(23 août 1797).
_Au directoire exécutif._
Je n'ai que six mille hommes de grosse cavalerie, le général Kellermann
en a trois cents à Lyon qui y sont très-inutiles, et cela me
compléterait tout le cinquième régiment de cavalerie; il est
indispensable que vous me l'envoyiez à l'armée.
Le neuvième de dragons a aussi 300 hommes à Lyon, et le dix-huitième de
dragons, 409 hommes à Marseille et à Bordeaux.
Il serait bien utile que vous donnassiez les ordres pour que ces
détachemens rentrassent. L'armée d'Italie est très-faible en cavalerie.
L'arrivée, d'ailleurs, de ces détachemens fera un très-bon effet dans
l'esprit de l'empereur, qui a redoublé d'activité pour armer et se
mettre en défense.
Si la campagne s'ouvre, il me faudrait un peu de cavalerie.