(11 juillet 1797).
_A son altesse royale le duc de Parme._
Depuis que la république française a conclu la paix avec votre A. R.,
j'ai saisi tontes les occasions qui se sont offertes pour prouver
à votre A. R. le désir que j'ai de lui être utile. J'ai donc été
très-surpris de voir dans une note qu'a remise M. d'El Campo au
directoire exécutif de la république française, des plaintes que votre
A. R. porte sur je ne sais quel projet extravagant dont elle pense que
le directoire exécutif de la république française est occupé.
Il paraît, par la note de M. d'El Campo, que c'est M. le comte de Paliti
qui a imaginé, probablement pour se faire valoir, ce beau projet. Je
prie donc votre A. R de vouloir bien rappeler M. le comte de Paliti, ne
voulant pas avoir auprès de moi un intrigant qui fait mauvais usage de
la confiance que vous avez en lui.
Je vous prie, au reste, de croire aux sentimens d'estime et à la
considération distinguée, avec laquelle, etc.