[3: L'abbé Legris-Duval, avec lequel il avait mis Mme Récamier en
relation.]
[4: Elle était dans l'alcôve.]
[5: Le divorce civil était prononcé, Mlle de Longuerue ne s'en
contentait pas et voulait faire casser on plutôt annuler son mariage
devant l'autorité religieuse.]
[6: À l'Athénée.]
[7: C'était, je crois, l'abbé Guillon qui était l'agent de ces
distributions.]
[8: J'ignore quelles furent les raisons qui firent, pour cette année,
abandonner à Mme Récamier le château de Clichy pour celui de
Saint-Brice, qu'elle habita en location cet été-là. L'année suivante
elle était de nouveau établie à Clichy.]
[9: Le prince Auguste était mort au mois de juillet 1843, et, par son
testament, avait ordonné que le portrait de Mme Récamier, peint par
Gérard, et qu'il avait reçu de son amitié, lui fût rendu.]
[10: Le valet de chambre de Mme de Staël.]
[11: Cette lettre a été déjà publiée dans les _Mémoires d'Outre-Tombe_.]
[12: La mémoire du maréchal le trompe: c'est d'Auerstadt qu'il voulait
parler].
[13: Le roi de Prusse.]
[14: La reine Louise.]
[15: La princesse Radziwill.]
[16: Adrien de Montmorency.]
[17: Le comte de Salaberry.]
[18: Le second fils de Mme de Staël, tué en duel dans l'année 1813.]
[19: C'est-à-dire la reine Hortense. La Hollande venait d'être réunie à
la France.]
[20: Esménard (Joseph-Alphonse), de l'Académie française, auteur du
_Poëme de la Navigation_. Il était censeur des théâtres, censeur de la
librairie et chef de la troisième division de la police générale.
La voiture dans laquelle il voyageait en Italie ayant versé dans un
précipice, il eut la tête fracassée contre un rocher, et périt ainsi en
1811.
Il écrivait à Mme Récamier, qui avait désiré, à son retour de Fossé, le
voir et l'entretenir des intérêts de Mme de Staël, le billet que voici:
«Samedi matin.
«Madame,
«Je serais allé moi-même chercher le volume que vous avez eu la
bonté de m'envoyer, si je n'avais craint, presque autant que je le
désire, de vous trouver seule: il y a, dans l'union de la douleur
et de la beauté, mille fois plus de charme que dans la vue d'un
bonheur sans orages; et quoique je n'aie pas _appris_ la
sensibilité _en Allemagne_, je ne me défends pas bien d'un intérêt
et d'un sentiment que vous m'avez défendus. Mais il serait trop
héroïque de résister au plaisir que vous m'offrez de vous voir un
moment, et je vous prie de permettre que ce soit dans la soirée. Je
me présenterai chez vous à huit heures. Vous seriez trop aimable de
recevoir sans distraction de société l'hommage respectueux de tout
ce que vous m'inspirez.
«ALF. ESMÉNARD.»
]
[21: Sa gouvernante, dont l'humeur n'était pas facile].
[22: Mme la comtesse Charles d'Hautefeuille, auteur de l'_Ame exilée, du
Lys d'Israël, des Cathelineau_, etc.]
[23: Dampierre, terre appartenant au duc de Luynes, beau-père de M. de
Montmorency, dans le département de Seine-et-Oise.]
[24: Il s'agissait de son départ pour la Suède.]
[25: Les livres et les recueils imprimés par la duchesse de Luynes sont
encore aujourd'hui recherchés des bibliophiles.]
[26: Le baron de Vogt.]
[27: Pierre-Simon Ballanche, membre de l'Académie française et de
l'Académie de Lyon, né dans cette dernière ville, le 4 août 1770, mort à
Paris le 12 juin 1847.
Philosophe profond et philosophe chrétien, Ballanche est en même temps
un des prosateurs les plus éminents et les plus classiques de ce siècle.
Son âme angélique, sa rêveuse imagination, la candeur et la vivacité de
ses enthousiasmes ne le rendaient pas propre à l'action; aussi ne se
mêla-t-il point aux événements du temps, bien qu'il fût lié d'intime
amitié avec la plupart des hommes qui, sous la Restauration, eurent part
aux affaires publiques.
Il fut un des plus constants amis de M. de Chateaubriand, qu'il avait
connu en 1803, et il avait donné, avec son père, imprimeur à Lyon, la 2e
et la 3e édition du _Génie du Christianisme_.
M. Ballanche avait publié, en 1800, un volume qui est devenu extrêmement
rare et qu'il n'a point réimprimé dans ses oeuvres complètes: _Du
Sentiment considéré dans ses rapports avec la littérature et les arts_.
