(4 juillet 1796).
_Au citoyen Canclaux, ministre de la république à Naples_
J'ai reçu, citoyen général, les deux lettres que vous m'avez écrites.
Je vous remercie de ce que vous avez bien voulu vous donner la peine de
remplir la commission qui m'intéressait.
On assure que le roi de Naples arme toujours, qu'il y a beaucoup
d'alarmes à Naples sur le projet qu'on nous suppose avoir d'envahir ce
pays: cela me paraît si extravagant, que je ne puis croire que cette
crainte affecte la cour. Je vous prie de me faire connaître de quelle
nature sont les armemens que fait la cour de Naples, l'emploi et le
nombre des troupes que le roi de Naples a aujourd'hui sur pied.