tarente, dont M. Valery vient de
faire un portrait bien intéressant et bien complet dans son livre des
_Anecdotes et Curiosités italiennes_. Je crois que la même pensée a été
exprimée encore plus énergiquement par l'Empereur Napoléon. D'ailleurs
elle vient à quiconque voit les Russes de près.]
[32: N'oubliez pas, je vous prie, que ce n'est pas moi qui parle ainsi.]
[33: J'ai choisi au hasard les noms de lieux et de personnes, car mon
but était uniquement de déguiser les véritables, j'ai même retranché
ceux-ci tout à fait quand je n'ai pas craint de nuire à la clarté du
récit, enfin je me suis permis de corriger dans le style quelques
expressions étrangères au génie de notre langue].
[34: Nom substitué au véritable].
[35: Ce joli nom est celui d'une sainte russe.]
[36: Tout le monde sait qu'avant le XVIIIe siècle, les femmes russes
vivaient pour ainsi dire cloîtrées.]
[37: Historique.]
[38: Le culte des images est toujours défendu jusqu'à un certain point
dans l'Église grecque où les vrais croyants n'admettent que des
peintures d'un style de convention, couvertes de certains ornements d'or
et d'argent en relief; le mérite du tableau disparaît totalement sous
ces applications. Telles sont les seules peintures tolérées dans la
maison de Dieu par les Russes orthodoxes.
(_Note du Voyageur_.)]
[39: Les plus pauvres des Russes ont une théière, une bouilloire de
cuivre, et prennent du thé, matin et soir, en famille, dans des
chaumières dont les murs et les plafonds sont des madriers de bois de
sapin brut entaillés aux extrémités pour entrer l'un dans l'autre en
formant les angles de l'édifice. Ces solives assez mal jointes sont
calfeutrées de mousse et de goudron; vous voyez que la rusticité de
l'habitation contraste d'une manière frappante avec l'élégance et la
délicatesse du breuvage qu'on y prend.
(_Note du Voyageur_.)]
[40: Historique.]
[41: La verste équivaut à peu près à un quart de lieue de France.
(_Note du Voyageur_.)]
[42: Historique.]
[43: Il y a peu d'années, lors de la fameuse révolte de la colonie
militaire, près de Novgorod la Grande, à cinquante lieues de
Pétersbourg, les soldats, exaspérés par les minuties d'un de leurs
chefs, résolurent de massacrer les officiers et leurs familles; ils
avaient juré la mort de tous, sans exception, et ils tinrent parole en
tuant ceux qu'ils aimaient aussi bien que ceux qu'ils haïssaient. Ayant
cerné l'habitation d'un de ces malheureux, ils firent passer devant lui
sa femme et ses filles qu'ils égorgèrent d'abord tout doucement à ses
yeux, puis ils se saisirent de lui. «Vous m'avez privé de tout, leur
dit-il, laissez-moi la vie; pourquoi me l'ôter? vous n'avez jamais eu à
vous plaindre de moi.--C'est vrai, répliquèrent les bourreaux avec
beaucoup de douceur; tu es un brave homme, nous t'avons toujours aimé,
nous t'aimons encore; mais les autres y ont passé, nous ne pouvons faire
une injustice en ta faveur. Adieu donc, notre bon père!...» Et ils l'ont
éventré comme ses camarades, par esprit d'équité.
(_Note du Voyageur_.)]
[44: Cette citation n'étonnera pas les personnes qui savent à quel point
les Russes sont au fait des détails de notre histoire.
(_Note du Voyageur_.)]
[46: _Paradis du Dante_. Chant, XXXIII, 1er vers.]