Ce livre, incomplet, sans doute, renferme pourtant des beautés du
premier ordre, et fut comme le précurseur de l'ouvrage éclatant qui
marqua la renaissance chrétienne en France.
On a de M. Ballanche:
_Fragments_, 1808, recueillis en 1 v. en 1819;
_Antigone_, 1814;
_Essai sur les Institutions sociales_, 1818;
_Le Vieillard et le Jeune Homme_, 1819;
_L'Homme sans nom_, 1830;
_Palingénésie sociale_, 1830;
_Orphée_, même année;
_Vision d'Hébal_, 1834;
_Formule générale de l'Histoire romaine_, ouvrage dont quelques extraits
seulement ont paru dans la _Revue de Paris_.]
[28: Mme Mathieu de Montmorency.]
[29: Une réduction du buste de Mme Récamier, par Chinard.]
[30: Les _Vases peints_ de la collection de Sir J. Coghill ont été
publiés par J. Milingen en 1817.]
[31: On lui offrait de grands avantages pécuniaires qu'il refusa, ainsi
que la mission secrète.]
[32: Mme de Staël.]
[33: Curé de Clichy.]
[34: De l'Académie française, auteur d'un poëme de Philippe-Auguste.]
[35: De l'Académie française, auteur d'une traduction du Tasse.]
[36: M. de Chateaubriand.]
[37: Le prince de Polignac.]
[38: Monsieur le comte d'Artois.]
[39: L'Infirmerie de Marie-Thérèse, qu'elle avait fondée.]
[40: Ambassadeur de Russie à Berlin, que Mme Récamier avait connu en
1818, à Aix-la-Chapelle, lors du congrès.]
[41: Hyacinthe Pilorge, son secrétaire, dont le dévouement était
absolu.]
[42: M. Lemoine était un ancien secrétaire de M. de Montmorin, légué par
Mme de Beaumont à M. de Chateaubriand, et qui chaque soir venait passer
quelques heures avec M. et Mme de Chateaubriand. Leur affection pour lui
ne se démentit pas jusqu'à sa mort.]
[43: Il s'agit de l'acquittement du colonel Fabvier.]
[44: Avec le ministère.]
[45: Conspiration des carbonari piémontais, en février 1821.]
[46: Ministre des affaires étrangères.]
[47: Louis de Fontanes était né à Niort, le 6 mars 1757, d'une famille
protestante ruinée par la révocation de l'édit de Nantes. Sa mère était
catholique et avait élevé ses enfants dans sa religion.
Par ses opinions toutes monarchiques, par les qualités de son esprit que
distinguaient et le bon sens et un goût exquis, M. de Fontanes, poëte
d'un ordre élevé et prosateur élégant, appartenait au parti qui, au
sortir de la révolution, s'efforça de relever en France les saines
traditions sociales et littéraires. Condamné à la déportation au 18
fructidor, il chercha un asile en Angleterre où il retrouva M. de
Chateaubriand émigré; ils s'étaient connus précédemment à Paris, en
1790.
Rentré en France, M. de Fontanes fut chargé par Bonaparte, premier
consul, de l'éloge de Washington que le jeune et illustre général voulut
faire prononcer dans le temple de Mars (chapelle des Invalides), le 20
pluviôse an VIII, février 1800. Cette fantaisie libérale du héros qui
devait si peu imiter Washington fut l'origine de la fortune politique de
M. de Fontanes.
L'amitié de M. de Fontanes et de M. de Chateaubriand formée dans l'exil
ne se démentit et ne se refroidit pas un seul jour, quelle que fût leur
diverse fortune. M. de Fontanes avait le premier deviné le génie de son
ami. Sa muse pleine d'un dévouement étonné, c'est M. de Chateaubriand
qui l'a dit, le dirigea dans les voies nouvelles où il s'était
précipité.
Au moment où M. de Chateaubriand, nommé ambassadeur à Berlin, partait
pour son poste, après avoir formé avec le duc de Richelieu le premier
ministère royaliste où étaient entrés MM. de Villèle et de Corbière, il
avait voulu faire rétablir, pour M. de Fontanes, la grande maîtrise de
l'Université: la chose ne s'était pas arrangée à cause des combinaisons
politiques qu'il avait fallu satisfaire, et M. de Fontanes lui écrivait
ce dernier billet:
«Je vous le répète, je n'ai rien espéré, ni rien désiré. Ainsi, je
n'éprouve aucun désappointement, mais je n'en suis pas moins sensible
aux témoignages de votre amitié; ils me rendent plus heureux que toutes
les places du monde.»
