Au quartier-général à Milan, le 9 thermidor an 5 (27 juillet 1797).
_À M. le cardinal légat de Bologne._
J'ai reçu dans le temps, monsieur le cardinal, la lettre que vous
vous êtes donné la peine de m'écrire. Je n'ai pas ajouté foi, un seul
instant, aux bruits qui peuvent vous être désavantageux. Je connais trop
bien le véritable esprit religieux qui vous anime, pour penser que vous
employiez voire influence autrement que pour la tranquillité et l'ordre
public. J'apprends avec beaucoup de peine, monsieur le cardinal, les
chagrins domestiques qui troublent, dans ce moment-ci, votre repos: si
je puis contribuer en quelque chose à votre tranquillité et à votre
satisfaction, je vous prie de m'en faire part, et de croire aux
sentimens d'estime et de considération, etc., etc.