(3 juillet 1797).
_A l'administration municipale de Marseille._
J'ai reçu, citoyens, votre lettre du 4 prairial. Votre ville, si
intéressante par l'étendue de son commerce, a besoin de la tranquillité,
de la confiance et d'un bon gouvernement. Je me flatte que bientôt elle
reprendra le même lustre qu'elle avait dans le temps passé. L'armée
d'Italie, qui a contribué, en quelque chose, à donner de la
considération à la république française en Italie, se trouve par là même
avoir rendu à la ville de Marseille un service tout particulier. J'ai
lu avec intérêt et avec un sentiment de gratitude les choses flatteuses
pour l'armée d'Italie contenues dans l'arrêté que vous m'avez envoyé.
La vraie récompense des armées ne consiste-t-elle pas dans l'opinion de
leurs concitoyens? Croyez, je vous prie, aux sentimens d'estime, etc.