(12 août 1797).
_Au citoyen Miot._
On ne peut voir qu'avec horreur, citoyen ministre, les excès auxquels se
porte la cour de Turin: quoique je lui aie fait dire par M. Bossi que je
m'opposerais à l'armement des paysans, elle arme de tous côtés, et déjà
les assassinats commencent.
Je vous prie donc de présenter sur-le-champ une note, pour qu'elle ait à
désarmer sans délai les paysans, et à ramener la tranquillité dans ses
états.
Les paysans qu'elle a armés en masse du côté d'Alexandrie ont déjà
assassiné plusieurs Français: vous voyez combien il est urgent de faire
finir cela le plus tôt possible.