BONAPARTE.

Au quartier-général à Milan, le 9 thermidor an 5 (27 juillet 1797).

_À M. le cardinal légat de Bologne._

J'ai reçu dans le temps, monsieur le cardinal, la lettre que vous

vous êtes donné la peine de m'écrire. Je n'ai pas ajouté foi, un seul

instant, aux bruits qui peuvent vous être désavantageux. Je connais trop

bien le véritable esprit religieux qui vous anime, pour penser que vous

employiez voire influence autrement que pour la tranquillité et l'ordre

public. J'apprends avec beaucoup de peine, monsieur le cardinal, les

chagrins domestiques qui troublent, dans ce moment-ci, votre repos: si

je puis contribuer en quelque chose à votre tranquillité et à votre

satisfaction, je vous prie de m'en faire part, et de croire aux

sentimens d'estime et de considération, etc., etc.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 851 / 899 题