M. de Fontanes mourut le 17 mars 1821. Il a été remplacé à l'Académie
française par M. Villemain.]
[48: Le prince de Polignac.]
[49: Il s'agit très-probablement ici de la duchesse de Cumberland. V.
les _Mémoires d'Outre-Tombe_, t. VII, p. 321.]
[50: Benjamin Constant.]
[51: Le marquis de Catellan.]
[52: De Suède.]
[53: Mlle de Villeneufre, plus tard Mme Clary.]
[54: Sirejean.]
[55: Le duc de Blacas, ambassadeur de France à Rome, donna sa démission
et fut remplacé dans ce poste par Adrien de Montmorency, duc de Laval.]
[56: La mort de lord Castlereagh, marquis de Londonderry, ministre des
affaires étrangères d'Angleterre qui, le 12 août 1822, se coupa la gorge
dans un accès de fièvre chaude. Voici le récit que le journal
ministériel du temps, _the Courier_, donnait de ce funeste événement:
«Les fatigues extraordinaires de la dernière session du parlement et les
négociations importantes avec les différentes cours de l'Europe
occupaient tellement le temps de lord Londonderry, que ses amis
remarquaient avec une vive inquiétude que son esprit n'avait aucun
intervalle de repos, et que l'effet d'une tension aussi continuelle
commençait à opérer sur ses facultés morales et physiques. Vers la fin
de la session, et alors que les occupations vinrent à diminuer, son
esprit, qui avait été maintenu en haleine par le travail même, laissa
apercevoir des symptômes de cette lassitude qui suit toujours les
efforts trop prolongés. On désira pour lui un changement de scène et
d'occupations, et il fut décidé qu'il représenterait l'Angleterre au
congrès de Vérone; son départ avait même été fixé à la fin de la
semaine. Lord Castlereagh espérait lui-même que le voyage lui
procurerait de la distraction et quelque soulagement.
«Vendredi dernier, 9 août, en prenant congé de S. M., un tremblement
nerveux et une extrême anxiété répandue sur la personne du noble lord
frappèrent les yeux de tous ceux qui l'entouraient. Le docteur Bankhead,
appelé le soir, trouva le marquis dans un état qui exigeait des soins;
il y avait beaucoup de fièvre et la tête ne paraissait pas libre; il
ordonna l'application de ventouses. Cependant lord Londonderry partit le
même soir, accompagné de sa femme, pour sa maison de campagne de
North-Cray. Le médecin alla le voir le samedi, et le trouva mieux,
quoique obligé de garder le lit. Le dimanche, il paraît que les
symptômes furent plus apparents, et que l'aliénation mentale, dont il
avait été atteint par moments depuis le vendredi, devint plus
caractérisée. On présume cependant qu'il se trouva mieux le soir, car il
dormit dans sa chambre à coucher sans qu'on eût pris d'autres
précautions que d'enlever ses pistolets, ses rasoirs et tous les
instruments avec lesquels il aurait pu chercher à attenter à sa vie. Le
médecin s'était retiré tard et reposait dans la chambre voisine. La nuit
paraît avoir été calme. Vers sept heures du matin, un domestique appela
M. Bankhead, et lui dit que le marquis désirait le voir. Le médecin se
rendit aussitôt dans le cabinet de toilette où il trouva le marquis
debout, en robe de chambre; il dit quelques mots, et au bout d'une
seconde, tomba dans les bras de M. Bankhead. On s'aperçut alors qu'il
s'était ouvert l'artère carotide avec un petit couteau. Cet instrument
se trouvait dans un porte-lettre qui avait échappé aux recherches des
domestiques.
«Le marquis de Londonderry était né le 18 juin 1769.»]
[57: Premier secrétaire de l'ambassade de France à Londres.]
[58: Celles de lord Castlereagh.]
[59: Probablement: _de M. de Villèle_. Il y a des mots oubliés dans
l'original.]
[60: Les plénipotentiaires désignés par la France pour assister au
congrès de Vérone étaient le vicomte Mathieu de Montmorency, ministre
des affaires étrangères, le vicomte de Chateaubriand, le comte de La
Ferronnays et le duc de Caraman, ambassadeurs de S. M. à Londres, à
Saint-Pétersbourg et à Vienne.]
[61: L'empereur Alexandre.]
[62: Mme Récamier était avec sa nièce et M. Ballanche à la
Vallée-aux-Loups.]
[63: Premier secrétaire de l'ambassade de France à Berlin.]