Au quartier-général à Milan, le 20 thermidor an 5

(7 août 1797).

_A son altesse royale le duc de Parme._

On cherche à donner des inquiétudes à V.A.R., on suppose des sujets de

brouillerie entre elle et la république française.

Je me fais un devoir d'assurer V.A.R. que le directoire exécutif de la

république française, n'ayant qu'à se louer de la conduite de V.A.R.

pendant toute la guerre d'Italie, saisira toutes les occasions de

témoigner à V.A.R. les sentimens qu'il doit à ses bons procédés: en mon

particulier, ayant été le témoin de l'accueil et des bons soins que

S.A.R. a toujours eus pour nos frères d'armes, je serai toujours flatté

de pouvoir faire quelque chose qui lui soit agréable. A ce sentiment de

reconnaissance doit se joindre un sentiment d'estime: j'ai vu les états

de V.A.R., et je me suis dit qu'il faudrait que les princes de l'Europe

apprissent en Toscane à conserver leurs trônes, en les fondant sur la

modération et la félicité de leurs peuples.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 867 / 899 题